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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 06:30
Christophe Michaud

Christophe Michaud

Aujourd’hui, je présente Christophe Michaud :

un auteur de Dark fantasy .

 

O.B : Bonjour, Christophe Michaud, pouvez-vous vous présenter en quelques mots : quel est votre parcours, que faisiez-vous avant d’écrire ?

C.M : J’ai toujours été attiré par les livres. C’est donc tout naturellement, que j’ai commencé ma vie professionnelle en tant que libraire. Malheureusement, je suis arrivé  dans le métier à la fin des années 80, au moment où la librairie traditionnelle a commencé à décliner. Je ne me voyais pas faire de la mise en rayon dans la grande distribution. J’ai donc repris mes études pour travailler dans l’édition mais j’ai découvert la géographie, ce qui m’a amené à l’urbanisme que j’ai exercé pendant dix ans. Les aléas de la vie ont fait que je me suis retrouvé dans l’informatique. C’est un métier que j’affectionne particulièrement et qui me permet de disposer d’un peu de temps libre pour écrire.

 

O.B : Depuis quand écrivez vous et quel type de livre écrivez- vous ?

C.M : J’écris depuis tout petit. J’ai toujours aimé prendre une feuille et un crayon et laisser mon esprit vagabonder. J’ai voulu me diriger vers l’écriture de scénarii de BD mais ma vie professionnelle ne m’a pas laissé le temps de m’investir dans mes projets. Je me suis remis à écrire vers 2010. J’ai choisi de faire de la Dark fantasy, un genre un peu confidentiel mais si intéressant. Ceci dit, je ne me limite pas qu’à ce type de récits, je travaille aussi sur des projets de science-fiction ou de thriller, voire aussi un livre pour enfants.

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

C.M : Mes derniers livres sont « le Sacrifice des Dieux » et « Le sacrifice des âmes du Purgatoire » issus de la série illustrée Codex Memoriæ. Celle-ci s’inspire de l’univers lovecraftien auquel j’ajoute de la mythologie grecque. On y suit, dans les années trente, un enquêteur du Saint Office qui se retrouve confronté à des situations qui le dépassent. La folie et les pertes de repères y sont également très présentes.

Les livres sont travaillés pour être des livres objets, avec une maquette un peu rétro et des illustrations, particulièrement en ce qui concerne « le sacrifice des Dieux » qui reprend le concept d’un journal de bord.

 

O.B : Pouvez-vous nous  parler de votre dernier ouvrage ?

 

C.M : Oui bien sûr. C’est un récit court intitulé “Le Réveilleur” où un tueur en série raconte son histoire à sa prochaine et dernière victime. La majeure partie de l’intrigue se déroule par une merveilleuse journée d’automne 44. C’est une histoire fantastique (on reste dans le genre de la dark fantasy) sur le thème d’une vengeance endiablée.

 

O.B : Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

 

C.M : J’affectionne particulièrement les sujets qui mettent l’Homme à une place insignifiante dans l’Univers. J’aime également exploiter les côtés sombres des personnages. Je me suis un peu lassé de lire des romans avec des personnalités lisses et, du coup, j’ai voulu prendre un peu le contrepied. Je trouve que c’est plus intéressant quand il n’y en a pas un pour rattraper l’autre.

 

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

 

C.M : Lorsque j’ai repris mes études, je suis passé par un équivalent du bac qui m’a permis d’entrer à l’université. Je suis donc arrivé en première année de géographie sans avoir fait de lycée. Cette année a été particulièrement difficile et éprouvante pour moi. Alors que j’allais chercher les résultats des partiels au secrétariat de l’Institut de Géographie de Paris IV, en sachant que j’avais tout raté (j’avais juste eu mon UV de probabilité, allez savoir pourquoi), je croise Jean-Robert Pitte, un de nos grands géographe français. Celui-ci me salue et m’indique que mes examens ne se sont pas bien déroulés. Il a eu une phrase simple et encourageante : “Ne vous laissez pas abattre”. Pour lui ce n’était probablement pas grand chose, mais pour moi, cette petite phrase m’a redonnée de l’énergie. J’ai suivi son conseil et tout s’est très bien passé. Aujourd’hui encore, quand j’ai un coup de mou je repense à ce moment et c’est reparti (sourire).

