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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:57
PRINTEMPS DU LIVRE à LA JONCHERE SAINT MAURICE LES 25 & 26 MARS 2017

J'aurai le plaisir de participer au Printemps du livre à La Jonchère Saint Maurice (87) le samedi 25 et le dimanche 26 mars 2017 de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.

Une occasion de présenter mon nouveau roman intitulé " LES AVENTURES DE VICTORIEN LAFLEUR", l'histoire d'un capitaine Républicain confronté aux guerres de Vendée.

Au plaisir de vous y rencontrer.

 

Olivier Blochet

PRINTEMPS DU LIVRE à LA JONCHERE SAINT MAURICE LES 25 & 26 MARS 2017
PRINTEMPS DU LIVRE à LA JONCHERE SAINT MAURICE LES 25 & 26 MARS 2017
PRINTEMPS DU LIVRE à LA JONCHERE SAINT MAURICE LES 25 & 26 MARS 2017
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PRINTEMPS DU LIVRE à LA JONCHERE SAINT MAURICE LES 25 & 26 MARS 2017
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 18:30
LES AVENTURES DE VICTORIEN LAFLEUR

Chers amis (es),

 

J'ai le plaisir de vous annoncer la parution, aux Editions La Comoé, de mon nouveau roman intitulé : "LES AVENTURES DE VICTORIEN LAFLEUR", une intrigue historique se déroulant durant les guerre de Vendée. 

 

Olivier Blochet

Le 9 mars 2017

LES AVENTURES DE VICTORIEN LAFLEUR
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 09:00
7ème SALON DU LIVRE ET DU MARQUE-PAGE DE SAINT AVERTIN LE 12 MARS 2017

Le dimanche 12 mars 2017, je participerai au Salon du Livre de Saint Avertin (37), journée durant laquelle je présenterai mon nouveau roman "Les Aventures de Victorien Lafleur", une épopée se déroulant pendant les guerres de Vendée.

Au plaisir de vous y rencontrer.

 

Olivier Blochet

Le 6 mars 2017

7ème SALON DU LIVRE ET DU MARQUE-PAGE DE SAINT AVERTIN LE 12 MARS 2017
7ème SALON DU LIVRE ET DU MARQUE-PAGE DE SAINT AVERTIN LE 12 MARS 2017
7ème SALON DU LIVRE ET DU MARQUE-PAGE DE SAINT AVERTIN LE 12 MARS 2017
7ème SALON DU LIVRE ET DU MARQUE-PAGE DE SAINT AVERTIN LE 12 MARS 2017
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 09:00
La fin d'un rêve - Editions La Safranière - ISBN 9782919484126 - 10 euros

La fin d'un rêve - Editions La Safranière - ISBN 9782919484126 - 10 euros

 

 

Robert Vignaud (pseudonyme littéraire de Bernard Laffort), à plus d'une corde à son arc. Charentais d'origine, il devance l'appel à 18 ans pour faire ses classes dans la marine Nationale avant d'embarquer sur "LE COLBERT" le navire de l'Amiral d'escadre. A l'issue de ses 18 mois de service, il intègre la marine marchande pour un an avant de rejoindre le ministère de l'Intérieur au sein duquel il occupera divers postes à responsabilités. Parallèlement, il devient auteur, comédien et metteur en scène de troupes amateurs. La retraite lui laisse ensuite le temps de se livrer à sa passion : l'écriture, et nous ne sommes pas déçus par son premier roman intitulé "La fin d'un rêve".

Dans ce roman, Robert Vignaud profite de sa connaissance approfondie de la Marine Nationale pour  nous raconter l'aventure humaine de Gilles, un jeune homme de 18 ans. Engagé par devancement d'appel, pour se libérer de ses obligations militaires avant de se marier avec Odette, Gilles découvre à Brest la rigueur militaire durant ses classes avant d'embarquer pour de bon sur un navire de guerre. Dans l'espace réduit d'un navire d'escadre, il est confronté à une promiscuité favorisant l'amitié.

Au gré des escales, il découvre des pays dans lesquels il multiplie les expériences féminines et les rencontres hautes en couleurs. Cette liberté relative, il est militaire tout de même, sera un révélateur avant son retour à la vie civile.

