Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 07:20
Etienne Tritt

Etienne Tritt

Je présente aujourd’hui Etienne TRITT : Poète et Auteur

O.B : Bonjour Etienne Tritt, pouvez-vous vous présenter en quelques mots, quel est votre parcours, que faisiez-vous avant d’écrire ?

E.T : C’est délicat de parler de soi, un peu nombriliste… Je pense être un auteur atypique, un peu un OVNI dans le monde littéraire. J’ai 58 ans. J’ai eu l’opportunité de mettre mon métier de côté. Je suis un jeune retraité. Ce que j’ai quitté, je n’en parle pas. Mon travail fût à l’origine d’un violent dérèglement psychique, une décompression terrible. Alors je gomme ! (rires)

Atypique parce que je n’écris pas pour vivre, mais je vis pour écrire. Je touche à tout. Tout est bon pour respirer : poésie, soliloques, nouvelle, roman… J’ai eu le bonheur de rencontrer un éditeur (Le Petit Pavé) qui fait son boulot avec une déontologie digne de confiance. Nous avons cette relation de confiance qui nous anime. Je le rencontre souvent. Nous parlons de mon travail et du sien. Il ne fabrique pas des livres que pour les vendre : il publie des auteurs auxquels il donne une chance. Il fait un travail formidable. Pour lui, le livre n’est pas qu’une marchandise. Ça, c’est rare.

Il m’a fallu du temps pour le trouver, alors je le garde.

O.B : Depuis quand écrivez vous et quel(s) type(s) de livre(s) écrivez- vous ?

E.T : J’ai pris conscience très jeune qu’écrire serait l’exutoire pour beaucoup de dilemmes qui vivaient en moi, et qui survivent encore aujourd’hui à moindre échelle. Mon hypersensibilité qui campe sous ma peau, trouve dans les mots le secours dont elle a besoin. Attention, je ne tombe pas dans le pathologique pour autant ! Mais je trouve en écrivant un certain équilibre qui me sort toujours, à un moment ou un autre, de cet ordinaire qui me fait mal.

Mes premiers poèmes je les ai gribouillés à l’âge de 11 ans. Enfin, plus exactement, j’ai commencé à les garder à cet âge. Puis mon instituteur de CM2 m’a remarqué suite à une rédaction que j’avais écrite en vers. Passé l’étonnement, il m’a pris sous son aile et m’a encouragé. En 6ème, un professeur de français m’a conseillé des lectures, des auteurs… Et dans mon univers de solitude (j’étais très introverti), j’ai écrit et écrit encore… Je n’ai jamais lâché mon porte-plume (rires)

Alors j’écris de tout, mais surtout des livres comme j’aimerai en lire. (Si si). J’ai longtemps travaillé la poésie. J’adore les alexandrins, les sonnets. Plus les contraintes sont importantes, plus le défi me plait. Ensuite j’ai écrit un long roman. La publication par un éditeur d’internet a été un échec. Je ne me suis pas méfié de ces gens-là. Ce sont des marchands, et uniquement des marchands !

Quand j’ai rencontré les éditions du Petit Pavé, tout a changé. Ils ont publié « Diaphane » à compte d’éditeur. Pur bonheur !

Ont suivi une nouvelle, un recueil de soliloques, et dernièrement un roman.

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

E.T : « Un Américain à Bourgueil », nouvelle en 2008
« Femmes », recueil de soliloques en 2013
« Parfum de larmes », roman en 2016.

O.B : Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ?

E.T : « Parfum de larmes » est un roman qui me ressemble. Tout en demi-teinte. C’est une belle histoire d’amitié entre deux hommes effectuant leur service militaire. Une complicité totale. Mais il y a aussi, en fil rouge, une liaison amoureuse qui est malmenée. Le personnage principal se voit confronté à des questions existentielles tout en se laissant bercé par la liberté nouvelle qui l’anime. C’est le passage de l’ado vieillissant à l’homme naissant. Pas simple. Reste à le lire pour savoir si sa raison va l’emporter…

O.B : Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

E.T : Les relations hommes/femmes. Assurément, c’est mon fonds de commerce. Je suis fasciné par ces relations qui nous déchirent, nous enivrent, nous libèrent ou bien nous réduisent à l’allégeance amoureuse.

Comment peut évoluer la relation de deux êtres qui ne se connaissent pas d’emblée, mais qui sont attirés l’un par l’autre, une fois mis dans la même vie ? Fascinant ! La jalousie, la possession, l’usure du temps… Avec l’épée de Damoclès : rien n’est jamais acquis. Il suffit d’un autre, plus malin et plus gourmand. Alors…

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

E.T : Pour écrire, c’est assurément de lire beaucoup. Aller à la recherche des mots chez les autres pour varier les miens. S’ouvrir sur le travail des autres. Comprendre leur technique de structuration du scénario de leurs histoires. Me noyer dans les poèmes pour intégrer tout ce qui fait la beauté d’un texte court. Voilà, je crois que les gens m’ont conseillé de m’ouvrir aux autres pour m’enrichir en partageant.