 

O.B : Christophe, les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

 

C.M : Ca dépend un peu du sujet. Une histoire comme « le Réveilleur » est très construite, selon une timeline précise. J’ai décrit chaque étape du récit dans l’ordre chronologique puis, ensuite, j’ai développé l’axe narratif. Pour « Codex Memoriæ », je connais le début et la fin avec en général une étape clef du récit. C’est donc mon inspiration qui guide mon écriture. Comme l’ambiance est assez onirique, je laisse souvent mon esprit vagabonder pour ensuite formaliser mes idées.  

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

 

C.M : Je travaille sur le troisième volume de « Codex Memoriæ ». Il parlera de la lumière nécessaire pour lutter contre les ténèbres. Toutefois, avoir un éclairage dans l’obscurité ne vous empêche pas de vous perdre. Bien que le côté fantastique soit toujours présent, il sera davantage traité comme un thriller afin d’élargir mon lectorat. Sans le gommer complètement, je vais minimiser l’aspect lovecraftien pour me donner un peu plus d’ouverture dans mes intrigues.

 

O.B : Allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

C.M : Oui, le salon du livre de Niort le 8 octobre.

 

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

 

C.M : Ne pas en garder sous le coude. Au contraire, mettre tout ce qu’on a dans son premier livre. Garder des idées pour un autre livre ne me semble pas pertinent car rien ne dit qu’il se fera. On a le temps d’évoluer, tant son écriture que dans sa manière de créer, et les idées qui auraient pu servir dans un premier livre seront perdues alors qu’elles auraient pu lui apporter de très bonnes choses. Si besoin, on trouvera toujours de nouvelles idées pour un prochain livre.

 

O.B : Actuellement, un grand nombre d’auteurs pense que le monde de l’édition est en crise. Pour votre part, comment appréhendez-vous celui-ci ?

C.M : Le monde de l’édition est en mutation. Le virage est difficile pour les éditeurs qui ont pignon sur rue et qui doivent désormais transiger avec tout un tas de jeunes maisons d’éditions numériques particulièrement dynamiques. Toutefois, tous doivent composer avec l’autoédition qui est une sorte d’épine dans leur pied. Il y a du bon et du moins bon, mais aujourd’hui, l’éditeur, pour moi, ne reste qu’un chef de projet (spécialisé dans l’édition). Je crois que la seule vraie différence concerne la promotion. Un éditeur (et je ne parle pas des sociétés de service qui se font passer pour tel) a des moyens de promotion et un réseau de distribution qu’un autoédité n’a pas et n’aura jamais. Réaliser une couverture, une maquette, ou s’attacher les services d’un correcteur est à la portée de tous, ce n’est qu’une question de moyens, mais ça reste accessible. Par contre, assurer sa promotion  et la diffusion est beaucoup plus difficile. Cela nécessite un savoir-faire que seules les maisons d’édition ont.

Au final, on s’aperçoit que les éditeurs lorgnent du côté des autoédités car ils représentent un vivier dans lequel ils peuvent piocher à tout moment, particulièrement quand l’auteur commence à avoir du succès avec l’avantage de ne pas investir sur son lancement. La boucle est bouclée et c’est très bien comme ça. On pourrait dire que rien ne se perd et que tout se transforme. Le dernier exemple en date est de celui de Jacques Vandroux, ce qui va pouvoir donner à sa déjà belle carrière d’auteur, un très bel essor (bien mérité).

 

O.B : Christophe, avez-vous des auteurs fétiches ?