La plume de Robert Vignaud chatouille notre curiosité dès les premières pages de son récit. Une fois en main, difficile de lâcher ce roman tant son personnage principal est attachant.

 

Olivier Blochet

Le 28 février 2017

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 11:50

Ce matin , j'ai eu le plaisir de me retrouver dans la page Deux-Sèvres du Courrier de l'Ouest pour démarrer une nouvelle série de portraits sur le thème des hommes et des femmes, installés en Deux-Sèvres, et qui ont changé de vie en changeant de profession.

UN BEL ARTICLE FAIT TOUJOURS PLAISIR
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 12:18
SALON DU LIVRE DE LA CHAPELLE SAINT LAURENT LE 29 JANVIER 2017

Le dimanche 29 janvier 2017, je participerai à mon premier salon de la nouvelle année  à LA CHAPELLE SAINT LAURENT (79), à la Salle Omnisports Pierre de Coubertin, avec 48 autres auteurs. Au rendez-vous, mes amis Magda Pascarel, Bruno Sananès, Jean Luc Loiret ....

Une nouvelle opportunité pour rencontrer mes lecteurs et présenter mes livres.

Au plaisir de vous y rencontrer.

 

 

Olivier BLOCHET

Le 16 janvier 2017

SALON DU LIVRE DE LA CHAPELLE SAINT LAURENT LE 29 JANVIER 2017
SALON DU LIVRE DE LA CHAPELLE SAINT LAURENT LE 29 JANVIER 2017
SALON DU LIVRE DE LA CHAPELLE SAINT LAURENT LE 29 JANVIER 2017
SALON DU LIVRE DE LA CHAPELLE SAINT LAURENT LE 29 JANVIER 2017
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:19
L'INTERVIEW A VISAGE CACHE

 

 

Aujourd'hui, nous rencontrons un auteur à visage caché.

Oui ce n’est pas commun, mais que voulez vous, c’était ça ou pas d’interview, alors j’ai accepté les conditions fixées par cet auteur.

Nous nous sommes retrouvés au Café de La Paix, Place Du Guesclin à La Rochelle, dans le très joli cadre de cette brasserie ancienne au zinc brillant.

O.B : Bonjour. Je précise aux lecteurs que nous nous sommes rencontrés sur plusieurs salons du livre lors desquels vous m’avez fait part d’un certain nombre de réflexions sur votre vision de l’édition. L’idée a germé de vous interviewer. Vous en avez accepté le principe, mais à la condition de ne pas révéler votre identité par discrétion.

Mr X : Et par prudence également (rires).

O.B : oui, pour ne pas compromettre votre activité littéraire car vous avez un regard plutôt acéré sur l’environnement du livre.

Mr X. : Je dois dire que si le monde change, si le climat change, si les relations sociales et économiques changent au niveau mondial, le monde de la littérature évolue également, mais pas forcément dans le bons sens.

O .B : Pouvez-vous nous préciser votre pensée ?

Mr X : Et bien, je vous donne un exemple fréquent. Vous avez de nombreux salons du livre dans tous les départements, le plus souvent ils sont organisés par des associations, des comités des fêtes, parfois par des bibliothèques ou encore par des municipalités. Toutes ces initiatives sont louables car elles permettent une diffusion du livre dans des endroits parfois éloignés des librairies. Or, ces initiatives sont critiquées, voire boycottées par des éditeurs au motif que ces manifestations ne respectent pas la chaîne du livre et ne concernent pas des auteurs signés dans l’édition traditionnelle mais des auteurs édités à compte d’auteur ou des auteurs autoédités.

O.B : je précise que la chaîne du livre concerne l’édition traditionnelle, les réseaux de diffuseurs professionnels et la distribution par le réseau des libraires indépendants et les grandes enseignes culturelles. Les auteurs édités à compte d’auteur financent eux-mêmes l’édition de leurs livres en passant par des intermédiaires, parfois peu scrupuleux et souvent très onéreux. Quant aux auteurs autoédités, ils financent eux même l’édition de leurs œuvres sans intermédiaire.

