Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 09:30

La communauté que l'on appelle communément les Tsiganes ou Tziganes a vécu depuis son départ, voici plus de mille cinq cents ans du nord de l’Inde, un exode forcé qui a mené ses pas dans plusieurs régions du monde. Cette histoire faite de joies et de peines a enrichi sa culture originelle. Sa langue, le Romani  exprime des idées vagues et poétiques sans réel rapport avec  la réalité.  Seuls, les récits oraux ont permis la transmission de son histoire où des faits réels se mêlent  à  l’imaginaire.

En 2015, dans un but éducatif en direction des plus jeunes,  j'avais sélectionné des contes et légendes Tsiganes pour les adapter pour un jeune public. Pour enrichir ce livre, j'avais également écrit une série de nouvelles retraçant le quotidien des Tsiganes d’hier et d’aujourd’hui. 

Ces « Contes, Légendes et Chroniques Tsiganes » permettent difficilement de distinguer le vrai du faux. Il  s’agit d’un florilège d’histoires dans lesquelles le tragique alterne avec le comique, rendant compte de voyages, d’aventures rocambolesques et de poésie.

Ce petit livre ludique écrit pour un public d'enfants à partir de 9 ans a également été adapté au théâtre pour enfants  en 2017.

 

Olivier Blochet

Le 24 avril 2021

 

 

"Contes, Légendes et Chroniques Tsiganes"  d'Olivier Blochet - Éditions La  Comoé - commande en adressant un chèque de 14,50 euros (frais de port offerts pour la France métropolitaine) à Olivier Blochet, 8 rue Principale 79290 Brion près Thouet

"Contes, Légendes et Chroniques Tsiganes" d'Olivier Blochet - Éditions La Comoé - commande en adressant un chèque de 14,50 euros (frais de port offerts pour la France métropolitaine) à Olivier Blochet, 8 rue Principale 79290 Brion près Thouet

Partager cet article
Repost0
11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 13:00
Jules Ferry

Jules Ferry

 

La scolarisation des enfants de 3 ans et jusqu’à l’âge de 16  ans est non seulement un droit, mais il s’agit une obligation garantie par la Convention internationale des droits de l’enfant et le code de l’éducation (article L. 131-1).

Mais, l’état des lieux hors pandémie n’est pas glorieux pour la France puisque la défenseure des enfants estime qu’il reste aujourd’hui 100 000 enfants à scolariser, des jeunes qui se voient illégalement refuser une inscription scolaire.

Depuis plus d’un an, celle-ci réclame qu’une mission d’information interministérielle soit lancée pour avoir des chiffres précis. Une demande également portée par le collectif «École pour tous».

Quel est le bilan à ce jour ?

Le chiffre de 100 000 enfants non scolarisés actuellement pour des raisons illégales fait tache alors que jusqu’à ces derniers jours, le gouvernement répétait, chaque jour ou presque, l’importance et  la fierté de garder les écoles ouvertes ouvertes malgré la pandémie, avant de les fermer une semaine avant le début des vacances scolaires de printemps.

La réalité de ce chiffre ne tient pas uniquement à la pandémie de Covid 19. Malheureusement, en raison de dysfonctionnements institutionnels, le problème est antérieur à la pandémie et il doit être absolument soit résolu après la fin de celle-ci.

Aujourd’hui, en France, certaines mairies refusent l’inscription scolaire à des enfants pour des raisons illégales. La médiatisation, relative, de l’attitude de la mairie d’Antony (94) ayant refusé à une jeune fille son inscription au motif qu’elle habitait avec sa mère dans un bidonville n’est qu’un exemple de la dérive récurrente de certains maires. D’autres refusent l’inscription d’enfants du voyage - appelés ainsi parce que leurs parents ont un mode de vie itinérant - pour simplement quelques jours, au motif que cela ne servirait à rien de les intégrer dans une classe ! Le temps que les enseignants aient saisi l’Inspection d’académie pour intégrer les enfants, ils sont déjà repartis. Rappelons qu’il n’existe pas d’enseignement réellement adapté aux dizaines de milliers d’enfants appartenant à la communauté dites des «gens du voyage», sinon les cours par correspondance.