C.M : Evidemment, Lovecraft. Je ne me lasse pas de lire et relire ses récits. Il tient une place assez importante dans mon cœur. Sinon, j’apprécie grandement Mickaël Moorcock, pour son concept de multivers. Howard et Ashton Smith pour le côté Héroic Fantasy. Pratchett pour son sens de l’humour. Dan Simmons pour la SF, Chattam pour les thrillers. Plus récemment des coups de coeur avec Zàfon et son « Ombre du vent », Justine Niogret et son « Chien du heaume » ou encore Damasio avec « la Horde du Contrevent ».

 

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

C.M : Je la lis la superbe intégrale de Clark Ashton Smith produit par Mnémos dans le cadre d’un financement participatif.

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

C.M : J’ai un site internet www.codexmemoriae.com où l’on retrouve mon actualité et les liens vers mes livres ainsi que les bandes-annonces. Il y a également une page Facebook dédiée et un compte twitter.

Les ouvrages sont disponibles en numérique via Amazon, Kobo, Google Play ou iBooks d’Apple mais aussi en format papier par l’intermédiaire de Lulu.com

 

O.B : Merci  Christophe Michaud d’avoir participé à cette interview qui va permettre aux lecteurs de vous découvrir ou de mieux vous connaitre.

 

 

Olivier Blochet

Interview réalisée le 8 juillet 2017

CHRISTOPHE MICHAUD : UN AUTEUR DE DARK FANTASY
CHRISTOPHE MICHAUD : UN AUTEUR DE DARK FANTASY
CHRISTOPHE MICHAUD : UN AUTEUR DE DARK FANTASY
Christophe Michaud au 18e Salon du livre de Montmorillon les 24 et 25 juin 2017 (photo copyright Olivier Blochet juin 2017)

Christophe Michaud au 18e Salon du livre de Montmorillon les 24 et 25 juin 2017 (photo copyright Olivier Blochet juin 2017)

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 16:35
Françoise Bercot

Françoise Bercot

Aujourd’hui, je présente Françoise Bercot une auteure

 

O.B : Bonjour Françoise Bercot. Merci d’avoir accepté cette nouvelle interview. Je rappelle à nos lecteurs que je vous avais présenté sur ce blog après la parution de « La fabrique de fantaisie »  en mai 2014. Depuis, vous avez eu une période d’activité intense liée à cette parution. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

En effet, ce livre a reçu le prix des Gourmets de Lettres de Toulouse, et l’accueil que m’a réservé cette ville m’a inspiré un autre livre intitulé Les Roses rouges de Toulouse, dont le peintre Mariano OTERO m’a fait l’honneur d’illustrer la couverture. Cela a été une rencontre liée aux affinités électives, car j’ai mis en exergue des vers de Garcia Lorca, que le père de Mariano a été le dernier à interviewer, ce que j’ignorais. Mon choix s’était porté spontanément sur un pastel de ce peintre dont je connaissais surtout les tableaux représentant des danseurs de tango. Peut-être devrais-je préciser que le personnage principal est espagnol. Le thème du livre est une rencontre amoureuse racontée de façon différente en fonction des narrateurs qui se succèdent sous forme de témoins, ou des points de vue adoptés. Il s’agit en quelque sorte d’exercices de style à la Queneau, c’est-à-dire de variations autour d’un thème central décliné chaque fois dans  un style et un registre de langue  différent, incluant de la poésie, des saynètes, des calligrammes…Ce procédé se retrouve dans ma Fabrique de fantaisie, notamment dans les discours de mariage de la deuxième partie. Ces deux livres ont été présentés dans de nombreux salons, en France et en Belgique (Mons). Je tiens à dire à quel point l’illustration de couverture est importante pour moi.  

 

 

 

FRANCOISE BERCOT : ENTRE LES MAILLES DE LA FOLIE

Je vous présente également, la photo d’une vitrine présentant les livres illustrés par le peintre Pascal EWALD auquel je tiens à rendre hommage, suivie d’un article de journal relatant l’événement.