Mr X : Oui et dans les deux derniers cas, les éditeurs considèrent que ce type d’édition ne respecte pas la chaîne du livre puisqu’ils les en excluent. A mon sens, dans ce cas, la vraie chaîne du livre devrait englober les producteurs de bois, les papeteries, les imprimeurs, les éditeurs, les diffuseurs, les libraires et les auteurs. Et là, nous percevons l’hypocrisie et des limites de cette philosophie. Aujourd'hui, vous avez des éditeurs qui possèdent leur propre réseau de diffusion et parfois leur réseau de librairies. Sans compter que certains font imprimer en Espagne, au Portugal, en Allemagne et en Pologne pour des raisons de coût. Et pour être complet, vous avez ceux qui parallèlement à l’édition traditionnelle diffuse les œuvres de leurs auteurs en EBook, écartant de fait la plupart des intervenants de leur « fameuse chaîne du livre ».

O.B : Si je comprends bien, vous dites qu’eux même ne respectent pas la chaîne du livre.

Mr X : Bien sûr ! Certains ne respectent même pas les auteurs. Lorsque vous voyez le pourcentage que les auteurs perçoivent, c'est-à-dire leurs droits d’auteurs, c’est à pleurer. Pourtant, sans auteur, pas d’éditeur. Alors quand ils n’envoient pas leurs auteurs sur certains salons du livre, ce sont leurs auteurs qu’ils pénalisent ! Et puis, allez visiter le site des éditeurs. Pour vos achats, ils vous incitent à cliquer sur l’icône des grandes chaines de distribution par internet au détriment des libraires indépendants. Alors leurs leçons, ça va bien !

O.B : Le grand public fantasme sur ce que gagnent les écrivains. Pouvez-vous nous préciser combien un auteur perçoit par livre ?

Mr X : Beaucoup d’idées fausses circulent à ce sujet. Dans les faits, les clauses du contrat sont négociables. Mais dans la plupart des cas, l’éditeur est en position de force. Disons que la norme est de 8 % pour un livre broché. Autrement dit, sur un livre vendu en librairie à 18 €, l’auteur percevra 1,44 €. Un auteur très connu, gros vendeur, négociera par l’intermédiaire de son agent un pourcentage qui peut atteindre, paraît-il,  jusqu‘à 15 %. Après, sur les collections en poches, les pourcentages chutent brutalement parfois à 4 %. Un livre de poche dont le prix moyen se situe à 8 € génère pour l’auteur 0,32 € de droits. Pas de quoi rouler sur l’or, mis à part pour une poignée d’auteurs. Et puis, il faut savoir que les libraires ont un an pour retourner les livres invendus à l’éditeur. Celui-ci ne connait donc que tardivement les scores de vente, ce qui explique que les droits d’auteurs ne sont versés qu’un an après la parution du livre.

O.B : C’est la raison pour laquelle les éditeurs versent un à valoir lors de la signature du contrat !

Mr X : oui, enfin pas à tous les auteurs. Ils peuvent payer un à valoir substantiel à un auteur dont ils connaissent à l’avance les potentialités réelles de ventes et qu’ils souhaitent garder, les autres passent devant la glace !

O.B : Je précise pour nos lecteurs qu’en France il n’existe qu’une petite quinzaine d’auteurs qui vivent de leur plume. Les autres ont tous une profession principale : journalistes, enseignants, etc…

Mr X : Dans les etcetera vous pouvez ajouter les hommes politiques (rires).

O. B : Qui ne sont pas toujours les plus gros vendeurs !

Mr X : C’est certains et leurs éditeurs, prennent souvent de belles gamelles (rires).

O.B : Cela explique en partie le fait que des auteurs choisissent l’autoédition selon vous ?

Mr X : Probablement. Mon premier livre a été publié par un éditeur traditionnel. Il a rencontré un succès d’estime et je pensais naïvement que le suivant serait publié par cet éditeur qui avait d’ailleurs fait correctement son travail. Mais non, mon second manuscrit a été refusé au motif qu’il ne correspondait pas à sa ligne éditoriale générale.

O. B : cela répond à une logique économique.

Mr X : Oui bien sûr. Alors j’ai cherché un nouvel éditeur et au bout d’un an, et après avoir essuyé plusieurs dizaine de refus, j’ai pris la décision de m’autoéditer. C’est moins confortable car il a fallu que je conçoive moi-même la couverture, que je trouve une correctrice et puis que je débourse une somme coquette pour payer mon imprimeur, local, je le précise.

O.B : A partir de là ?