Naïvement, nous aurions u penser qu’après l’adoption de l’article 16 de la « loi pour une école de la confiance » visant à simplifier l’inscription scolaire, les choses allaient changer. Mais non, il a fallu la pugnacité du Collectif « École pour tous » et la publication d’une tribune dans Libération pour que son décret d’application soit publié le 20 juin 2020, imposant enfin aux maires d’inscrire à l’école les enfants, quelles que soient leurs communautés d'appartenance ou leurs origines.

Le Premier ministre a promis de nommer une commission consultative. Espérons que les associations seront étroitement associées à ses travaux. Pour l’instant, le décret de nomination de cette mission n’est toujours pas signé par le Premier ministre !

Vous avez dit dysfonctionnement ?

 

 

Olivier BLOCHET

Le 11 avril 2021

 

 

 

Partager cet article
Repost0
9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 15:35
Édition 20-15 - 9,80 euros - ISBN : 978249021703878

Édition 20-15 - 9,80 euros - ISBN : 978249021703878

Stéphane Maillot est un artiste et humoriste aux multiples facettes.

Après une riche carrière de musicien professionnel, puis d’auteur-compositeur-interprète, il s’est produit régulièrement sur scène dans des spectacles musicaux humoristiques avant de s’atteler parallèlement à une carrière d’auteur dans laquelle il sublime l’humour absurde, l’humour noir, et sans modération, l’impertinence, voire la provocation au point que je le soupçonne d'être capable d'ouvrir une charcuterie à Téhéran.

Il fallait bien s’attendre à ce que Stéphane Maillot s’attaque sans scrupule à la religion, ou plutôt aux religions, sans retenue, avec une interprétation personnelle délirante des dogmes.

Et comme pour ses livres précédents, Stéphane Maillot fait mouche d’une plume acérée pour délivrer un message absurde, faisant fi des interdits avec une dose d’humour ponctuée de jeux de mots, de contrepèteries et de quelques vérités pour ébranler les certitudes des uns et la réflexion des autres « … et réciproquement !».

Adepte de la liberté d’expression, aucun sujet n’arrête Stéphane Maillot, ni les questions sociales liées aux religions,  ni le diable, ni les martyrs-kamikazes,  ni les grandes interrogations sur la virginité de la vierge Marie.

Stéphane mouille le maillot : il fait les questions et les réponses avec la volonté de faire avancer le débat afin qu’après la lecture de ce livre indispensable, ses lecteurs puissent briller en société en dissertant sur la religion.

Une lecture jubilatoire !

 

Olivier BLOCHET

Le 9 avril 2021

 

Les livres de Stéphane Maillot aux Éditions 20-15 sont disponibles en librairies et dans sa boutique en ligne accessible à l’adresse : https// www. Stephanemaillot.fr/livres

- Humour noir et balles à blanc  - volume 1 (2015)

- Contes et histoires pour un sommeil vertical (2015)

- Jongleries verbales (2016)

- La princesse et le ménestrel (2016)

- Ce qu’il convient absolument de (ne pas) savoir sur la musique pour briller en société (2016)

- Humour noir et balles à blanc  - volume 2 (2017)

- Subcinctus absurdom (2017)

- Humour noir à boulets rouges (2018)

- Ce qu’il convient absolument de (ne pas) savoir sur nos amis les bêtes pour briller en société (2019)

- Humour noir : le 4e volet de la trilogie (2019)

- L’humour noir de Gilles et John (2019)

- Les 10 + 1 commandements (2020)

- La tête dans le Q (2020)

 

Stéphane Maillot

Stéphane Maillot

Partager cet article
Repost0
5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 00:05

Chères amies lectrices et chers amis lecteurs,

J'ai le plaisir de vous annoncer la parution, aux Éditions La Comoé, de mon nouveau livre, un roman de politique-fiction mêlant une aventure humaine teintée d'érotisme et une réflexion sur l'évolution de la société moderne.

