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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 14:28
Selmer modèle 503 ayant appartenu à Django Reinhardt

Selmer modèle 503 ayant appartenu à Django Reinhardt

 

 

 

    Le Jazz Manouche doit aussi beaucoup à l’utilisation de la guitare de type « Selmer ».

    Le 20 mai 1900, Mario Maccaferri naît à Cento, village proche de Bologne. Fils d’ouvriers agricoles, il est apprenti charpentier avant d’entrer à l’école de lutherie du guitariste Luigi Mozzani à Bologne. A vingt-trois ans, Mario ouvre une boutique d’instruments de musique, enseigne la guitare et entreprend une carrière internationale de concertiste. 

    Fort de son expérience de concertiste classique, il eut alors l'idée de créer une guitare, avec une meilleure projection du son et davantage de puissance, en l'équipant d'un résonateur puisqu'à cette époque, le microphone n'était encore quasiment réservé qu'aux radios.  

    En 1932, à Paris, il s'associe avec Henri Selmer, clarinettiste et fabriquant d’instruments à vent,  pour produire ce nouveau type de guitares.

    En 1933, Mario Maccaferri se brouille avec Henri Selmer. Ce dernier développe seul le concept d'origine, sans résonateur, et ce,  jusqu'en 1952. Il sera fabriqué, selon les sources, entre 600 et presque 900 guitares de ce modèle durant cette période. A partir de 1934, la boite de résonnance est abandonnée, puis c’est au manche d’être allongé pour offrir quatorze cases hors caisse. En 1947, la Selmer est équipée d'un micro-électro magnétique fabriqué par Stimer qui ajoute encore à la légende.

    La mythique guitare manouche doit également beaucoup à sa forme à pan coupé, à son manche étroit, à sa petite bouche ovale et à ses cordes métalliques.  

    On se souvient qu’après le tragique incendie de sa roulotte, Django Reinhardt a fait la rééducation de sa main gauche sur une guitare  que son frère Joseph avait fabriquée, selon la légende.  

    En 1934, Django Reinhardt adopte la guitare Selmer dont il assurera la promotion. Il faut dire que lorsqu’il perdait sa guitare au jeu, il allait se servir au magasin Selmer de la place Dancourt à Paris ! Il n'en garda qu'une pour lui, la Selmer 503 que l'on peut admirer à la Cité de la Musique à Paris, et dont la tête porte le nom de Django. 

    Il conquiert ensuite le monde en diffusant son « French Jazz »  avec une guitare dont les qualités sonores étaient très adaptées à son jeu et à ses traits incisifs.      

    « Le Quintette du Hot Club de France » fut même « endorsé »  Selmer, pratique devenue courante aujourd'hui chez les musiciens de renom qui donnent leur nom à un modèle d’instrument.   

    Après la mort de Django Reinhardt, en 1953, le « swing gitan » est marginalisé dans quelques clubs et peu de luthiers fabriquent des guitares de type Selmer. Les plus célèbres demeurent  Busato,  Di Mauro, Castelluccia, Jacobacci ou Favino. Ce dernier a fabriqué de nombreux instruments pour la famille Ferret, pour Georges Brassens (sans pan coupé) ou encore Enrico Macias.  

    Aujourd'hui, la référence principale est le Luthier Maurice Dupont, dont l'atelier est situé à Cognac. Mais le renouveau du "Jazz Manouche" fait que de nombreux luthiers, non seulement en France mais dans le monde entier, fabriquent des répliques de cette guitare. Souvent de qualité inégale, selon qu'elles sont de factures semi-industrielles (Aria, Gallato, Dell’arte, Gitane), ou artisanales (Jean Baptiste Castelluccia, François Vendromini, Gilles Pourtroy, Alain Mazaud, Jean-Noël Lebreton). Les prix s'échelonnent entre 300 et 5500 euros.

    Une authentique Selmer, il en reste en définitive très peu, vaut plus de 20 000 euros. Mais se dire que Django l'a peut être rodée,  est un sacré stimulant pour un achat.  