Mr X : J’ai appris sur le tas plusieurs métiers : éditeur, diffuseur en allant moi-même rencontrer les libraires auprès de la plupart desquels j’ai trouvé un bon accueil, des publicitaires car sans communication il ne faut pas rêver votre livre passe inaperçu au milieu des milliers de livres publiés chaque année. Et puis, j’ai pris mon bâton de pèlerin et j’ai commencé à fréquenter assidûment les manifestations littéraires : salons du livre, festivals, foires locales, journées du patrimoine, marchés de noël etc…

O.B : En quelque sorte vous êtes libre de promouvoir vos livres sans entrave ?

Mr X : C’est un peu cela. Aujourd’hui, je choisi les salons auxquels je souhaite participer. Je leur écris, parfois j’essuie des refus, mais le plus souvent ils m’invitent et je peux rencontrer mes lecteurs. Je démarche les libraires de la même manière.

O.B : Théoriquement, un éditeur fait ce travail pour ses auteurs. Il leur conseille des salons, parfois même il a son propre stand sur des salons très importants sur lequel il invite plusieurs de ses auteurs. En n’appartenant pas à une « écurie », les auteurs marginaux n’ont que de très faibles chances d’être présents sur les grands salons.

Mr X : c’est en partie vrai ce que vous dites. Mais en fait, les grands salons acceptent les auteurs sur dossier, donc même les auteurs moins connus ont leur chance de participer, mis à part à Paris où l'emplacement est prohibitif. Même certains grands éditeurs ne veulent plus y exposer.

O.B : Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?

M.X : Ce n’est pas facile (rires), mais bon an mal an, je parviens à vendre quelques centaines de livres et à accroître ma notoriété. Je ne vous cache pas que ce n’est pas une activité avec laquelle un auteur peut gagner sa vie, mais en quelques années, j’ai fidélisé des lecteurs. Ils attendent ma nouvelle parution chaque année et puis, j’ai également le plaisir de me rendre d’une manifestation littéraire à l’autre pour faire connaitre mon travail d’auteur en allant au devant de nouveaux lecteurs et de retrouver mes amis auteurs autour d’un verre.

O.B : Il m’est impossible de faire la promotion de vos livres et notamment du prochain dans cet article, mais je suppose que vous avez un nouveau livre en projet ?

Mr X : Je viens de terminer la rédaction d’un roman avec une petite morale philosophique inspirée par la période dans laquelle nous vivons. Je vais le confier à deux amis qui vont le relire pour y apporter des corrections et j’espère pouvoir le publier courant février avant le début des prochains salons.

O.B : Merci Monsieur X et bonne chance pour votre prochain livre et au plaisir de vous retrouver sur le circuit des salons du livre.

Mr X : Un verre à la main ! Merci à vous Olivier et à bientôt.

 

Interview réalisée le 03 janvier 2017

 

copyright Olivier Blochet - janvier 2017

 

 

 

 

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 08:20
RICAO : LA MAGIE GITANE

RICAO BISSIERE est le fils du grand chanteur et guitariste Gitan Manolo. Gamin, il suit son père dans ses tournées et il s’imprègne du rythme et du chant. Très vite ses doigts adoptent le manche d’une guitare. Il faut dire que dans la famille, la guitare est le pivot central de la vie entre son père et son grand-oncle Manitas de Platas.

Ricao fait parti du patrimoine musical camarguais, cette Camargue qui l’inspire, celle qui nourrit chacun de ses disques. Auteur, compositeur, interprète et guitariste talentueux, il fréquente de nombreux festivals et lieux de pèlerinages, dont les Saintes Marie de la Mer au mois de mai et la Féria de Nîmes.

Mais en marge de son succès régional, Ricao  assure des concerts dans d’autres régions et à l’étranger, notamment en Suisse, en Allemagne, Monaco etc.…

Ricao a participé à plusieurs albums vinyles - quasi introuvables aujourd'hui - avec Manolo, puis en leader avec son premier album  "Vent de Camargue" en 1988. Chacun de ses nombreux albums témoigne de son amour de la rumba catalane, des  traditions, de la Camargue et de la famille.

