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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 23:55
Jean-Luc Loiret (photographie droits réservés)

Jean-Luc Loiret (photographie droits réservés)

Aujourd’hui, je présente Jean-Luc LOIRET, un auteur de polars.

 

 

O.B : Bonjour Jean-Luc Loiret. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

 

J-L.L : Je suis retraité après avoir été, près de trente ans, enseignant spécialisé pour sourds, en maths et en informatique puis cadre dans un centre de ressources pour sourds-aveugles. Du temps où j’étais moins perclus, j’ai été marathonien et coureur de longues distances (100 kms). J’ai fait également trois mandats d’élu local (adjoint) et six ans délégué à « Grand Poitiers », ce qui est fort intéressant pour un auteur, car on y croise des personnages inspirants.

 

O.B : Depuis quand écrivez-vous, quels sont les sujets qui vous inspirent, et en définitive, quel(s) type(s) de livre(s) écrivez-vous ?

 

J-L.L : J’écris depuis mon départ en retraite, auparavant je ne disposais pas du temps nécessaire. Tout m’inspire, même si j’ai écrit un livre de chroniques et un livre pour enfants, tous deux épuisés, je suis davantage connu pour mes romans policiers.

 

O.B : Justement, parlons-en de vos romans. Quels sont les titres de vos derniers livres ?

 

J-L.L : Les 4 derniers :

  • Tu l’emporteras pas au paradis !
  • Entre 2 mondes
  • La veuve du colonel
  • Et les étoiles ont reculé
JEAN-LUC LOIRET, UN AUTEUR DE POLARS

 

 O.B : Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ?

 

J-L.L : Cet ouvrage se passe dans le secteur social, avec des incursions dans une mairie (tiens donc !). Dans l’après 68, la libération des mœurs a entraîné des pratiques qui étonneraient aujourd’hui. Quand le passé de certains remonte à la surface alors qu’ils l’avaient mis sous le boisseau, la tragédie n’est pas loin ! Venturini, mon flic philosophe, pour qui la nature humaine n’a aucun secret, est là pour alpaguer le coupable.

 

O.B : Oui, il faut dire à nos lecteurs que l’inspecteur Venturini est un admirateur du philosophe André Comte-Sponville auquel vous faites des références discrètes dans vos romans. Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

 

J-L.L : Il n’y a pas de secret, il faut fuir la facilité et travailler ses textes sans cesse pour les améliorer. Ne jamais se contenter de l’à-peu-près. Et cet effort devient source de plaisir, sinon il y a tout lieu de s’inquiéter.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

 

J-L.L : Il faut à la fois de la rigueur et se laisser emporter par les personnages auxquels on a donné vie. Tout au long de l’écriture d’un ouvrage, mes personnages me suivent nuit et jour. Ils vivent avec moi, m’accompagnent à tout instant, jusqu’à devenir parfois envahissants. Je n’en suis débarrassé que lorsque j’ai écrit le mot fin. Parfois, j’aimerais qu’ils me lâchent un peu (rires). Pour certains ouvrages, j’ai un synopsis, tenant en quelques pages, présentant les principaux personnages et la trame complète de l’histoire. Pour d’autres, je ne disposais que d’un lancement et il me fallait imaginer la suite, introduire de nouveaux comparses, et surtout arriver à l’épilogue en restant crédible. Dans ce dernier cas, c’est plus risqué, mais plus excitant.

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

 

J-L.L : Hélas, Venturini m’a fait savoir qu’il souhaitait se retirer et passer à autre chose. Malgré mon insistance, il n’a rien voulu savoir ! Il a l’air fin, maintenant, dans la librairie de son amie, fermée pour cause de confinement.

 

O.B : Cette décision ne va pas faire pleurer que dans la librairie de son amie, mais chez vos lecteurs. Mais je crois savoir que vous allez encore continuer un temps à aller au-devant de vos lecteurs et, à ce propos, comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

 

J-L.L : Je préfère aller au contact de mes lecteurs au travers des salons et des séances de dédicaces. C’est dire ma frustration actuelle. Ma meilleure publicité est faite par mes lecteurs eux-mêmes et c’est là, la meilleure récompense pour un auteur. Leur fidélité me touche beaucoup.

     

O.B : Justement, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

 

J-L.L : Hélas, madame COVID est entrée en jeu et a sifflé la fin de la partie. J’ai hâte que celle-ci reprenne, avant de plier mes gaules définitivement.

 

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

 

 J-L.L : Croire en son travail, mais être d’une grande exigence dans l’écriture. La facilité actuelle de pouvoir imprimer ses œuvres engendre quelques horreurs (j’essaie d’être nuancé). Si un faux éditeur rapace vous écrit que votre livre est excellent, méfiez-vous ! Il lorgne votre carnet de chèques.

 

O.B :   Il existe effectivement de pseudos éditeurs dont l’objectif est de racketter des auteurs sans leur apporter le moindre soutien, conseil et diffusion. Dans ce contexte nauséabond, comment appréhendez-vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

 

J-L.L : Pour rebondir sur mes précédents propos, l’irruption de faux éditeurs a faussé la donne et les vrais éditeurs ne sont pas très généreux. Dans la fameuse chaîne du livre, l’auteur occupe une place négligeable. Ayant eu la chance d’avoir un éditeur pour quatre polars, je peux en parler en connaissance de cause. J’ai ensuite choisi l’indépendance en créant ma propre maison d’édition et je ne le regrette pas.

 

O.B : Jean-Luc Loiret, avez-vous des auteurs fétiches ?

 

J-L.L : Oui bien sûr. Je vais éviter de parler de Comte-Sponville, le mentor de Venturini. Je peux évoquer Hening Mankell, Pierre Lemaître, Franck Bouysse. Et bien sûr Georges Simenon. Et tant d’autres !

 

 

O.B : De belles références. Que lisez-vous en ce moment ?

 

J-L.L : J’ai toujours deux ou trois ouvrages en parallèle. Ces jours-ci les deux livres d’Angèle Koster racontant sa jeunesse algérienne (poignants), « La vallée » de Bernard Minier (torturé) et « Derniers sacrements » de M.J Arlidge.

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité malgré les circonstances particulières que nous connaissons  ?

 

J-L.L : Dans quelques librairies et espaces culturels (quand ils sont ouverts) et bien sûr par commande sur mon site : www.L45.fr 

            ou par mail : jean-luc.loiret@orange.fr

Je prends à ma charge les frais postaux pour les ouvrages « grand format ».

 

 

Merci  Jean-Luc LOIRET d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

 

Olivier BLOCHET

Interview réalisée le 8 novembre 2020

 

© Olivier Blochet – 10 novembre 2020

 

JEAN-LUC LOIRET, UN AUTEUR DE POLARS
JEAN-LUC LOIRET, UN AUTEUR DE POLARS
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