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

E.T : Alors là aussi je suis atypique (rires) ! Je ne suis pas plus courageux que ça. Donc j’écris quand la nécessité se fait sentir. Quand j’étouffe. Le schéma général c’est que je prends des notes sans cesse, mais surtout j’écris en continu dans ma tête. Ce n’est pas évident pour mon entourage car je pars en vrille solo assez souvent. Mais c’est le soir, après le diner, que tout se concrétise. Dans mon bureau je peux enfin respirer jusqu’à une heure du matin… Quand mon récit prend corps sur le papier, tout est déjà quasiment abouti. Ficelé : scénario, lieux et personnages compris.

Une chose est sure, la poésie reste mon guide. Elle colle à ma plume. J’aime l’épaisseur des personnages, la couleur des décors, les odeurs. Bref tout ce qui donne un peu de vérité et d’authenticité à l’histoire.

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

E.T : Un roman (je commence à y prendre goût…). Je vais parler de ces femmes et de ces hommes qui travaillent la vigne, par amour du terroir et du métier. Je n’en dis pas plus pour le moment, mais c’est la ville de Bourgueil qui sera à l’honneur. Je suis tombé sous le charme de cette commune attachante. Je veux, quelque part, lui rendre hommage.

Mais j’ai déjà un ouvrage consacré à mes souvenirs d’enfance qui est dans l’attente d’édition. Pas un roman, pas un recueil de soliloques, pas une nouvelle… quelque chose d’inclassable juste pour être raccord avec mon esprit de découverte. C’est mon épouse qui est ma première lectrice et elle s’est attelée au délicat travail de relecture. Délicat mais nécessaire. Elle est mon partenaire incontournable.

O.B : Allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

E.T : Le samedi 8 octobre je serai présent au stand des éditions du Petit Pavé, au Mans pour la 25ème heure du livre. Le 18 décembre ce sera Noëlivre, une manifestation qui permet aux auteurs maison de se retrouver, ce sera à Mûrs-Erigné (Bistrot des Citoyens du Monde). Une occasion pour faire de beaux cadeaux ! Vous êtes tous conviés.

En 2017, ce sera Montaigu…

Je ne suis pas esclave des salons pour la simple raison que ma famille passe avant. Ce n’est pas toujours simple de retenir des dates.

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

E.T : Mes livres peuvent être achetés en ligne aux éditions directement : http://petitpave.fr/petit-pave-parfum-larmes-639.html

Mais je suis référencié à la FNAC et autres marchands de livre. La livraison est moins rapide, forcément.

Il faut pister les salons auxquels je participe… là, je les dédicace.

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

E.T : Être humble. Travailler et travailler encore, sans pour autant attendre un miracle. Se faire plaisir plutôt que chercher à réussir. Il y a bien trop d’appelés pour très peu d’élus. Ne pas trop rêver, surtout ne pas trop rêver.

O.B : Comment appréhendez-vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

E.T : L’argent et la marchandisation de l’art sont à deux doigts de nous perdre. Ma grande peur c’est l’obligation du support numérique et les piratages qui vont avec. C’est déjà assez dur comme ça pour être à l’équilibre, avec cette nouvelle technologie ce sera encore plus dur. Je suis pour l’édition alternative (L’autre livre). Une édition à visage humain.

O.B :Avez-vous des auteurs fétiches ?

E.T : Oh ! Oui ! Baudelaire et Rimbaud pour les poètes. Jean Giono, Bernard Clavel, Hervé Bazin, François Bossis, etc… La France est tellement riche de ses multiples talents !

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

E.T : Delphine De Vigan : « Rien ne s’oppose à la nuit ». J’aime beaucoup sa juste et belle sensibilité. Quelle jolie plume !

O.B : Merci beaucoup Etienne Tritt d’avoir participé à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaitre.

E.T : Merci à toi Olivier de m’avoir donné cette opportunité. Ce fut un réel plaisir.

Les liens d’Etienne Tritt :

http://etiennetritt.canalblog.com/ (mon actualité)

http://motsenloire.canalblog.com/ (ma page d’écriture publique)

Sans oublier ma page Facebook !

ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR

Partager cet article

Repost 0
Published by Olivier Blochet - dans interview d'écrivains
commenter cet article

commentaires

Olivier Blochet 04/10/2016 18:26

Il est des rencontres à ne pas louper. Amicalement.

Letienne 04/10/2016 18:09

Un énorme merci pour cet interview! A très bientôt pour d'autres aventures!
Amitiés.

Présentation

  • : LE BLOG DE OLIVIER BLOCHET
  • LE BLOG DE OLIVIER BLOCHET
  • : MES CHRONIQUES LITTERAIRES, MON ACTUALITE, MES CHRONIQUES SUR LES TSIGANES ET SUR LE JAZZ MANOUCHE, MES CHRONIQUES NOIRES.
  • Contact

Recherche

Liens