 

Vent de Camargue - 1988

Vent de Camargue - 1988

Son talent s’exporte dans le monde entier, des Etats Unis au Japon, mais il n’a pourtant jamais souhaité franchir les frontières de l’Europe car comme Manolo, il considère que  « Les avions sont faits pour les oiseaux et les bateaux pour les poissons. Moi je vais là où mes pas peuvent me porter pour pouvoir être sûr de revenir » dit-il.

 

Olivier Blochet

Le 23 décembre 2016

RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
RICAO : LA MAGIE GITANE
Le dernier CD de Ricao : " La Magie Gitane " - 2015

Le dernier CD de Ricao : " La Magie Gitane " - 2015

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 12:16
SYRIE : TOUS RESPONSABLES !

 

  ....... CHRONIQUE NOIRE n°6.......

 

Dans un contexte dramatique, quelques réflexions sur les raisons de la guerre en Syrie, et de ses bénéficiaires, risquent de faire grincer des dents tant la manipulation est odieuse :  

La guerre en Syrie puise ses racines dans des appétits économiques internationaux et dans l’exploitation de la situation sociale en Syrie .

En 1971, la découverte d’une poche de gaz dans le Golfe Persique va profondément modifier certaines données géopolitiques. Cette poche de gaz représente alors 20 % des réserves naturelles de gaz du monde, de quoi attiser les convoitises. Il s’avère que cette réserve est alors partagée, à part égale, entre l’Iran et le Qatar.

Le Qatar commence les forages en 1988, mais ce n’est qu’en 1996 qu’il passe en phase de production. Il augmentera progressivement ses capacités de production en jouant sur les cours mondiaux. Quant à l’Iran, soumis à un embargo décidé par les nations occidentales, elle ne commencera l’exploitation que lorsque l'embargo à son égard s’assouplira.

Il faut savoir  que l’Europe est un consommateur de gaz important. Elle n’a guère d’autre possibilité que celle d’importer cette énergie en s’approvisionnant sur le marché international, principalement auprès de  l’Algérie, la Norvège et le Royaume Unis – qui exploitent toutes deux des gisements en Mer du Nord -  ou ….  de la Russie !

La diplomatie Russe s’étant astucieusement rapprochée de l’Algérie, l’Europe devint stratégiquement dépendante. Pour éviter une crise énergétique en cas de frictions politiques avec la Russie, la France décida de diversifier ses sources d’approvisionnement en se rapprochant du Qatar. Parallèlement, l’Europe fini par assouplir les effets du blocus Iranien. Et oui, l’économie prime les grandes idées humanistes.

A partir de 2007, la France a laissé le champ libre au Qatar pour qu’il investisse massivement sur son territoire : Immobilier, clubs de foot, prises de participations industrielles, rachats de palaces. Mais la France a surtout encouragé le Qatar à projeter un chantier pharaonique : un gazoduc direct reliant la Qatar à l’Europe occidentale en passant par l’Arabie Saoudite, la Turquie et les Balkans.

Les promoteurs du projet se heurtèrent à un écueil majeur : Entre l’Arabie Saoudite et la Turquie, le gazoduc aurait dû traverser l’Irak – un pays en guerre –  autrement dit un territoire inadapté.

Pour contourner cette difficulté, les Quataris et les Saoudiens démarchèrent le Président de la Syrie  en 2009 -  un dénommé Bachar El Assad – pour qu’il accepte un tracé du gazoduc sur son territoire.

Ce nouveau tracé aurait privé le Président Vladimir Poutine de son arme stratégique contre l’Europe. La Russie, alliée de la Syrie, incita donc  Bachar El Assad à refuser le passage du gazoduc en Syrie.

La Syrie connaissait depuis plusieurs années une situation de crise causée par une longue sécheresse. Un exode de la population rurale vers les villes aggrava la situation des Syriens. Le Président Assad ne parvenant pas à régler cette crise, le mécontentement de la rue aggrava les tensions communautaires. La contestation des Sunnites - opposants au clan Alaouite (branche minoritaire du Chiisme) auquel appartient la famille Assad, détenant en Syrie tous les pouvoirs - organisa des manifestations qui furent réprimées dans la violence par le pouvoir en place. Cette contestation ne revêtait toutefois pas les mêmes contours que « le printemps Arabe ».