FRANCOISE BERCOT : ENTRE LES MAILLES DE LA FOLIE
FRANCOISE BERCOT : ENTRE LES MAILLES DE LA FOLIE

OB : La parution de votre nouvel ouvrage est prévue en octobre prochain sous le titre de «   Entre les mailles de la folie ». Quel en est le thème et le sens du sous-titre « Suzanne Takes you down » ?

F .B : Le thème est tout entier dans le titre…C’est une allusion aux mailles du filet qui retiennent prisonnier. Ici, il s’agit de d’échapper à la folie qui nous entoure sous des formes multiples, là encore. C’est cette multiplicité et cette variété qui m’inspire. Cette fois-ci j’ai choisi d’écrire à la 2è personne du singulier pour entraîner avec moi le lecteur dans les méandres de la vie de Suzanne. Le sous-titre est directement inspiré de la chanson éponyme de Leonard Cohen. Suzanne vous entraîne dans son monde intérieur, dans sa folie douce …et pour mieux y pénétrer, j'ai choisi un narrateur omniscient, qui connaît les secrets intimes de Suzanne et à travers lequel, par un effet de miroir, l’auteur s'adresse au lecteur, de sorte que ce dernier s’identifie au personnage principal.

Du moins je l’espère !   

         

O.B : En vous adressant directement au lecteur, l’auteure que vous êtes nous renvoie à notre propre vécu et à nos émotions intimes dans un style original qui mêle humour et dérision, réalité mais aussi fiction,  dialogues et réflexions.

F.B : Oui, je l'ai voulu comme un échange de mails, journal intime, confidences, aperçus photographiques, secrets entrevus et entrevues secrètes, critiques de l’accueil en établissements prétendus hospitaliers, réflexions sur la maladie d’Alzheimer, amours fictifs ou  impossibles, relatant  des évènements tantôt tragiques, tantôt triviaux, souvent les deux à la fois, le narrateur  est un témoin omniscient qui nous entraîne dans  un tourbillon de folie tantôt douce, tantôt sévère,  car la vie  de Suzanne ne ressemble pas à un long fleuve tranquille, mais comme le chante Leonard Cohen :

She’s half-crazy but that's why you want to be there

Elle est à demi-folle mais c’est pour ça que tu veux être là.

 

                      

illustration : Daniel Challand

illustration : Daniel Challand

O.B : Françoise, vous avez un éclectisme littéraire assez fascinant. Comment faites-vous pour allier plusieurs activités professionnelles et des domaines d’explorations littéraires aussi divers ?

F.B : J’étais professeur de Lettres et passionnée de littérature. Je n’ai eu aucune difficulté à mener de front ma carrière d’enseignante et celle d’écrivaine. Cela était complémentaire. En outre, travaillant dans un lycée international, j’ai pu également cultiver mon amour des langues étrangères. Par ailleurs, ma formation de danseuse classique et modern’ jazz m’a tout naturellement amenée à la pratique d’un art martial chinois, satisfaisant ainsi ma quête d’esthétisme. Les calligrammes qui figurent dans la plupart de mes livres et la calligraphie en couverture de mon premier roman participent à cette quête de beauté et d'harmonie.

 

O.B : J’imagine que votre programme de fin d’année sera chargé et lié principalement à la parution de votre nouveau livre.

F.B : Oui, plusieurs salons du livre m’ont invitée, notamment ceux de Paris, Dourdan,  Lyon, Toulouse, Oléron, Rennes, Montmorillon,Mons. J'espère être présente à la fête du livre du Var, car c'est une région que j'évoque dans la plupart de mes romans et à laquelle je suis très attachée. En outre, deux peintres varois illustrent mes couvertures : Pascal Ewald et Daniel Challand.

Et bien sûr des séances  de dédicaces en librairie.