 

Horizons

 

HORIZONS - LE NOUVEAU ROMAN D'OLIVIER BLOCHET

Horizons

Editions La Comoé - avril 2021 - 124 pages

ISBN 978-2-95757-770-5

13,80 euros

En librairies, sur Rakuten ou au moyen du bon de commande et bien entendu sur les Salons du livre.

 

 

Olivier Blochet

Le 05 avril 2021

HORIZONS - LE NOUVEAU ROMAN D'OLIVIER BLOCHET
Partager cet article
Repost0
30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 16:35
Olivier Blochet

Olivier Blochet

164 pages - 14,50 euros (réédition 2017)

164 pages - 14,50 euros (réédition 2017)

150 pages - 14,50 euros (2015)

150 pages - 14,50 euros (2015)

240 pages - 15,90 euros (2016)

240 pages - 15,90 euros (2016)

272 pages - 14,90 euros (2017)

272 pages - 14,90 euros (2017)

180 pages - 14,90 euros (2018)

180 pages - 14,90 euros (2018)

110 pages - 9,50 euros (2018)
110 pages - 9,50 euros (2018)

110 pages - 9,50 euros (2018)

238 pages - 14,90 euros (2019)
238 pages - 14,90 euros (2019)

238 pages - 14,90 euros (2019)

90 pages - 7,80 euros
90 pages - 7,80 euros

90 pages - 7,80 euros

90 pages - 9,20 euros (2019)

90 pages - 9,20 euros (2019)

210 pages - 14,90 euros (2020)

210 pages - 14,90 euros (2020)

72 pages - 9,50 euros (2021)

72 pages - 9,50 euros (2021)

124 pages - 13,80 euros (2021)

124 pages - 13,80 euros (2021)

LE CATALOGUE DES LIVRES D'OLIVIER BLOCHET
Partager cet article
Repost0
25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 06:30
Pépé le Putois (droits réservés)

Pépé le Putois (droits réservés)

 

CHRONIQUE NOIRE N° 54

 

Le polyptote de Jean Yanne qui donne son titre à cette chronique n’a rien perdu de sa pertinence.

L’ostracisation des personnes, de leur pensée ou de leurs œuvres est un phénomène qui s’accélère au point d’en devenir pathétique.

Après le changement du titre de «  LES DIX PETITS NÈGRES » d’Agatha Christie jugé raciste, et dans la même mouvance hygiéniste, le retrait de leurs bibliothèques par les écoles catalanes de « LA BELLE AU BOIS DORMANT » au motif qu’à la fin du conte, le baiser du prince à la belle endormie n’est pas consenti, ce fut plus récemment au tour du « LE CLUB DES CINQ ET LES GITANS » de devenir « LE CLUB DES CINQ PRIS AU PIÈGE ». Et là, autant vous dire qu’Alain Delon se mit à serrer les fesses, lui qui tourna « LE GITAN » en 1975.

Et comme disait un philosophe qui s’ignorait: « Il n’y a pas de connerie qui poussée jusqu’à l’extrême ne finisse par donner de bons résultats ».

 Et oui, la connerie n’a pas de limite puisque dernièrement, ce fut au tour de « PÉPÉ LE PUTOIS », un personnage crée en 1945, d'être accusé de perpétuer "la culture du viol".