Fin 2011, des groupes djihadistes appartenant à Al Nosra, une branche d’Al Quaïda, se constituèrent en Syrie avec l’objectif de destituer Assad. Le circuit de financement de ces groupes semble étrangement passer par le Qatar et l’Arabie Saoudite. Cette nouvelle opposition armée se fit avec la bénédiction d’Israël. En effet, la chute d’Assad mettrai fin au soutien financier de la Syrie au Hezbollah. Côté Qatar, peu importait le successeur d’Assad (Etat Islamiste ou autre) pourvu qu’il autorise le gazoduc sur son sol.

C’est ainsi que s’intensifia la guerre civile en Syrie. Alors qu’auparavant son dirigeant était reçu en grandes pompes par les dirigeants Européens, celui-ci devint subitement persona non grata. Les occidentaux le dénoncèrent comme un dictateur meurtrier, sanguinaire, anticipant même le génocide dont il se rendra coupable envers son peuple durant cette guerre fratricide devenue une guerre sainte.

Après des combats meurtriers qui firent des dizaines de milliers de morts dans la population civile qui se tenait en marge des combats opposant les rebelles syriens à l’armée régulière, l’Occident sortit de sa léthargie.

En 2013, La France, le Royaume Uni et les Etats Unis décidèrent d’appuyer les rebelles Syriens. Afin d’hâter la chute du président Assad, ils envoyèrent des navires de guerre. La Russie, alliée d’Assad, envoya également des navires pour s’interposer à la coalition européenne.

La coalition se reposa tout d’abord sur le « savoir faire » Américain. Dans un premier temps, les Etats Unis décidèrent de détruire les radars Syriens avec leurs missiles Tomahwawk afin de permettre ensuite à leurs avions furtifs de détruire les défenses anti-aériennes et les PC de commandement.

Les choses ne se déroulèrent pas selon ce scénario : leurs missiles furent brouillés par les Russes et ils firent un plongeon dans la mer !

Après s’être vantés publiquement de l’imminence d’une intervention musclée, les dirigeants de la coalition remballèrent leur morgue après le grand flop (c’est le cas de le dire) de cette guerre éclair annoncée. Pudiquement, les médias passèrent à autre chose, inutile de faire honte aux "va-t’en-guerre" ridiculisés.

Mais, humilier son adversaire comporte des risques. Dans son antre,  celui-ci rumine sa vengeance. Et sur l’échiquier politico-économique, la riposte s’organise généralement avec l’aide des services secrets.

Quelques mois après l’échec de la coalition en Syrie, quelques centaines de mercenaires engagés par les services secrets occidentaux organisèrent un coup d’état en Ukraine et mirent en place un gouvernement pro-occidental au grand dam de la Russie.

L’escalade était prévisible : La Russie récupéra brutalement la Crimée et pour faire bonne mesure elle exalta parallèlement le sentiment pro-Russe d’une partie de la population Ukrainienne pour donner lieu à une guerre civile.

L’Europe réagit par des sanctions économiques contre la Russie. Certes, la monnaie de celle-ci dévissa face à l’euro et au dollar, mais l’économie Russe ne s’effondra pas. Cela donna lieu à la rupture de contrats avec la Russie qui coûtèrent très chers aux contribuables Européens.

Pendant ce temps, Al Nosra s’était émancipée d’Al Quaida pour donner naissance à Daesh (ou Etat Islamique), et elle étendait son influence religieuse et militaire à de nombreuses villes Syriennes.

Les foyers de conflits au Moyen Orient ne demandant qu’à être ravivés, ce fut au tour de l’Iran de se rappeler au bon souvenir de la communauté internationale. Soutenant déjà les pouvoirs officiel de la Syrie et de l’Irak,  l’Iran décida en mars 2015 de soutenir la lutte armée du  Yémen contre l’Arabie Saoudite  désormais aux prises avec la Syrie, l’Irak et le Yémen.

La Russie choisi ce moment pour intervenir en Syrie pour épauler Assad avec son aviation, excluant cependant une intervention au sol.

Cet appui aérien a permis à l’armée d’Assad de reprendre progressivement les territoires occupés par les troupes rebelles.

A partir de là, l’espoir des occidentaux de mener à bien le projet de gazoduc s’éloignait, les exactions de l’Etat islamique devenaient difficilement conciliables avec le soutien sans conditions de la coalition aux rebelles et le Président Poutine en combattant un état terroriste marquait des points en démontrant sa détermination à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes.