 

O.B : Vous êtes une des rares auteures française à vous rendre souvent à l’étranger pour des manifestations littéraires. Quelles expériences retirez-vous de ces rencontres ?

F.B : C’est toujours un plaisir de découvrir des lecteurs fervents de langue et de littérature françaises. C’est aussi un honneur pour moi de me retrouver avec des auteurs tels que Grimbert, Fernandez ou  Ruffin, ou encore le dessinateur de BD Daniel Kox dans le cadre de ces rencontres à l’étranger.

 

O.B : La littérature française a-t-elle toujours une aussi belle aura à l’étranger ?

F.B : Oui ! (en s’exclamant)

 

O.B : Françoise, avez-vous le sentiment que la crise du livre que nous ressentons aujourd’hui en France existe également dans les pays que vous fréquentez professionnellement ?

F.B : je n’ai pas cette impression, mais il m’est difficile d’avoir un point de vue objectif, car les étrangers qui achètent mes livres sont par définition  amoureux de notre culture.

 

O.B : J’imagine que vous projetez déjà un prochain livre pour 2018. Pouvez-vous nous en parler ou est ce trop tôt ?

F.B : Effectivement, je viens de commencer un roman, et c’est trop tôt pour en parler car je suis en plein processus d’élaboration.

 

O.B : Françoise vous nous faites un cadeau appréciable en nous offrant trois extraits de « Entre les mailles de la folie », que je reproduis ci-dessous :

 

Extrait n°1 :

 

MONSIEUR LE PILOTE,

Voilà bien longtemps que je voulais vous écrire,

Mais vous savez comment sont les grandes personnes, elles remettent au lendemain les choses essentielles pour se consacrer à leurs occupations d’adultes, elles préfèrent regarder la TV ou jouer avec leur ordinateur plutôt que rédiger une missive.

Bien sûr, le temps pour vous n’existe pas, et l’essentiel est invisible. Ce qui compte, c’est ce qu’on a dans le cœur. Alors vous pardonnerez sans doute  ma négligence et ma paresse. Un jour ou l’autre, pensais-je, il faudra bien que je dise au pilote que le petit Prince est redescendu sue Terre. Je l’ai tout de suite reconnu avec ses cheveux blonds, son regard clair son sourire d’enfant, sa silhouette fragile et sa longue écharpe flottant dans le vent, car le mistral soufflait fort ce jour-là.

Il exposait dans une galerie, car il avait eu tout le loisir d’apprendre à dessiner et à sculpter. Pas seulement des moutons ni des éléphants dans un boa, pas simplement des baobabs ni des volcans, mais toutes sortes d’animaux imaginaires, d’arbres, de fleurs, de drôles d’engins, d’hommes de de femmes parmi lesquelles je crus me reconnaître, et vous, monsieur le pilote, que je pris d’abord pour un embryon, tout recroquevillé dans une capsule entourée de flammes et flottant dans l’azur. La sculpture me plut tant que je l’acquis. Par la suite, chaque fois que j’écrivais un livre, je choisissais une œuvre de mon ami pour sa couverture.

Quitter son étoile pour venir sculpter la matière, c’était original, signer ses œuvres Eldjfall, c’était astucieux. J’ai fait des recherches ; en islandais, ça signifie volcan. Ervin Eldjall, ça sonnait bien. C’est pour cela aussi que j’aime le petit Prince : c’est un poète. Il possédait une fleur unique, dont monsieur de Saint-Exupéry nous a caché le nom : Maria Mey, qui signifie rose mystique dans sa langue.

Je suis persuadée qu’il est revenu sur terre pour embellir notre vie.

Et puis un jour le serpent l’a retrouvé et lui a injecté son venin et mon ami a de nouveau disparu

 

Extrait N°2 :

 C’est l’histoire d’un mec nommé Jules marié depuis plus de trente ans, grand-père de cinq minots, qui après des années de mésentente conjugale décide de co-abiter avec son épouse, une forme d’habitat sans coït très répandue chez les hommes mariés infidèles que leur maîtresse fait semblant de croire.

