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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 15:25

                                                        Jimmy ROSENBERG (1980 -       )

 

 

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Incontournable représentant de la jeune génération, Jimmy Rosenberg est né à Helmond (Pays-Bas) dans une famille Sinti-manouche, le 10 avril 1980. Il  fut, à l’instar de Biréli Lagrène quelques années plus tôt, un jeune prodige tout d’abord du violon puis de la guitare manouche. A 12 ans, il enregistre un premier album intitulé « SAFARI » au sein du groupe « GYPSY KIDS » dans lequel il joue avec Falko Reinhardt et Sani Van Mullen.

 

 

 

 

 

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Enfant star à la télévision Hollandaise, sa maturité musicale est très vite reconnue. Il se marie à 16 ans. A 18 ans, il enregistre l’album  « Jimmy Rosenberg » avec en invités Angelo Debarre et Biréli Lagrène. Produit par Jon Larsen sur le célèbre label hot Club Record, cet enregistrement lance sa carrière et sa popularité. Il multiplie les expériences musicales en jouant notamment avec Stéphane Grappelli, Les Paul et Georges Benson.Il devient célèbre en Norvège, en Belgique, au Japon avant de se produire  dans des salles prestigieuses comme le Carnegy Hall de New York. Il signe un contrat record avec Colombia Tristar (Sony) de 15 millions de dollars. L'argent, le luxe, l'inconscience lui font perdre ses repères et le contrôle de sa vie au moment même ou son père est incarcéré à la suite d'un crime violent. Il s'adonne à d’autres expériences, dans les paradis artificiels et leurs addictions. A 20 ans, après un dernier concert au Festival de Birdland à New York, il se retrouve en prison puis en cure de désintoxication en Belgique. Mais la guitare est toujours là et sur le bord de son lit, il enchaîne les solos.

 

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A sa sortie de la clinique , il enregistre plusieurs albums mais il faudra attendre 2004 pour assister à son retour sur le devant de la scène, avec un jeu impeccable et une maîtrise technique qui en fait de nouveau le digne représentant du jazz manouche Hollandais.

 

 

 

 

 

Olivier LE NIGLO

Le 13 janvier 2014

 

 Discographie

 

 

 

-         Safari avec Gypsy kids , hot club record, 1992

-         Sinti, avec Johnny et Rinus Steinbach, 1995

-         Swinging with Jimmy, HCR 1996 (réédité en 2005)

-         Jimmy Rosenberg, avec Angelo Debarre et Biréli Lagrène, Hot Club Records, 1998

-         Django tiger, avec Andreas Oberg, 2003

-     Rose Rom, 2004

-         Trio, 2004

-         The alternative one and only, avec Angelo Debarre et Biréli Lagrène, HCR 2013

 

 

Dvd

 

-         Jimmy Rosenberg is back, mars 2007

-     Live at the Bimbus, juillet 2007

-         Dreams, drugs and Django, avec Jon Larsen 2010

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 09:34

Dès le 15ème siècle, après avoir excellés dans le commerce des chevaux puis dans le travail des métaux,  les Tsiganes se font remarquer comme musiciens professionnels, en jouant principalement du luth, à la Cour de Mathias CORVIN, Roi de HONGRIE.

 

La période est politiquement trouble. La HONGRIE est occupée par les Turcs. Qu'à cela ne tienne, les Tsiganes jouent "à la Turque" pour les Pachas et "à la Hongroise"  pour les Prince Magyars (nom des Hongrois installés dans les plaines du moyen Danube).

 

Soucieux de plaire, ils jouent la musique folklorique et populaire qui plaît, mais très vite leur propre tempérament musical va bousculer un peu leur interprétation de la musique locale en y adjoignant une vélocité qui donne naissance à la musique dite "Tsigane". Ils interprêtent alors leur musique à l'occasion de fêtes ou cérémonies, dans les restaurants et les cafés.

 

Mais ce n'est qu'au 18ème siècle que les Tsiganes de Hongrie font danser dans les bals publics au son du violon et du cymbalum appelé également piano tsigane ( instrument à cordes frappées de la famille des cithares sur table).

 

 

 

ORCHESTRE HONGROIS 1

 

 

A la même époque, en France, les Manouche arrivés au 15 ème siècle sont réputés comme joueurs de harpes. Certains jouent même du fifre (petite flûte en bois au son aigu) et du tambour dans les régiments Français.

 

C'est lors de l'EXPOSITION UNIVERSELLE de PARIS  en1867 que les orchestres de Tsiganes Hongrois, venus pour l'occasion, vont s'installer durablement dans les cafés chics, les brasseries Parisiennes et plus tard dans les cabarets Russes. Leurs costumes de Hussards et leur musique langoureuse deviennent à la mode

 

 Les Manouches s'adaptent à cette musique en lui donnant une couleur particulière faite de flamme et de mélancolie mais aussi d'improvisations. Ainsi naît "la valse Tsigane" ou "valse gitane" dans les bals musettes, jouée à l'époque au banjo-guitare et dont le genre doit beaucoup à des musiciens tels que Matteo GARCIA, Gusti MALHA ou Poulette CASTRO.