 

Guerre économique, guerre civile, guerre froide, et guerre sainte : un bilan effroyable.

Les 150 000 morts, les plus de 4000 000 de réfugiés civils Syriens fuyant la guerre, les villes Syriennes entièrement détruites, dont Alep, la seconde ville de Syrie, les sites antiques détruits, comme celui de Palmyre, sont les conséquences de ces guerres subséquentes à l’exploitation de cette fameuse poche de gaz découverte en 1971, à l’allégeance des puissances Européenne aux pays riches du Golfe, aux ambitions du Qatar et de l’Arabie Saoudite dont le double jeu est patent. Bien entendu, Cela n’enlève rien à la responsabilité d’Assad dans le massacre d’une partie de son peuple au moyen d’armes chimiques ou d’armes conventionnelles. Personne ne peut nier l’exploitation de cette guerre pour procéder à l’extermination des Sunnites avec l’aide de factions œuvrant sous son autorité : combattants du Hezbollah et milices Irakiennes notamment.

Mais n’oublions pas ceux qui tentent de s’exonérer trop facilement de leurs responsabilités dans cette guerre et de ses conséquences humaines. Leurs leçons de morale sont particulièrement écœurantes.

Au moment ou la ville d’Alep vient d’être pratiquement reprise par l’armée régulière Syrienne avec le soutien de l’armée Russe, au moment où l’Etat Islamique vit probablement ses derniers moments sous sa forme actuelle, au moment ou les instances internationales ne parviennent pas à créer un couloir humanitaire pour évacuer les derniers civils pris au piège dans les quartiers nord d’Alep, ne nous illusionnons pas : Cette guerre pour le gaz va connaître d’autres prolongements en dehors du Moyen Orient.

Quel stratagème diabolique sera appliqué pour faire parvenir le gaz en Europe ? Quel sera le prochain « terrain de jeu » de la coalition occidentale et de ses amis riches Moyen Orientaux, quel contre-feu prépare l’inflexible président Poutine ? Et quelle sera la décision du Président Turc Erdogan pour jouer dans la même cour que les autres puissances ?

Tout bonnement : Quel sera l’enjeu de 2017 ?

 

Olivier Blochet

Le 15 décembre 2016

Copyright : Olivier Blochet – décembre 2016

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 08:20
LES FINANCIERS DE L'OMBRE

 

................................CHRONIQUE NOIRE ............................

N° 5

 

Après plusieurs crises économiques majeures et les discours sur le ton de « nous allons mettre en place des garde-fous pour éviter  de nouvelles errances » force est de constater que les nouvelles règles prudentielles imposées principalement aux banques avec une hausse des ratios de fonds propres et l’interdiction de mélanger les opérations de banques de dépôts et celles de banque d’affaires ne valent pas tripette.

Tapis dans l’ombre, des spéculateurs se sont démultipliés hors de tout contrôle et, à la seule lueur leurs écrans, ils continuent de jeter les bases d’ une crise financière sans précédent.

Hier les banques, et aujourd’hui des fonds d’investissements, des courtiers, des hedges funds ou de simples négociants agissent dans la coulisse en dehors de tout contrôle règlementaire. Ce secteur, appelé « shadow banking » (banque de l’ombre) se substitue aux banques pour prêter des sommes colossales évaluées à 90 000 milliards de dollars en 2016. Si nous comparons ce volume à la bulle spéculative de 2007, on s’aperçoit qu’elle a augmenté de 30 %, portant le risque systémique à des niveaux jamais atteins.

Cette dette phénoménale est la conséquence de plusieurs éléments : la politique des banques centrales maintenant des taux proches de zéro, les exigences imposées aux banques de reconstituer leurs fonds propres pour couvrir leurs risques de trading et de crédit, l’abandon par celles-ci de certains marchés spéculatifs puisque la réglementation leur interdit de spéculer pour leur propre compte, l’action des lobbyng pour contrecarrer la volonté du Congrès américain et de l’Union Européenne pour réglementer le « Shadow banking » et la diversité de ses opérations : financement à court terme, ventes à découvert, limites sur les positions spéculatives, dérivés OTC, etc.