À ce rythme-là, attendons-nous à un déferlement du même acabit :

Censure de « PICSOU », redoutable capitaliste faisant travailler sa famille, dont les innocents Fifi, Riri et Loulou, 3 mineurs contraints de couper aux ciseaux la pelouse de son immense propriété, sans fiches de payes (je n’ose pas écrire un travail au noir, ah mince c’est fait); interdiction en série du GRAND MÉCHANT LOUP qui mange mère-grand (Greta Thunberg va sans doute prétendre que mamie n’était pas bio) ; du « PETIT POUCET », que les parents ont abandonné dans la forêt sans que les voisins ne les dénoncent ; de cette pauvre « BLANCHE NEIGE » contrainte de vivre, de faire la cuisine et le ménage à sept horribles machos (alors que la norme chez certains, ce serait plutôt cinq femmes pour un homme), alors même que les Femen n’ont pas manifesté pour elle.

Puis, ce sera au tour du capitaine HADDOCK, un vieil alcoolique, violent qui donne une image déplorable des marins, d’ALICE tellement camée qu’elle se croit en permanence aux pays des merveilles, de la clique des délinquants de la route, j’ai nommé COYOTTE, BIP BIP, SPEEDY GONZALEZ, auxquels nous pouvons ajouter SATANAS ET DIABOLO qui ont donné des ailes au Baron noir et à ses émules, de CASIMIR, adepte de la mal bouffe et de l’obésité (à mince revoilà Greta, et pas loin derrière Benjamin Castaldi) et des obsédés sexuels que sont TITEUF et le LOUP de Tex Avery. Et bien sûr de « TINTIN » que certains prétendent zoophile.

La liste sera longue et la faute à qui, je vous le demande ?

Et bien aux auteurs, qui écrivent n’importe quoi pourvu que ce soit raciste ou déviant.

Enfin, je précise, surtout selon la culture de la dénonciation qui nous vient des États-Unis ( cansel culture ou Call-out), une mouvance qui se caractérise par le refus, par une minorité surfant sur de pseudo bons sentiments, de la libre circulation des idées au point d’engendrer des excès qui entravent progressivement la liberté d’expression.

La plus récente manifestation de cette mouvance porte sur la chanson « CHAUD CACAO » qui vient d’être jugée raciste !

De là à ce qu’Annie Cordy soit également qualifiée d’homophobe pour avoir chanté « TATA YOYO », et de germanophobe pour « FRIDA OUM PAPA », il n’y a qu’un pas.

Allez, même s’ils n’en ont pas besoin, je vais les orienter vers d’autres combats contre des auteurs. Commençons par le suprématiste blanc Michel Delpech avec « WHITE IS WHITE », Johnny avec son « NOIR C’EST NOIR » et Jacques Dutronc qui s’en prenait aux Chinois.

D’ailleurs avez-vous remarqué (décidément il faut que je fasse tout), que le monde du roman policier est raciste ? Gaston Leroux, Michel Lebrun,  Maurice Leblanc, aucun Lenoir.

Seule consolation, Arsène Lupin, le héros récurrent de Maurice Leblanc, a été porté à l’écran avec Omar Sy.

Dire que faire jouer un voleur par un noir soit judicieux, c’est une autre histoire !

 

Olivier BLOCHET

Le 25 mars 2021

 

Texte protégé, n’en déplaise aux mauvais coucheurs qui se sentiraient visés, par tout l’arsenal juridique qui protège la liberté d’expression et le droit à la caricature.

 

© Olivier Blochet – 25 mars 2021

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 18:10
Rachid Taha (photographie source Inrocks)

Rachid Taha (photographie source Inrocks)

Le chanteur Rachid Taha est né le 18 septembre 1958 à Saint-Denis-du Sig (devenu Sig), près d’Oran en Algérie.

En 1968, sa famille s’installe en Alsace, puis dans les Vosges. Élève dissipé, ses parents l’inscrivent dans un lycée catholique à Bruyère. Pour tromper son ennui, il écoute les chansons d’Oum Kalthoum, un moyen d’apprendre à écrire l’arabe et de parler l’arabe littéraire.