    Quant à Mario Maccaferri, il abandonna sa carrière de concertiste et s’installa aux Etats-Unis où il développa avec succès son idée d’anches en plastique (petite languette dont les vibrations produisent les sons dans certains instruments à vent, comme la clarinette). En 1947, il inventa la pince à linge en plastique, se spécialisa dans les revêtements pour salle de bains, l’isolation phonique et les instruments de musique en plastique dont son plus gros succès sera son Ukulélé vendu à plus de neuf millions d’exemplaires, avant de présenter des batteries en plastique et son « plastic violon ».

    Mario Maccaferri  est mort le 16 avril 1993 en laissant derrière lui de nombreux brevets, mais son nom restera associé à tout jamais à un type exceptionnel de guitare.

 

Olivier BLOCHET

Copyright 2013 et 2018 - cet article a déjà fait l'objet d'une publication le 29 septembre 2013 -

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 14:05

 

Il serait illusoire de présenter un catalogue complet de toute la production musicale liée au jazz manouche.

Toutefois, je présente dans cette chronique la production des artistes les plus représentatifs du genre.

Cette chronique sera complétée au fil de l'eau ...

 

 

Django Reinhardt

(principalement des compilations)

- Accords parfaits - BMG 2000

- Djangology - coffret de 10 cd

- Swing from Paris - Le Chant du Monde / Harmonia Mundi 2008

- La légende de Django Reinhardt - EMI-PATHE 2003

 

Joseph Reinhardt

- Hommage à Django Reinhardt par Joseph Reinhardt (vinyle NG 1969)

- Joseph Reinhardt joue pour Django Reinhardt (vinyle BIEM LP)

- Joseph joue Django - réédition en CD par L'Autre Distribution 2010

- Live in Paris - 1966 - ( Réédition en CD par Label Hot Club Records / Jon Larsen)

Les Frères Ferret

- Les Gitans de Paris , compilation de 3 cd : PARIS - 1938-1956 – Frémaux et Associés 2009 

 Henri Crolla

- Crolla & Co, Hommage à Django de ses compagnons (jazz in Paris, Universal 2001)

- Begin the beguine, (jazz in Paris, Universal 2002)

- Quand refleuriront les lilas blancs (jazz in Paris, Universal 2002)

- Musiques de cinéma ( jazz in Paris, Universal 2007)

- Le long des rues ( jazz in Paris, Universal 2009)

Tchan Tchou Vidal

- La Gitane (Iris Music 1986)

Marcel Bianchi

- The exciting electric guitar of Marcel Bianchi  ( période électrique)

- The swingin’ guitar of Marcke Bianchi (période acoustique 1937-1953)

- The Hawaian guitar of Marcel Bianchi

 Jean Pierre SASSON et son Orchestre

-   Hommage à Django Reinhardt (Colombia)

Elek Baczik

- The electric guitar of the eclectic Elek Baczik (Fontana 1962)

- Elek bacsik - Best of ( Djaz Records)

Francis-Alfred Moerman

  • Gitan et Tzigane – Magie de la guitare (Sony Music 1993)
  • Valses Manouches ( Iris Music 1994)
  • The best of  FrancisAlfred Moerman – Djaz Records 2002
  • L’infini voyage   Label The Orchand 2011

René Mailhes

-  Gopaliné  1995

- Gitrane 1996

- Carrément 2005

- Chtildo2008

Lulu Reinhardt

  • Swing Legend of Gypsies jazz – DFU Records 2007
  • Lulu Swing - autoproduction - 2012

 

Babik Reinhardt

- Nuances - Adami 1992

 

Mandino Reinhardt

  • Sweet Chorus ( Omega 1984)
  • Sweet Chorus - Californian Wine (Omega 1986)
  • Note Manouche (Materiali Sonori 1994)
  • Note Manouche - Complices (Djaz record1996, réédité par Frémaux et associés)
  • Bande originale du film "Swing" (Warner Music 2002)
  • Digo o Divès (Chant du Monde / Harmonia mundi 2004)
  • Le swing du luthier (autoproduction 2008)

Tchavolo Schmitt

- Hot club Da Sinti – Linkshanle Records 1981

- Gypsy Réunion avec Dorado Schmitt & Patrick Saussois – Djaz  1993

- Note Manouche - participation - 1994

- Miri Familia - Djaz 2000

- Alors, Voila  - Iris Music 2000

- Memories of Django - avec Angelo Debarre – Chant du Monde / Harmonia Mundi  2004