 

Cette musique fut déterminante dans la formation du jeune Django REINHARDT et elle lui permis de développer cette science des harmonies recherchées qui contrastent avec la rudesse du style des accordéonistes qu'il accompagnait dès l'âge de 12 ans.

 

En 1931, Django REINHARDT découvre à TOULON la musique de Duke ELLINGTON, et de Louis ARMSTRONG. La faculté d'adaptation de Django est flagrante. Il interprète dès lors le jazz venu d'outre atlantique avec une sonorité propre. De cette rencontre va naître le "jazz  manouche", synthèse du jazz américain et des sonorités chatoyantes de la musique tsigane qui a fini par s'imposer comme le reflet musical d'une communauté.

 

 

Olivier le NIGLO

Le 15 décembre 2013

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 17:46

Entre les années 70 et 80, les ainés ont ouverts la voie. Les festivals de jazz  et le cinéma s'intéressent un peu au "jazz manouche" et celui prospère avec une nouvelle génération de guitaristes, gadjés ou Manouches, non seulement en Europe, mais également aux Etats Unis et au Japon.

 

Alors que les ainés ont une reconnaissance nationale, la nouvelle génération va accéder à une notorité mondiale.

 

C'est le cas du jeune Biréli LAGRENE, né en 1966 au sein de la communauté manouche d'Alsace. Petit prodige de la guitare au début des années 80,  Biréli acquière, malgré son jeune âge, une réputation qui fait de lui, selon Babik REINHARDT "le digne héritier de Django REINHARDT".  

albumcoverBireliLagrene-RoutesToDjango.jpg

 

A quinze ans, il cesse de jouer du "REINHARDT" . Alors qu'il aurait pu se laisser enfermer dans un style, Biréli LAGRENE choisi d'explorer le jazz moderne en fréquentant musicalement ses contemporains: John Mc LAUGHIN, AL DI MEOLA, Jaco PASTORIUS, Stanley CLARKE notamment. 

 

Durant quinze ans, sa carrière est riche de rencontres toutes profitables au jazz. Plusieurs fois récompensé du DJANGO D'OR, il a rendu hommage à Franck SINATRA avec son album "BLUE EYES", joué avec les plus grands, avant de revenir au jazz manouche avec son "GIPSY PROJECT", avec sa propre personnalité, mais également avec "un esprit groupe ".

 

Biréli LAGRENE, est un multi-instrumentiste hors du commun (guitare, violon, basse). Il aime la musique et les musiciens: guitaristes free, bassisistes, violonnistes classiques ou tsigane, guitaristes de flamenco, crooners américains, chanteuses américaines, son eccléctisme est sidérant.

 

gipsy-project.jpg

 

 

    Le succès de son Gipsy Project le propulse avec ses amis sur les plus               grandes scènes dont celle du Festival de VIENNE en 2001, plusieurs albums sont produits.

 

   Mais Biréli LAGRENE poursuit toujours de nouvelles expériences.

 

   En 2005, on le retrouve en ALLEMAGNE  avec le BIG BAND de la WRD (chaîne de télévision allemande), puis dans des productions plus free, puis de nouveau jazzman avec la complicité musicale qu'il entretient avec Sylvain LUC avec lequel il partage les scènes et multiplie les entregistrements en ayant opté ces dernières années pour un son résolument électrique..

 

 

A l'inverse de beaucoup de guitaristes appartenant à sa communauté, Biréli LAGRENE aime puiser aux deux sources musicales qui le portent depuis son enfance: le jazz manouche et le jazz américain.

 

 

DISCOGRAPHIE:

 

 

 

 

 

- ROUTES TO DJANGO (1981)                                                                                                bireli-20lagrene-20inferno.jpg

'- SWING'81 (1981)

- INFERNO (1988)

- FOREIGN AFFAIR ( EMI 1988)

- STANDARDS (1992)

- MY FAVORITE DJANGO (1995)

- BLUE EYES (1999)

- GIPSY PROJECT  & FRIEND (DREYFUS  2004)

- MOVE (Dreyfus 2004)

- BIRELI LGRENE & WDR BIG BAND (DrEYFUS 2005)

- JUST THE WAY YOU ARE (DREYFUS MUSIC 2007)

- MOUVEMENTS (21012)    

 

 

 

 

Olivier LE NIGLO

Le 17 novembre 2013

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 18:54

La dispariton de Django REINHARDT en 1953 laissa un grand vide mais mis à part quelques musiciens qui jouaient sa musique de manière  confidentielle, son style fut délaissé.