Après des études de comptabilité, il travaille à l’usine Thermix de Rillieux-La Pape. Il y rencontre les frères Hamed et Moktar Amini avec lesquels il forme le groupe  Carte de Séjour » qui sera rejoint en 1982 par le batteur Jérôme Savy. La même année, il ouvre une boîte de nuit « Au Refoulé » dans le quartier de La Croix-Rousse à Lyon. Incarnant la jeune génération des années 1980, le groupe participa notamment à la fameuse marche pour l’égalité et contre le racisme en 1983 organisée par divers mouvements antiracistes avant d’être étouffés par François Mitterrand par l’intermédiaire de la création SOS-Racisme.

Un premier album sort en 1984 intitulé « Rhorhomanie » prônant l’intégration et la tolérance des immigrés.

Mais, c'est en 1986 que la reprise de "Douce France", une chanson de Charles Trenet, que Carte de Séjour prend son envol commercial avec une version insolite avec oud, darbouka et congas. Carte de Séjour alla jusqu'à distribuer ce single aux députés à l'Assemblée nationale. Cette chanson fut aussi celle des meeting de la campagne présidentielle de Grançois Mitterrand en 1988. En 1989, le groupe se dissout et Rachid Taha entame une carrière solo avec la sortie en 1991 de son premier album : "Barbès".

Rachid Taha a toujours revendiqué une filiation musicale avec Cheikha Remitti dont il a repris dans ses albums des rythmes et des mélodies.

En 1998, il participe avec Khaled et Faudel  à "Un, deux, trois soleils, un album comprenant plusieurs titres qui deviendront des tubes comme "Ya Rayah", un hymne des immigrés algériens composé par l'idole du Chaâbi, Dahmane El-Harrachi (1925-1980). Lors de la réédition de cet album en 1999, le trio ajoutera deux titres supplémentaires, dont "Comme d'habitude" de Claude François.

En 2001, Rachid Taha reçoit sa première victoire de la musique.

En 2004, l'album "Tékitoi" est un succès, non seulement en France, mais également aux États-Unis grâce à la reprise de "Rock the Casbah" du groupe punk britannique The Clash.

En 2006, il confie au PARISIEN qu'il a enfin demandé la nationalité française. "Je n'avais pas fait la demande avant, par négligence. Autour de moi, tout monde l'a", expliquait-il.

En 2008, il interprète le rôle principal dans le court-métrage « Là où je pense » produit par Canal +, puis il publie son autobiographie : « Rock la Casbah » dans laquelle il intitule l’un des chapitres : "Algérien pour toujours, et français tous les jours". Toutefois, il y affirme n’avoir jamais demandé la nationalité française en mémoire de son oncle tué par les militaires français pendant la guerre d’Algérie. Plus tard, il dira ne pas vouloir de la nationalité française en expliquant sur le site Babal Med : « Non, c'est un snobisme de ma part. Quand je vois les gens qui ont la nationalité, mais restent des citoyens de seconde zone, je me dis, à quoi bon ? ».

Plus tard il avouera aux INROCKS que pourtant que cela aurait plus simple pour lui de devenir français : « Si je demande la nationalité française, ce sera aussi par amour, pour ne pas décevoir ma compagne quand elle me dit « Si on partait au Brésil demain »... « Moi, je ne peux pas partir au Brésil demain, j'ai besoin d'un visa ».

En 2013, il sort son neuvième album solo "Zoom", avec lequel il électrise Le Trianon à coups de sons traditionnels  et de métissages punk et jamaïcains, avant de faire une nouvelle tournée mondiale.

En 2015, il commence à écrire, en collaboration avec Kenzy Bourras, des musiques de films français et la même année il reçoit un trophée lors des « Victoires de la Musique » pour l’ensemble de sa carrière.