- Loutcha - Chant du Monde / Harmonia Mundi  2005

- Live at cité de la musique - 6-7 mai 2005

 -  Seven Gypsy Night - Chant du Monde / Harmonia Mundi  2007

- Live in Paris - Chant du Monde / Harmonia Mundi  2010

- Mélancolie d'un soir - Label Ouest

Filmographie

- Latcho Drom - de Tony GATLIF 1992

- Swing - de Tony GATLIF 2002

- Les Fils du Vent - de Bruno le JEAN 2012

 

Dorado SCHMITT:

- Hommage a la Romanès – Leico Records 1983

- Notre histoire – Blue Flame  1986

- Gypsy réunion - avec Patrick Saussois et Tchavolo Schmitt – Djaz Records 1993

- Latcho Drom - bande originale du film de Tony Gatlif – La Bande Son 1993

- Parisienne – Djaz Records 1995

- Rendez-vous - avec Pierre Blanchard – Le Chant du Monde / Harmonia Mundi  2004

- Dorado sing - EDM 1995

- Live at the Kennedy Center - SP Production  2003

- Family  - avec Samson et Amati – Dreyfus Records 2009

- Live at Birland – Three’s a crown records 2013 

Samson SCHMITT:

- Djieske  - EMD 2002

- Alicia - EDM 2006

-  Crazy Sound 2014 

- Camping swing - Frémaux et associés 2015

 

Amati SCHMITT:

- Sonny day - Chant du Monde / Harmonia Mundi  2011

 

Brady Winterstein :

- Happy together

 

Moreno WINTERSTEIN

- Yochka – Al Sun 1994

- Moreno boléro – Al sun 1996

- Electric !   Al  sun 1997

- Romano Baschepen - avec Angelo Debarre - Al Sun 1998

- Le fils du vent – Nord-Sud  2003

- Django Club - Nocturne 2007

- Moreno et Marina quartet – Nord-Sud 2010

 

Boulou et Elios Ferré

- Intersection , avec Alin Jean Marie (piano) - 2001

- Jazz in Paris n° 10 - compilation des enregistrements des années Barclay de Boulou Ferré  -     Universal Music 2012

- Brothers to brothers - Plus loin music 2011

- Boulou solo - JMS 2013   

 

 

Christian Escoudé

- Three of the kind 1985 - avec Boulou Ferré et Babick Reinhardt

- Le trio Gitan 

- A suite for gypsies - Gitanes 1998

 

Romane

(tous chez Frémaux & Associés sauf "Tribulation" (Universal Music)

- Swing for Ninine 1992

- Quintet 1994

- Ombre 1996

- New quintet du Hot Club de France 1998

- Samois sur Seine 1998

- Impair et valses 1999

- Elegance  en duo avec Stochelo ROSENBERG 2000

- Romane acoustic quartet 2002

- Romane & The Frédéric Manoukian Orchestra 2002

- Swing in Nashville 2003

- Djangovision 2003

- Double Jeu  avec Stochelo Rosenberg 2004

- French Guitar 2005

- Gypsy Guitar Master en duo avec Stochelo Rosenberg 2006

- Père et Fils avec Richard MANETTI 2007

- Tribulations  avec Stochelo Rosenberg et Guests 2010

- Roots and Groove 2011

- Guitar Family Connection avec Richard et Pierre Manetti 2013

 

Jimmy Rosenberg

 Discographie :

-         Safari avec Gypsy kids , hot club record, 1992

-         Sinti, avec Johnny et Rinus Steinbach, 1995

-         Swinging with Jimmy, HCR 1996 (réédité en 2005)

-         Jimmy Rosenberg, avec Angelo Debarre et Biréli Lagrène, Hot Club Records, 1998

-         Django tiger, avec Andreas Oberg, 2003

-           Rose Rom, 2004

-         Trio, 2004

-         The alternative one and only, avec Angelo Debarre et Biréli Lagrène, HCR 2013

 Dvd

 -         Jimmy Rosenberg is back, mars 2007

-             Live at the Bimbus, juillet 2007

-          Dreams, drugs and Django, avec Jon Larsen 2010

 