 

Dans les années 70, de jeunes musiciens émergent et redonnent vie à sa musique sans pour autant être de pâles copies.

 

Tout d'abord, Babik REINHARDT, le fils de Django. Pas facile d'être fils de. Alors Babik a l'intelligence de créer son propre style, tout en préservant l'héritage paternel: une sonorité profonde et poétique. Plus proche en apparence de Wes MONTGOMERY, on perçoit dans son jeu la finesse d'expression de son père. Il ne céda pas à la tentation de virtuosité des jeunes guitaristes actuels, préférant la profondeur musicale.

 

Dans la même veine, Boulou FERRE, petit prodige qui s'imposa à l'âge de 13 ans sur la scène jazz avant de multiplier les expériences avec de multiples formations, avant de revenir à un répertoire jazz américain éloigné des grands standards.

 

Quant à Christian ESCOUDE, né dans une famille de musiciens, nourri de musique gitane, il multiplia lui aussi les expériences en duo avec John LEWIS, Charlie HADEN, puis avec son fameux "TRIO GITAN" .   

 

Né au début des années 60 autour de "LA CHOPE DES PUCES", qu'animait avec passion Mondine GARCIA, et sur la Butte Montmartre "AU CLAIRON DES CHASSEURS", ce courant Reinhardien regénéra le style.

 

Patrick SAUSSOIS, guitariste gadgé, multiplia lui aussi les combinaisons, notamment avec son ensemble dénommé "ALMA SINTI ". Fondateur et dirigeant de la revue " JAZZ SWING MAGAZINE" créée en 1986, il fonda aussi son propre label " DJAZ RECORDS " à l'origine de l'édition de nombreux musiciens manouches peinant  alors à trouver un producteur.

 

L'effet de mode est souvent avancé, mais force est de constater qu'il s'agit d'un courant et non d'une mode. La multiplication des styles des Djangophiles démontre la richesse de cette musique renouvelée sans cesse avec le souci de ne pas la dénaturer.

 

Pochette CD Parisienne

 Les Manouches d'Alsace, à ce titre, montrent avec quelle élégance ils ont su

préserver le style de Django, le tradition et l'élégance d'un peuple.

Tchavolo SCHMITT, Fapy LAFERTIN, Mandino REINHARDT, Dorado SCHMITT, sont les dignes héritiers de leur musique traditionnelle teintée d'une nuance de jazz comme l'intégra Django en précurseur. 

 

 

 

 

 

 

 Dorado SCHMITT

 

 

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                                                                Mandino REINHARDT 

 

 

 

 

 

 

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 Tchavolo SCHMITT

 

Fapy Lafertin

 

 

 

 

Citer tous les guitaristes du style, Manouches ou Gadjés  reviendrait à faire un inventaire laborieux, mais la multitude d'ensembles - en France, en Allemagne, en Hollande, en Norvège - démontre bien l'admiration que succite encore Django REINHARDT, toutes communautés et toutes générations confondues.

 

 

Olivier LE NIGLO

9 novembre 2013

 

 

 

 

 

 

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 18:27

Lorsqu'en 1910, un entrepreneur fit construire un petit immeuble Porte de Clignancourt, sur un terre plein désertique au pied des fortifications parisiennes, il était loin de se douter que le lieu deviendrait culte.

 

Ce petit hôtel de Préfecture doté d'un estaminet se nomme "CHEZ MARCEL".

 

A cette époque, les bohémiens n'ont pas le droit d'entrer dans la capitale, alors ils installent leurs campements au pied des fortifications dans des conditons d'insalubriété notoires. Dès 1885, un petit monde de chiffonniers, de ferrailleurs , de vanniers, de récupérateurs en tous genres est né. Ces derniers sont devenus brocanteurs. Ils vendaient à même le sol leurs trouvailles et ce marché anarchique se developpa au point que la ville de SAINT OUEN aménagea la zone pour faciliter le commerce des "puciers", et en faire le marché aux antiquités le plus populaire et le plus haut en couleur de PARIS.

 

En 1963, le couple DOUVILLE rachète "CHEZ MARCEL". La clientèle du café est principalement constituée des ouvriers des usines CHAIX et WONDER situées juste en face. Les nouveaux propriétaires rebaptisent leur café "LA CHOPE DES PUCES" et ouvrent également le samedi et le dimanche. Mondine GARCIA délaisse CHEZ LOUISETTE pour y prendre ses quartiers toutes les fins de semaine. Le succès est immédiat et LA CHOPE devient le rendez vous incontournable des musiciens manouches. Pourtant, le café ne paye pas de mine mais l'atmosphère enfumée est conviviale. Pour le prix d'une bière les initiés pouvent écouter la musique de Django REINHARDT et être les témoins de rencontres entre musiciens qui débouchent le plus souvent  sur des "boeufs" mémorables, sur leurs vieilles guitares de type SELMER. Nombre de vocations sont nées chez de jeunes visiteurs admiratifs.