La régulière de Jules est mariée à un type violent et jaloux, qui, un mauvais jour, tente de la noyer dans sa baignoire et se ravise au dernier moment, laissant des marques prononcées sur le cou de la victime, qui va porter plainte. Appréhendé par la police, il reconnaît les faits et déclare avoir agi par dépit amoureux, mettant en cause l’infidélité de sa femme avec notre mec. Scandale au village.

Le type est condamné à six mois de prison avec sursis et Marie, la victime, obtient le divorce. Jules lui promet de quitter sa femme, mais il ne veut pas abandonner sa belle villa au sommet de la colline, d’où il peut contempler chaque soir le coucher de soleil sur les calanques, tandis que les lumières du village s’allument une à une à ses pieds comme les étoiles au firmament. Jules est poète à ses heures.

Son épouse non plus ne veut pas quitter la maison où elle a vu grandir ses enfants et petits-enfants.

Tout continue donc comme avant, sauf que la maîtresse est libre à présent.

Mais un autre drame survient : le condamné de justice, jugeant sans doute sa sentence trop légère, la convertit en peine de mort. Il se suicide. Ça ne refroidit pas pour autant les ardeurs de son ex-femme qui, le jour des funérailles, tombe littéralement dans les bras d’un ami d’enfance. Joseph est marié et père de trois enfants. Il promet à Marie de divorcer pour refaire sa vie avec elle.

Et notre mec alors, que devient-il dans l’histoire ? Écouter les confidences sur l’oreiller de sa maîtresse lui donne un sentiment de supériorité. Il peut jouer les jules protecteurs comme par le passé. Il est plus amoureux que jamais de cette pauvre Marie qui n’a pas l’air de savoir à quel saint se vouer. Marie est bonne, cela va sans dire. Jules n’est donc pas malheureux : il a une belle et grande maison, une belle et grande famille, un bon métier , une bonne amie, et de bons copains musiciens, car non content d’être poète, il fait des galas en tant que chanteur. C’est d’ailleurs chez l’un d’entre eux qu’il a fait connaissance d’une Parisienne, qu’il est certain d’avoir déjà vue quelque part ....sa silhouette ne lui est pas inconnue : elle lui évoque certaines sculptures d’Ervin. Elle a une jolie voix et il lui dit que si elle venait s’installer dans le sud, ils pourraient faire un duo.

Il lui propose même un rendez-vous sur la plage.

Le jour J, Jules se dégonfle. Si sa conjointe (encore que dans le cas présent le terme soit aussi peu approprié que le verbe cohabiter) ou sa régulière venait à l’apprendre, une nouvelle crise pourrait éclater au sein du couple et Marie risquerait de le planter.

Peu de temps après, il croise Suzanne lors d’une exposition des œuvres d’Ervin et fait semblant de ne pas la voir.

Suspension de quatre années.

Un jour de cafard, notre mec appelle la Parisienne. Il prétend s’être trompé de numéro et feint la bonne surprise.

 

 EXTRAIT N°3 :

Un matin, la femme de chambre t’annonce que l’infirmière en chef veut te voir. Habituellement, c’est l’inverse. Mais comme d’habitude, en arrivant à l’infirmerie tu trouves porte close. On te dit : l’infirmière est à l’étage. C’est comme si l’on te disait : la concierge est dans l’escalier. On ne sait pas dans quel escalier ni dans quel étage, on ne sait jamais rien : pourquoi ta mère est couverte de bleus, où, quand, comment elle se les est faits. Il n’y a jamais de témoin. On ne sait pas non plus pourquoi il y a un déambulateur dans sa chambre, non, on ne lui fait pas de perfusion, c’est juste au cas où...Elle mange toujours quand tu n’es pas là, bref, tout se passe bien, on n’a jamais rien à te signaler, mais ce matin, l’infirmière veut te voir. Pourquoi ? On ne sait pas. Tu cours vers la chambre de ta mère. La Mégère et un type en blouse blanche occupent la largeur de la porte. Le type est le nouveau médecin conseil. Il veut te parler. Quoi, mais quoi ? Ma mère ne vit plus, c’est ça ? Non, on l’a agressée. Agressée ? Où, quand, comment ? Elle vit encore ? Entrons dans la chambre. Ta mère endormie porte deux énormes marques rouges au niveau des carotides. Un résident a failli l’étrangler .Quand, comment ? Probablement la nuit. Qui a fait ça ? On ne sait pas. Même si l’on savait, on ne te donnerait pas le nom de l’agresseur. C’est un malade, il est irresponsable.