Patrick Saussois

  • Hommage à Django Reinhardt -  (Label     ESG 1978)
  • Si tu savais - avec Didier Roussin - (Label Quartet 1982)
  • Deux guitares et un violon - avec Jo Privat - (Label ILD 1982)
  • Golden coast blues - avec Jean Claude Fohrenbach - 1988
  • Isn't it Romantic ? - avec Stan Lafferrière - 1988
  • C'est magnifique - (Label ILD 1992)
  • Easy leaving' - avec Georges Arvanitas - 1992
  • Gypsy Réunion - avec Tchavolo Schmitt et Dorado Schmitt - (Djaz 1996)
  • Alma Sinti - 1996
  • Et maintenant (avec Patgiraud) - 1997
  • Alma Sinti - Rythmes Gitans - 1999
  • Unissued studio sessions (1990 et 1994, réédité par DJAZ RECORD 1999)
  • Un p'tit coin d'paradis - avec Koen De Cauter (Djaz 2001)
  • Alma Sinti "La Roulottes" - 2002
  • It's the same thing everywhere - 2003
  • Alma Sinti - Le Chemin des Forains - 2003
  • Django ! A tribute to Djando Reinhardt par P. Saussois et friends (Djaz 2004)
  • Swingin' american songs (Djaz 2005)
  • The best of Alma Sinti & P. Saussois - 1996-2006 (Djaz 2006)
  • Alma Sinti "Nuit de Paris" (Djaz 2006)
  • Le Quecumbar, Live in London - avec Daniel John Martin (Le Q Label 2009)
  • The look of love - a tribute to Burch Bacharan - avec Rhoda Scott (Djaz 2010)

 

Biréli Lagrène

- Routes to Django (1981)                                                                                                

'- Swing’81 (1981)

- Inferno (1988)

- Foreign affair ( EMI 1988)

- Standars (1992)

- My favorite Django (1995)

- Blue eyes (1999)

- Gipsy project and friends (Dreyfus  2004)

- Move (Dreyfus 2004)

- Bireli Lagrène & WDR Big Band - Dreyfus 2005

- Just the way you are - Dreyfus Music 2007

- Mouvements - 2012  

 

Stochelo Rosenberg

- Seresta – Hot club record /  Jon Larsen 1989

- Gipsy summer (1991)

- Impression  (1992)

- Live at the North sea jazz festival’92 (1992)

- Caravan  - avec Stéphane GRAPELLI  - Verve / Universal 1992

- Gypsy swing - avec John Lewis (1995)

- Elegance - duo avec Romane- (Fremaux & A ssociés 2000

- Jazz à Vienne (2000)

- Suenos Gitanos – Polydor / Universal 2001

- Gypsy Project - participation - 2002

- Live in Samois – Tribute to Django Reinhardt - 2003

- Double Jeu - duo avec Romane  - Frémaux & associés 2004

- Ready’N Able - avec le Stochelo Rosenberg trio – Iris Music 2005

- Gypsy guitar masters - en duo avec Romane  - Frémaux & associés 2006

- Root (Iris Music / Harmonia Mundi 2007

- Tribute to Stéphane Grappelli ( 2008)

- Djangologist  avec Bireli Lagrène (2010)

- Tribulations - avec Romane et plusieurs invités- Universal Music 2010

- Noche Calliente (2011)

 

Angelo Debarre

Discographie:

 - Gipsy Guitar - avec Serge Camps et Franck Anastasia – Hot Club Records / Jon Larsen 1988

- La roue fleurie - avec le Hot Club de Norvège – Hot Club Records 1991)

- Romano Baschepen -  avec Moreno Trio  - Al Sur 1998

- Caprice – Hot Club Records 1998

- Swing rencontre - avec Ludovic Beier – Chant du Monde 2000

- Come into my swing - avec Ludovic Beier (Chant du Monde 2003

- Portrait of Angelo Debarre - 2003

- Angelo is back in town - avec le avec le Hot Club de Norvège – Hot Club Records 2004

- Entres amis - avec Ludovic Beier – Chant du Monde 20014

- Memorie avec Tchavolo Schmitt – Le Chant du Monde 2004

- Entre ciel et terre - avec Ludovic Beier – Le Chant du Monde 2006

- Parole de swing - avec Ludovic Beier – Le Chant du Monde 2007

- Trio à tout cordes – Le Chant du Monde 2008

- Gipsy unity – Le Chant du Monde 2009

- Impromptu – Frémaux & associés 2010

- Complicité – Le Chant du Monde 2013

 