  

Lorsque les époux DOUVILLE cèdent leur estaminet à Jeanne COCQ et à son mari, ceux-ci maintiennent la tradition.

 

Sous l'impulsion de Marcel CAMPION qui a racheté l'établissement en 2009, l'endroit a gardé son esprit authentique malgré le fait qu'il soit devenu lieu branché - pour ne pas dire people - avec son comptoir en zinc, ses murs décorés des photos prises lors des prestations le plus souvent improvisées des musiciens qui s'y sont succédés. L'ensemble rénové est rebaptisé "ESPACE DJANGO REINHARDT" . On y croise les grands musiciens du jazz manouche (Angelo DEBARRE, ROMANENinine GARCIA,  Tchavolo SCHMITT,  Chriss CAMPION, Thomas DUTRONC, Rocky GRESSET, Steeve LAFFONT et tant d'autres ...      ) des auteurs, des actrices, des chanteurs de variétés ...

 

Aujourd'hui, LA CHOPE regroupe une salle de concert, un restaurant, une école de musique dirigée par Ninine GARCIA (après avoir été créée par ROMANE), un studio d'enregistrement, une boutique d'instruments de musique et l'atelier de lutherie de Christophe LAGANE.

 

 Elle n'a rien perdu de la poésie et de l'inspiration musicale qu'elle succite depuis plusieurs générations.    

 

Olivier LE NIGLO

13 septembre 2013

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 23:24

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La mythique guitare manouche doit beaucoup à sa forme à pan coupé, sa petite bouche ovale et à ses cordes métalliques.

 

Au début des années 20, le Luthier Italien Mario MACCAFERRI, fort de son expérience de concertiste classique, eut l'idée de créer une guitare avec une meilleure projection du son et plus de puissance, en l'équipant d'un résonateur puisqu'à cette époque, le microphone n'est encore quasiment réservé qu'aux radios.

 

A Paris, il s'associe avec Henri SELMER pour produire ce type de guitares. A partir de 1935, SELMER développe seul le concept d'origine, sans résonateur, et ce jusqu'en 1952. Il sera construit, selon les sources, entre 600 et presque 900 guitares de ce type durant cette période. Elles furent équipées d'un micro-electro magnétique fabriqué par STIMER, à partir de 1947,  qui ajoute encore à la légende.

 

Après le tragique incendie de sa roulotte, Django REINHARDT a fait la rééducation de sa main gauche sur une guitare  que son frère Joseph avait "bricolé". Django réinvente alors un nouveau doigté en raison de son handicap.

 

Il adopte la SELMER en 1935 et il conquiert ensuite le monde en diffusant son French Jazz  avec une guitare dont les qualités sonores étaient très adaptées à son jeu et à ses traits incisifs. 

 

DJANGO se servait chez SELMER pour roder les guitares qui sortaient de l'atelier, allant jusqu'à en donner à l'occasion. Il n'en garda qu'une pour lui, la SELMER 503 que l'on peut admirer à la Cité de la Musique à Paris, et dont la tête porte le nom de Django.

 

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Le QUINTETTE DU HOT CLUB DE FRANCE fut même endorsé SELMER, pratique devenue courante aujourd'hui chez les guitaristes de renom. 

 

Après la mort de Django, en 1953, le "swing gitan" est marginalisé dans quelques clubs et peu de luthiers fabriquent des guitares de type SELMER. Les plus célèbres demeurent  BUSATO,  DI MAURO, CASTELLUCCIA, JACOBACCI ou FAVINO. Ce dernier a fabriqué de nombreux instruments pour la famille FERRET, pour Georges BRASSENS (sans pan coupé) ou encore Enrico MACIAS.

 

Aujourd'hui, la référence principale est le Luthier Maurice DUPONT, dont l'atelier est situé à Cognac. Mais le renouveau du "jazz manouche" a fait que de nombreux luthiers, non seulement en France mais dans le monde entier, fabriquent des répliques de cette guitare. Souvent de qualité inégale, selon qu'elles sont de factures artisanales ( Jean Baptiste CASTELLUCCIA, VENDROMINI, Gilles POURTROY, Alain MAZAUD, LEBRETON) ou semi-industrielles (ARIA, GALLATO,DELL'ARTE, GITANE), les prix s'échelonnent entre 300 et 4500 €.

 

Une authentique SELMER, il en reste peu, peut valoir plus de 20 000 €, mais se dire que Django l'a peut être rodée est un sacré stimulant pour un achat.

 

 

Olivier LE NIGLO

29 septembre 2013

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