Mais derrière cette vie semée de succès musicaux de succès, Rachid Taha vit l’enfer. Il souffre d’une maladie génétique diagnostiqué en 1987, après qu’il ait  perdu de la force dans sa main droite.  Dans un entretien accordé à El Watan, le chanteur avait souhaité alerter et sensibiliser les gens quant à la maladie d'Arnold-Chiari, une malformation congénitale du cervelet. Il expliquait alors : "J'en ai marre que les gens me prennent pour quelqu'un de 'bourré' sur scène. Alors que ce sont les symptômes de la maladie d'Arnold Chiari. Je titube, car je perds l'équilibre. Je vacille. Cela génère un dérèglement dans le corps. (...) L'incontinence, un calvaire, la constipation et bien sûr le déséquilibre (...) C'est une maladie où l'on peut perdre la vue". Selon lui, ce syndrome venait de la consanguinité : "Mes grand-mères étaient sœurs. Elles portaient le même nomElles avaient le même père et la même mère. Et mon père s'est marié avec sa cousine. [...] Arrêtez de vous marier entre vous !"

Malgré cela Rachid Taha poursuit sa carrière.

Rachid Taha meurt dans son sommeil dans la nuit du 12 au 13 septembre 2018 aux Lilas (93), des suites d’une crise cardiaque alors qu’il s’apprêtait à sortir chez Believe un nouvel album, dont le premier morceau devait s’intituler « Je suis africain ».

Dès l’annonce de la triste nouvelle, les hommages ont afflué sur les réseaux sociaux, tous saluent la grande figure de la France Black-Blanc-Beur, du rock teinté de punk et du raï des années 1980.

 Il a été enterré au cimetière Sidi Bensiame à Sig lors d'une cérémonie "modeste et conviviale", selon les mots de sa femme Véronique, mais réunissant toutefois une foule immense d'admirateurs.

La discographie de Rachid Taha mérite d'être revisitée tant certains de ces titres sont dans la mémoire collective sans pourtant lui être toujours associés.

 

Olivier BLOCHET

Le 15 mars 2021

© Olivier Blochet – 15 mars 2021

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 15:22
AVÉ LES « CÉSAR », CEUX QUI VOUS REGARDENT SONT CONSTERNÉS !

 

CHRONIQUE NOIRE N° 53

 

Non, je ne jugerai pas les « César », ils sont déjà condamnés depuis bien longtemps.

Depuis leur création en  1975, cette cérémonie censée célébrer la « grandeur du 7e art », n’est ni plus ni moins qu’une remise de prix entre professionnels d'une profession qui ne se soucis pas de l’opinion du public, une séance de congratulations hypocrites, une fête du nombrilisme, et depuis quelques années la tribune de certains pour cracher leur venin.

La 46e cérémonie des « César » du 12 mars 2021 a passé un nouveau cap : celui de la vulgarité avec une Corine Masiero pathétique dans sa tenue d’Eve et l’intervention de Jean-Pascal Zadi, César 2021 du meilleur espoir masculin, évoquant l’affaire Adama Traoré pour lui rendre hommage.  Quel rapport entre le cinéma et une famille de délinquants ? Mystère et boule de gomme.

Bien entendu, tout cela sur fond de défense des intérêts d’une catégorie socioprofessionnelle privilégiée, sans un mot d’ailleurs pour les auteurs qui leur écrivent leurs rôles.

Oui, nous avons assisté en direct à un bel exemple de naufrage, sur fond de guerre idéologique, dans le cadre d’une foire immonde, indécente et  sans panache.

Je ne juge pas, je constate.

 

Olivier Blochet

Le 14 mars 2021

© Olivier Blochet – 14 mars 2021

Partager cet article
Repost0
14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 08:05
LA BRÈVE DU 14 MARS 2021 - Parution de LE RACISME DANS TOUS SES ÉTATS de Dieudonné ZÉLÉ

J'ai le plaisir de vous annoncer la parution du nouvel essai de Dieudonné ZÉLÉ qui s'intitule :

 

LE RACISME DANS TOUS SES ÉTATS

 

Éditions Le Lys Bleu - ISBN  97911037725790  -  13,60 euros

 

Olivier Blochet

Le 14 mars 2021

LA BRÈVE DU 14 MARS 2021 - Parution de LE RACISME DANS TOUS SES ÉTATS de Dieudonné ZÉLÉ
Partager cet article
Repost0
12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 17:00
source : Mirror

source : Mirror

L’affaire remonte à un an, la période nécessaire, semble t-il, pour parvenir à un accord. Que s’est –il donc passé pour que cette affaire remonte aujourd’hui à la surface ?