Documentaire :

- Les Fils du Vents,  de Bruno Le Jean -2012

 

David Reinhardt

Discographie :

  • 2004 : David Reinhardt Trio (RDC Records)
  • 2008 : David Reinhardt Trio – The way of heart (Christal Records)
  • 2011 : David Reinhardt Trio – Colombe (Christal Records)
  • 2015 : Spiritual Project (Christal Records)

Participations :

  • 2005 : Bloc-Notes – Méthode pédagogique de Samy Daussat (Editions Coup de pouce)
  • 2008 : 20 Ans de Trio Gitan – formation menée par Christian Escoudé (Nocturne)
  • 2009 : Samy Daussat Trio – La petite famille
  • 2010 : 100 de Django Reinhardt (Cristal Records)
  • 2010 : Django, une histoire en cours (Label Ouest)

 

 

Ninine Garcia

- My dream of love - Djaz 2004

- Nouvelle vie - Must 2008

- swing au coeur ... de Paris ( Trio Garcia) - Label Ouest 2011

- Laissez moi tranquille - VLF production 2015

- Héritages - Continuo jazz 2019

 

Steeve Laffont

- Sré Kidjades – Plus loin music / Harmonia Mundi 2005

- Latches - avec Yorgui Loeffler, Gino Roman, Chriss Campion - Universal Music Jazz 2008

- Swing for Jess -  Chant du Monde / Harmonia Mundi 2009

- Django et rien d’Autre – Live at « Les nuits Manouches » avec Raphael Faÿs et Yorgui Loeffler – Chant du Monde / Harmonia Mundi 2010    

- Live in Marciac - CD et DVD - – Chant du Monde / Harmonia Mundi 2011    

- New quintet  - – Chant du Monde / Harmonia Mundi 2012    

- Night in Corsica - Atout jazz

 

Samy Daussat

 

    • La petite famille 2009 - Label Ouest

                -      In time 2011 – Label Ouest

                 -      Nouvelle vague  2013 – Label Ouest

 

Publications

Astuces de la guitare manouche Vol.1 - 2003 (avec Angélo Debarre)

Astuces de la guitare manouche Vol.2 - 2004 (avec Angélo Debarre)

Coup De Pouce Swing Manouche - 2008 (Samy Daussat Trio)

Les secrets du jazz manouche - 2011 (Samy Daussat) (Hors série Guitarist Acoustic)

 

 

Adrien Moignard

 

      - Zaiti acoustic quartet – « Stilll me time » - Iris Music 2008

      - Selmer # 607 – Cristal records 2009

      - Selmer # 607 -  avec Stochelo ROSENBERG – Cristal records 2010

      - Django Club  -  JMS 2011

     - Adrien MOIGNARD - "All the way" – Dreyfus records 2010

     - Adrien MOIGNARD & Rocky GRESSET - " Entres Actes " – Dreyfus Music 2012

     - Adrien Moignard - " Between Clouds " – Dreyfus Music 2012 

     - Gonzalo Bergara & Adrien Moignard -  « Clasico »  - 2013

 

Pierre Manetti

- Père et fils - avec Romane –Iris Music 2007

- Why Not –Label Bleu 2012

- Guitar Family - avec Romane  et Pierre Manetti – Fremaux & associés

 

Sébastien Giniaux

- Mélodie des choses -  Harmonia Mundi  2012

 

Richard Manetti et Sébastien GINIAUX 

- Selmer  # 607 – Christal Records 2009

- Selmer # 607 – Christal Records  2010

- Django Club - JMS 2012

 

Aurore Voilquié trio ( featuring Angelo Debarre)

- La valse bohémienne  - La pierre brute 2018

- Un soir d'été - Adami 2020

 

Rocky Gresset

- Rocky Gresset - Dreyfus jazz 2009

-

 

Olivier Blochet

Le 20 juin 2018

actualisation le 17 novembre 2021​​​

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 11:00
Musiciens Tziganes

Musiciens Tziganes

 

 

Relevant de l’improvisation, la musique Tzigane s’est imposée en Europe centrale sans pourtant avoir donné lieu à l’écriture de partitions. Le répertoire s’est transmis de musiciens à musiciens, d’interprètes à interprètes, de pères en fils, et les noms des auteurs se sont perdus dans l’histoire tumultueuse d’un peuple souvent en quête de tranquillité plus que de reconnaissance.