Cette autoroute non réglementée a attiré de plus en plus d’opérateurs, moins solides financièrement que les banques, bien moins prudents que celles-ci, sans tabou et tout aussi motivés par l’appât du gain.

Ces financiers de l’ombre ont aisément pris des parts des marchés aux banques. Exemptés de contraintes de fonds propres et de responsabilité,  ils se sont développés et le risque s’est déplacé sans contrôle. Jusqu’à présent, ils sont sortis gagnants de la crise, mais peut être seulement en apparence.

En marge des bourses officielles, non conventionnelles et moins chères, des salles de marchés privées, se sont créées réunissant des traders, des courtiers, des gérants de fonds d’investissement se livrant à des échanges de titres dans le plus grand secret jusqu’à leur exécution. Ces salles de marché représentent à ce jour 40 % du nombre total des ordres de bourses dans le monde, on les appelle des « dark pools ».

Les ravages économiques consécutifs aux subprimes, ces crédits immobiliers titrisés et distillés dans des produits financiers auprès des consommateurs, n’ont manifestement pas servis de leçon

Aujourd’hui, des opérations similaires prospèrent avec la dette des entreprises les moins solvables, emballées dans un produit nommé CLO ou « collateralized loan obligation » dans lequel les financiers de l’ombre logent les créances douteuses d’entreprises. Astucieusement mixées et découpées en tranches, elles sont proposées à des investisseurs peu avisés qui s’apercevrons tardivement de leur faible liquidité et de la difficulté à les revendre, surtout en cas de fortes secousses boursières et  de hausses des taux d’intérêts.

Dans ce dernier cas, le financement à court terme risque de s’assécher et on sait que la crise de liquidités entraîne des ventes à « prix cassé » contribuant à la spirale baissière des marchés. Ce type de produits risque donc de coller au portefeuille des gérants de fonds (qui ne peuvent pas emprunter aux banques centrales à l’inverse des banques) ou à celui de l’épargnant, comme le sparadrap à la chaussure du capitaine Haddock.

N’oublions pas que les crises financières se sont multipliées depuis 30 ans et que leur rythme est de plus en plus rapproché :

  • 1987 : après des années d’euphorie boursière, la remontée des taux américains provoque un « lundi noir » sur les bourses mondiales qui enregistrent une baisse moyenne de – 22,6 %.
  • 1998 : Victime de la crise Russe, le fonds d’investissement américain LTCM se déclare en faillite. Pour éviter un effet domino, le gouvernement fédéral décide de lui injecter 3,6 milliards de dollars.
  • 2000 : après 5 années d’emballement sur les valeurs technologiques, la bulle internet éclate et de nombreuses entreprises innovantes de ce secteur font faillite et le CAC 40 dévisse de  60 % en quelques mois.
  • 2007 : La hausse des prix spéculatifs de l’immobilier américain (qui a donné naissance aux subprimes) est stoppée par la remontée des taux d’intérêt. Les emprunteurs se trouvent dans l’impossibilité de rembourser leurs emprunts à taux variables et l’immobilier se met à baisser entraînant des difficultés majeures pour les banques.
  • 2008 : Victime expiatoire de la crise des subprimes, la banque Lehman Brother subit une faillite retentissante, préalable à une crise financière ressentie jusqu’en Europe.
  • 2015 : Le fonds spéculatif américain Third Avenue, confronté à une crise de liquidités, suspend ses transactions sur l’un de ses fonds.
  • 2016 : l’endettement public de nombreux Etats atteint un niveau préoccupant.

Ajoutons que les engagements de pratiquement toutes les banques sur des Etats insolvables deviennent des bombes à retardement et ne permettent plus de garantir, à terme, les ratios de capital et de liquidités et tout simplement leur solvabilité en cas de faillite majeure d’un Etat.

 Il est donc urgent de réglementer le « shadow banking » et de mettre en place, comme pour les banques,  une réglementation stricte. Celle-ci devrait permettre de brider les acteurs de l’ombre qui se livrent à la spéculation et à des opérations sur les marchés de financement à court terme, avant le déclenchement d’une crise financière sans précédent aux conséquences désastreuses.

 

Olivier Blochet

Le 07 décembre 2016

Copyright : Olivier Blochet – décembre 2016

 

 

 

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Published by Olivier BLOCHET - dans Chroniques Noires
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