Il se trouve qu’au mois de février 2020, un lanceur d’alerte travaillant au sein de Pontins,  l’un des principaux exploitants de campings du Royaume-Uni  qui gère cinq campings en Angleterre et un au Pays de Galles, a divulgué auprès de Commission pour l'égalité et les droits de l'homme (EHRC) la un liste de vacanciers indésirables portant des noms de famille répandus dans la communauté des gens du voyage irlandais : les Irish Travellers.

Cette liste noire avait pour vocation d’écarter ces familles avec pour consigne aux employés de leur interdire toute réservation dans les campings du groupe au motif que ces clients étaient indésirables.

    
Alastair Pringle, directeur exécutif de l'EHRC, s’est exprimé : "Dire que de telles politiques sont dépassées est un euphémisme", avant d’ajouter que cette liste rappelait la sombre époque des années 1950 au Royaume-Uni lorsque certains propriétaires louaient des chambres en avertissant: "pas de Noirs, pas d'Irlandais". Il a également déclaré que : « Toute entreprise qui estime que cela est acceptable devrait y réfléchir avant de se retrouver attaquée en justice ».


Un porte-parole du gouvernement britannique a soutenu l'action de l'EHRC, jugeant : « totalement inacceptables » les faits reprochés à Pontins. "Personne au Royaume-Uni ne devrait être victime de discrimination en raison de sa race ou de son appartenance ethnique", a-t-il ajouté.

Fin janvier 2021, L'EHRC a déclaré avoir signé un « accord juridiquement contraignant » avec « Britannia Jinky Jersey Ltd », la société mère de « Pontins », obligeant l'entreprise à modifier son système de réservation et à embaucher des responsables chargés de la diversité. Un porte-parole de « Pontins » a indiqué que « Britania Jinky Jersey Limited » « a accepté de travailler avec la Commission pour l'EHRC pour améliorer la formation et les procédures de son personnel afin de promouvoir davantage l'égalité dans l'ensemble de ses activités".

Dans l’hypothèse ou Pontins n’appliquerait pas les changements requis, l’ensemble du groupe pourrait fait l’objet d’une enquête plus approfondie avec à la clef des poursuites judiciaires en vertu de la loi sur l'égalité. 
    
Rappelons que les gens du voyage irlandais forment une communauté nomade également présente hors d'Irlande, d'où ils tirent leur origine, en particulier au Royaume-Uni et aux États-Unis.

    
Olivier BLOCHET

Le 12 mars 2021

© Olivier Blochet – 12 mars 2021

 

 

 

 

La Route des Irish Travellers - Olivier Blochet - Éditions La Comoé - 9,50  euros  . Commande possible auprès de l'auteur en envoyant un chèque de 11 euros (frais de port compris) à Olivier Blochet 8 rue Principale - 79290 Brion près Thouet.

La Route des Irish Travellers - Olivier Blochet - Éditions La Comoé - 9,50 euros . Commande possible auprès de l'auteur en envoyant un chèque de 11 euros (frais de port compris) à Olivier Blochet 8 rue Principale - 79290 Brion près Thouet.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : LE BLOG DE OLIVIER BLOCHET
  • : Vous trouverez sur mon blog : mon actualité d'auteur avec mon programme de dédicaces et mes participations aux salons du livre, mes chroniques littéraires, mes chroniques noires, mes interviews d'auteurs, mes conseils de lectures, mes chroniques sur les Tsiganes, celles sur les musiciens de jazz.
  • Contact

Recherche

Pages

Liens