Des musiciens de formations classiques, fascinés par cette musique alternant des vagues de tristesse lancinante avec l’allégresse joyeuse et insouciante de la liberté, se sont très largement inspirés de ce répertoire traditionnel « libre de droits » pour en faire des « classiques » au sens noble.

Ces compositeurs ont su adapter la musique Tzigane selon leur propre sensibilité.

Joseph Haydn, pourtant adepte de structures musicales très classiques, a succombé aux rythmes endiablés et parfois dissonants des harmonies tziganes, pour preuve le dernier mouvement de son « Trio pour piano n° 393 intitulé « In the Gypsy’s style » (1795).

Quant à Brahms, dont les « Danses hongroises », composées entre 1867 et 1880, comblent les amateurs de musique classique, elles ne sont que la simple transcription pour piano de mélodies populaires jouées dans les fêtes populaires d’Europe centrale.

Le compositeur Roumain Enesco retranscrira également pour le piano des mélodies populaires roumaines connues sous le nom de « Rhapsodie roumaines » (1901) avant de composer des pièces originales inspirées de la technique musicale tzigane faite de gammes chromatiques et de trémolos.

D’origine hongroise, Franz Listz s’aperçut très tôt que les musiques populaires hongroises et bohémiennes pouvaient être une source d’inspiration. Lui qui disait des Tziganes : « le soliste joue une mélodie faite de rupture de mode ou de rythme, il divague durant une improvisation sempiternelle », il composera « à la hongroise » 19 rhapsodies.

Inspiré par la virtuosité des musiciens de l’est, le compositeur espagnol Pablo de Sarasate composa en 1878 « Zigeunerweisen » (« Airs bohémiens ») une œuvre pour violon  dans laquelle les thèmes tziganes et les  csárdás hongroises sont omniprésents.

Un peu plus tard, les compositeurs hongrois Béla Bartok et Zoltan Kodaly distinguèrent les musiques populaires roumaines et hongroises de la musique Tzigane. Le second composa ses douze « Danses de Galánta » en souvenir de son enfance bercée par les violons et les chants en romani des musiciens tziganes de son village.

Pour sa part, Ravel fut un compositeur inspiré par la virtuosité des musiciens tziganes. En 1924, il composa sa « Rhapsodie tzigane » et il la dédia au violoniste virtuose Jelly d’Aranyi. On peut dire que Ravel, tant avec ses emprunts  à la musique populaire de l’est qu’à la musique espagnol et au jazz, a su s’affranchir des codes classiques et de son académisme.

La musique Tzigane a pris toute la place qui lui revenait dans le répertoire classique. Il serait bon de lui en faire plus souvent le crédit

 

Olivier Blochet

Le 20 mai 2018

Copyright Olivier Blochet - mai 2018

 

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 09:34

Dès le 15ème siècle, après avoir excellés dans le commerce des chevaux puis dans le travail des métaux,  les Tsiganes se font remarquer comme musiciens professionnels, en jouant principalement du luth, à la Cour de Mathias CORVIN, Roi de HONGRIE.

 

La période est politiquement trouble. La HONGRIE est occupée par les Turcs. Qu'à cela ne tienne, les Tsiganes jouent "à la Turque" pour les Pachas et "à la Hongroise"  pour les Prince Magyars (nom des Hongrois installés dans les plaines du moyen Danube).

 

Soucieux de plaire, ils jouent la musique folklorique et populaire qui plaît, mais très vite leur propre tempérament musical va bousculer un peu leur interprétation de la musique locale en y adjoignant une vélocité qui donne naissance à la musique dite "Tsigane". Ils interprêtent alors leur musique à l'occasion de fêtes ou cérémonies, dans les restaurants et les cafés.

 

Mais ce n'est qu'au 18ème siècle que les Tsiganes de Hongrie font danser dans les bals publics au son du violon et du cymbalum appelé également piano tsigane ( instrument à cordes frappées de la famille des cithares sur table).