  • Vous allez prévenir sa famille et le faire hospitaliser ? Il faut le mettre sous camisole chimique ! Et ma mère, elle va s’en tirer ?
  • On va faire le nécessaire, ne vous inquiétez pas.
  • Ma mère a failli être tuée et vous voudriez que je ne sois pas inquiète ?

Maintenant ils sont trois : La Mégère, monsieur Purgon, et la psychologue. Si tu as besoin de parler, madame Le Divan est à ta disposition.

  • Parler, parler, tout ce dont j’ai besoin, c’est d’être sûre que ma mère n’est plus en danger et que l’ordre va régner dans cet établissement. Vous avez prévenu son médecin traitant ?
  • C’est à vous de le faire.

Tu remercies les trois comédiens de t’avoir prévenue.

  • C’est la moindre des choses, répondent-ils.
  • EHPAD’ souci ! Clames tu en détachant bien les deux premières consonnes, avant de foncer au commissariat le plus proche pour déposer une main courante.

 

O.B : Merci Françoise Bercot de nous avoir accordé de votre temps. Nous attendrons avec impatience la parution de «  Entre les mailles de la folie »  et nous en reparlerons probablement ici même à ce moment là.

 

F.B : Merci Olivier pour cette interview que vous m’avez proposée en dépit d’un emploi du temps chargé et d’une actualité littéraire foisonnante.

 

Olivier Blochet

Interview réalisée le 02 juillet 2017

 

Vous pouvez retrouver Françoise Bercot sur sa page Facebook : Frann Bercot

Françoise Bercot

Françoise Bercot

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 09:30
Julien Meunier

Julien Meunier

 

Aujourd’hui, je présente Julien Meunier : un romancier

 

O.B : Bonjour Julien Meunier. Merci de vous présentez à nos lecteurs en quelques mots : quel est votre parcours, que faisiez-vous avant d’écrire ?

J.M : Bonjour, je m’appelle Julien Meunier, j’ai 30 ans. Je suis originaire de la région de Saint-Malo et j’occupe actuellement un poste d’ingénieur réseaux et télécoms à Rennes Métropole.

Au niveau de mes études j’ai donc suivi un cursus technique et je n’ai jamais été bon en français à l’école (rires).

 

O.B : Depuis quand écrivez vous et quel(s) type(s) de livre(s) écrivez- vous ?

J.M : J’ai commencé à écrire il y a environ 3 ans. A l’époque cela faisait 2 ans que je faisais des recherches sur l’histoire de la Bretagne. Au fur et à mesure de ma prise de notes, je me suis lancé dans l’écriture d’un roman historique.

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

J.M : A ce jour j’ai publié deux romans historiques : Nominoë et Erispoë qui sont respectivement les premier et second tome d’une trilogie intitulée "Les Marches de Bretagne".

 

O.B : Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ?

J.M : L’histoire d’Erispoë débute en 851, à la mort de son père Nominoë. Il devient ainsi roi de Bretagne. Sa première mission sera de sauver l’armée bretonne en déroute. Il finira par affronter Charles le chauve dans une bataille épique où les bretons vainquirent les francs. Il devra par la suite affronter les Vikings qui déferlent sur l’Europe à cette époque. Enfin, il sera menacé dans son camp par son cousin Salaün dont l’ambition menace l’équilibre fragile du royaume de Bretagne.

