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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 23:05
L'ENSAUVAGEMENT OU LA LOI DU GROUPE

                                              

                                                                   CHRONIQUE NOIRE N° 46

 

La barbarie ordinaire à visage découvert n’est pas un leurre et n’en déplaise aux  phraseurs pour lesquels le terme d’ensauvagement déplaît, il s’agit bien d’une réalité que l’on ne peut pas glisser sous le tapis en détournant le regard.

 

Afin de nier la réalité ou d’en atténuer les effets, certains, et non des moindres, ont choisi de parler d’un simple sentiment d’insécurité de la population avant de tenter de noyer le poisson dans un stérile débat sémantique en prétendant que le concept d’ensauvagement appartient à l’extrême droite pour tenter de clore le débat.

 

Tout d’abord, le premier à avoir employé le terme de « sauvageons » en 1998, pour qualifier des délinquants et des mineurs récidivistes, fut Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, un homme de gauche assurément. Mais en réalité, la paternité de ce concept revient à la politologue Thérèse Delpech qui dans son essai «  l’Ensauvagement, le retour de la barbarie au XXIe siècle » utilisa ce terme en 2005. Ce n’est que plus récemment que ce mot est devenu un élément plus central de la réflexion du Rassemblement national (colloque à l’Assemblée nationale intitulé « De la délinquance à l’ensauvagement ? » en 2018).

 

Le vrai débat ne doit pas s’éterniser sur la sémantique, mais sur les chiffres de la délinquance. Ceux-ci ne cessent d’augmenter depuis des années, un passif dû tant à la droite qu’à la gauche dont le moins que l’on puisse dire qu’elles n’ont pas fait preuve de lucidité ni de courage  pour enrayer la dégénérescence de la société, en grande partie la conséquence d’une immigration incontrôlée dont la jeunesse n’aime pas la France et ses valeurs.

 

La droite reconnaît enfin le lien évident entre l’insécurité et l’immigration massive, un débat longtemps laissé à l’extrême droite. La surreprésentation de certaines communautés dans le tableau pénal n’est plus un tabou.

 

Ne pas endiguer rapidement ce phénomène de violence reviendrait à laisser s’imposer comme un mode de résolution normal des conflits entre communautés ( par exemple les affrontements entre Tchétchènes et Maghrébins au mois de juin à Dijon), entre bandes rivales sur fond de trafic de drogues, (les tirs de mortiers en plein jour le samedi 19 septembre 2020 dans le 19e arrondissement), les actes de violences envers les femmes pour une jupe trop courte au nom de préceptes religieux d’un autre âge.

 

Néanmoins, avec toute la bonne volonté du ministre de l’Intérieur et des forces de police, seule une politique pénale adaptée permettra d’apporter une réponse à la crainte légitime des citoyens victimes de la violence quotidienne. Nous ne pouvons pas nous satisfaire du règlement des conflits par la conclusion d’un « armistice » à la mosquée sous l’égide des religieux comme dans les affrontements de Dijon.

 

Pour le moment, Éric Dupont-Moretti, le Garde des Sceaux ne semble pas avoir pris la mesure des enjeux pour l’avenir de la sécurité des Français. Espérons qu’il ne fait pas sienne la philosophie laxiste et complaisante de Mme Taubira.

 

 

Olivier BLOCHET

Le 30 septembre 2020

© Olivier Blochet – 30 septembre 2020

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