 

 

 

ORCHESTRE HONGROIS 1

 

 

A la même époque, en France, les Manouche arrivés au 15 ème siècle sont réputés comme joueurs de harpes. Certains jouent même du fifre (petite flûte en bois au son aigu) et du tambour dans les régiments Français.

 

C'est lors de l'EXPOSITION UNIVERSELLE de PARIS  en1867 que les orchestres de Tsiganes Hongrois, venus pour l'occasion, vont s'installer durablement dans les cafés chics, les brasseries Parisiennes et plus tard dans les cabarets Russes. Leurs costumes de Hussards et leur musique langoureuse deviennent à la mode

 

 Les Manouches s'adaptent à cette musique en lui donnant une couleur particulière faite de flamme et de mélancolie mais aussi d'improvisations. Ainsi naît "la valse Tsigane" ou "valse gitane" dans les bals musettes, jouée à l'époque au banjo-guitare et dont le genre doit beaucoup à des musiciens tels que Matteo GARCIA, Gusti MALHA ou Poulette CASTRO.

 

Cette musique fut déterminante dans la formation du jeune Django REINHARDT et elle lui permis de développer cette science des harmonies recherchées qui contrastent avec la rudesse du style des accordéonistes qu'il accompagnait dès l'âge de 12 ans.

 

En 1931, Django REINHARDT découvre à TOULON la musique de Duke ELLINGTON, et de Louis ARMSTRONG. La faculté d'adaptation de Django est flagrante. Il interprète dès lors le jazz venu d'outre atlantique avec une sonorité propre. De cette rencontre va naître le "jazz  manouche", synthèse du jazz américain et des sonorités chatoyantes de la musique tsigane qui a fini par s'imposer comme le reflet musical d'une communauté.

 

 

Olivier BLOCHET 

Le 15 décembre 2013

© Droits réservés – Olivier Blochet - décembre 2013

 

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 18:27

Lorsqu'en 1910, un entrepreneur fit construire un petit immeuble Porte de Clignancourt, sur un terre plein désertique au pied des fortifications parisiennes, il était loin de se douter que le lieu deviendrait culte.

 

Ce petit hôtel de Préfecture doté d'un estaminet se nomme "CHEZ MARCEL".

 

A cette époque, les bohémiens n'ont pas le droit d'entrer dans la capitale, alors ils installent leurs campements au pied des fortifications dans des conditons d'insalubriété notoires. Dès 1885, un petit monde de chiffonniers, de ferrailleurs , de vanniers, de récupérateurs en tous genres est né. Ces derniers sont devenus brocanteurs. Ils vendaient à même le sol leurs trouvailles et ce marché anarchique se developpa au point que la ville de SAINT OUEN aménagea la zone pour faciliter le commerce des "puciers", et en faire le marché aux antiquités le plus populaire et le plus haut en couleur de PARIS.

 

En 1963, le couple DOUVILLE rachète "CHEZ MARCEL". La clientèle du café est principalement constituée des ouvriers des usines CHAIX et WONDER situées juste en face. Les nouveaux propriétaires rebaptisent leur café "LA CHOPE DES PUCES" et ouvrent également le samedi et le dimanche. Mondine GARCIA délaisse CHEZ LOUISETTE pour y prendre ses quartiers toutes les fins de semaine. Le succès est immédiat et LA CHOPE devient le rendez vous incontournable des musiciens manouches. Pourtant, le café ne paye pas de mine mais l'atmosphère enfumée est conviviale. Pour le prix d'une bière les initiés pouvent écouter la musique de Django REINHARDT et être les témoins de rencontres entre musiciens qui débouchent le plus souvent  sur des "boeufs" mémorables, sur leurs vieilles guitares de type SELMER. Nombre de vocations sont nées chez de jeunes visiteurs admiratifs.

  

Lorsque les époux DOUVILLE cèdent leur estaminet à Jeanne COCQ et à son mari, ceux-ci maintiennent la tradition.

