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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 18:33

 

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Peu de Tsiganes sont célibataires et le mariage est souvent précoce.

 

Bien des traditions ne sont plus pratiquées comme celle de l'achat de la jeune fille à sa famille, mais celui de l' "enlèvement" garde encore son côté folklorique.

 

Théoriquement, la famille doit donner son consentement, mais celui-ci est, parfois encore aujourd'hui, imposé à leurs parents par les jeunes qui s'enfuyent ensemble durant une quinzaine de jours. A son retour, la jeune fille est sévèrement reprimandée par ses parents, une gifle accompagne souvent cette colère mi-feinte. Mais la vie reprend car en définitive, les parents n'ont plus qu'à donner leur consentement.

 

Le Tsigane est chatouilleux sur le plan de l'honneur et du respect, mais il l'est un peu moins sur celui de l'amour et de l'argent pour autant que la jeune fille se soit faite enlever dans le respect des coutumes. Alors, il y a réparation et mariage et ces contingences matériels se règlent entre parents sans consultation des jeunes gens.

 

Ce sont les parents du garçon qui organisent le mariage "au domicile" de la jeune fille. La famille, les amis lointains sont invités et même les gadjé amis de la famille. Il donne lieu à une grande fête qui peut durer plusieurs jours en fonction des moyens de la famille.

 

La fête se poursuit jusqu'à soir de la nuit de noce. A l'aube, le jeune homme s'éclipse discrétement afin de permettre aux femmes de vérifier que la mariée était vierge et que le mariage a été consommé. Les cadeaux des parents de la mariée sont alors offerts, la fête se poursuit toute la journée et c'est le lendemain que la mariée entre au service de son mari et ... de sa belle-mère.

 

En dépit des cérémonies familiales, le mariage n'est pas nécessairement définif car le mariage n'est pas systématiquement enregistré au bureau de l'état civil. La cérémonie communautaire peut être régularisée plus tard à la Mairie et à l'église pour des raisons purement administratives ou par conviction religieuse, mais ce n'est pas automatique.

 

Longtemps, les mariages se faisaient à l'intérieur du groupe en raison de l'isolement de celui-ci par rapport aux autres. C'est moins vrai aujourd'hui ou les mariages mixtes existent , surtout chez les sédentaires, même si ce n'est pas la majorité des unions.

 

Mais,  si une fille Tsigane se marie avec un gadgo, il arrive qu'elle soit purement et simplement reniée. Par contre, un Tsigane peut faire entrer dans sa famille une jeune femme étrangère, une gadji. Celle-ci sera acceptée, mais elle sera toujours un peu méprisée par les autres femmes de la communauté et elle devra se plier aux corvées.

 

L'autorité de la famille appartient au père de famille, mais la femme jouit d'une autorité de fait car la vie familiale dépend d'elle. 

 

C'est une fois la naissance d'un enfant que le mariage est solide. Ce qui caractérise les familles manouches, c'est le nombre d'enfants, à moitié nus, dépenaillés, libres de leurs mouvements à proximité du campement.

 

L'adultère est sévèrement puni et jamais une Tsigane ne doit se livrer à la prostitution. La séparation ou le divorce sont admis dans le couple, mais pas la tromperie.

 

 

Olivier LE NIGLO

5 janvier 2014

 

 

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Published by Olivier LE NIGLO - dans Histoire et ethnologie
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commentaires

bon 26/03/2017 19:52

Je ne comprends que pourquoi que les homme gitan ne sortes pas avec une femme mornal car elle ne sont pas gitanes

Olivier BLOCHET 03/04/2017 18:51

Bonjour,

Les traditions commencent à changer.

Longtemps, les mariages se faisaient à l'intérieur de la communauté. C'est moins vrai aujourd'hui où les mariages mixtes existent, surtout chez les sédentaires.