 

Sous l'impulsion de Marcel CAMPION qui a racheté l'établissement en 2009, l'endroit a gardé son esprit authentique malgré le fait qu'il soit devenu lieu branché - pour ne pas dire people - avec son comptoir en zinc, ses murs décorés des photos prises lors des prestations le plus souvent improvisées des musiciens qui s'y sont succédé. L'ensemble rénové est rebaptisé "ESPACE DJANGO REINHARDT" . On y croise les grands musiciens du jazz manouche (Angelo DEBARRE, ROMANENinine GARCIA,  Tchavolo SCHMITT,  Chriss CAMPION, Thomas DUTRONC, Rocky GRESSET, Steeve LAFFONT et tant d'autres ...      ) des auteurs, des actrices, des chanteurs de variétés ...

 

Aujourd'hui, LA CHOPE regroupe une salle de concert, un restaurant, une école de musique dirigée par Ninine GARCIA (après avoir été créée par ROMANE), un studio d'enregistrement, une boutique d'instruments de musique et l'atelier de lutherie de Christophe LAGANE.

 

 Elle n'a rien perdu de la poésie et de l'inspiration musicale qu'elle suscite depuis plusieurs générations.    

 

Olivier BLOCHET dit LE NIGLO

13 septembre 2013

© Droits réservés – Olivier Blochet - septembre 2013

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 23:24

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La mythique guitare manouche doit beaucoup à sa forme à pan coupé, sa petite bouche ovale et à ses cordes métalliques.

 

Au début des années 20, le Luthier Italien Mario MACCAFERRI, fort de son expérience de concertiste classique, eut l'idée de créer une guitare avec une meilleure projection du son et plus de puissance, en l'équipant d'un résonateur puisqu'à cette époque, le microphone n'est encore quasiment réservé qu'aux radios.

 

A Paris, il s'associe avec Henri SELMER pour produire ce type de guitares. A partir de 1935, SELMER développe seul le concept d'origine, sans résonateur, et ce jusqu'en 1952. Il sera construit, selon les sources, entre 600 et presque 900 guitares de ce type durant cette période. Elles furent équipées d'un micro-electro magnétique fabriqué par STIMER, à partir de 1947,  qui ajoute encore à la légende.

 

Après le tragique incendie de sa roulotte, Django REINHARDT a fait la rééducation de sa main gauche sur une guitare  que son frère Joseph avait "bricolé". Django réinvente alors un nouveau doigté en raison de son handicap.

 

Il adopte la SELMER en 1935 et il conquiert ensuite le monde en diffusant son French Jazz  avec une guitare dont les qualités sonores étaient très adaptées à son jeu et à ses traits incisifs. 

 

DJANGO se servait chez SELMER pour roder les guitares qui sortaient de l'atelier, allant jusqu'à en donner à l'occasion. Il n'en garda qu'une pour lui, la SELMER 503 que l'on peut admirer à la Cité de la Musique à Paris, et dont la tête porte le nom de Django.

 

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Le QUINTETTE DU HOT CLUB DE FRANCE fut même endorsé SELMER, pratique devenue courante aujourd'hui chez les guitaristes de renom. 

 

Après la mort de Django, en 1953, le "swing gitan" est marginalisé dans quelques clubs et peu de luthiers fabriquent des guitares de type SELMER. Les plus célèbres demeurent  BUSATO,  DI MAURO, CASTELLUCCIA, JACOBACCI ou FAVINO. Ce dernier a fabriqué de nombreux instruments pour la famille FERRET, pour Georges BRASSENS (sans pan coupé) ou encore Enrico MACIAS.

 

Aujourd'hui, la référence principale est le Luthier Maurice DUPONT, dont l'atelier est situé à Cognac. Mais le renouveau du "jazz manouche" a fait que de nombreux luthiers, non seulement en France mais dans le monde entier, fabriquent des répliques de cette guitare. Souvent de qualité inégale, selon qu'elles sont de factures artisanales ( Jean Baptiste CASTELLUCCIA, VENDROMINI, Gilles POURTROY, Alain MAZAUD, LEBRETON) ou semi-industrielles (ARIA, GALLATO,DELL'ARTE, GITANE), les prix s'échelonnent entre 300 et 4500 €.

 

Une authentique SELMER, il en reste peu, peut valoir plus de 20 000 €, mais se dire que Django l'a peut être rodée est un sacré stimulant pour un achat.

 

 

Olivier BLOCHET dit le LE NIGLO

29 septembre 2013

 

© Droits réservés – Olivier Blochet - septembre 2013

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