 

O.B : Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

J.M : Pour l’instant, le sujet principal qui m’a inspiré c’est l’histoire de la Bretagne. J’espère à travers mes livres mieux faire la connaître.

 

O.B : Je confirme que vous abordez une période peu connue de l'histoire de la Bretagne dans un style alerte et fluide.

Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

J.M : Je n'ai pas vraiment eu de conseils. Je dirai plutôt que mon entourage m'a aidé en relisant mes textes, en proposant des corrections et surtout en m'encourageant. Par contre, j'ai lu plusieurs blogs d'auteurs pour connaître leur façon d'écrire, de s'organiser ou de préparer leur texte.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

J.M : J'ai effectivement une méthode. En général je commence par écrire un texte sur quelques pages, dans le format d'une nouvelle, qui raconte toute l'histoire. Cela me donne un fil rouge autour duquel je développe mon histoire. Après, une fois lancé dans l'écriture, je fais évoluer l'histoire en fonction de l'inspiration qui me vient. Dans la cadre de mes romans historiques, j'ai aussi fait des cartes (que j'ai ajoutées dans les livres d'ailleurs) et des arbres généalogiques. J'ai aussi fait une sorte d'organigramme des différents comtés.

Je ne me force quasiment jamais à écrire, je laisse les idées venir à moi. Comme j'ai une activité professionnelle, cela me permet de laisser mûrir les idées pendant plusieurs semaines. J'écris d'ailleurs plutôt pendant mes congés ou parfois le week-end. Les idées me viennent en général le matin. Je me suis déjà réveillé très tôt et précipité sur mon pc pour écrire l'idée que j'avais eu dès mon réveil afin de ne pas l'oublier.

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

J.M : Sans surprise, je travaille actuellement sur le troisième tome. Je peux déjà dire que le personnage principal sera Salaün, plus connus sous le nom de Salomon ou Saint Salomon.

 

O.B : Allez-vous participer prochainement à un événement littéraire de nature à vous permettre de rencontrer les lecteurs ?

J.M : J'ai plusieurs événements de prévus principalement : le 11 juin, je serai au salon du livre de Vannes et le 12 août je serai à Lorient à Quai des livres dans le cadre du festival Interceltique.

 

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

J.M : Pour l'instant, je me considère comme un débutant alors, je n'ai franchement pas de conseils à donner. Par contre, je suis preneur pour en avoir ! (rires)

 

O.B : Comment appréhendez vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

J.M : C'est un monde que je découvre encore mais c'est très difficile comme milieu. Trouver un éditeur, quand on vient de nulle part ou que l’on n'est pas "fils de", c'est le chemin de croix. Ensuite, il faut accepter de faire des concessions lorsqu'on travaille avec un éditeur car c'est lui qui a le dernier mot.

Et puis il faut aussi se battre pour faire parler de ses livres. Je pense qu'avoir un bon réseau est important et j'espère commencer à faire le mien à travers les salons du livre auxquels je vais participer.

 

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

J.M : J'ai quelques auteurs que j'adore lire notamment Bernard Werber et David Gemmel. J'apprécie également certains "chefs d'œuvres" (à mon avis) : Le monde de Sophie de Jostein Gaarder et L'Alchimiste de Paulo Coelho que j'ai lus relus et re-relus ! J'ai aussi aimé la série Autre Monde de Maxime Chattam. J'apprécie le style de George RR Martin. Enfin je vais citer Yann Queffelec dont j'ai adoré la version du Dictionnaire amoureux de la Bretagne.

 

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

J.M : Je viens de me lancer dans une série dont plusieurs de mes lecteurs m'ont parlé et que je ne connaissais pas : Les enfants de la Terre de Jean M. Auel.

 

O.B : Julien, une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

J.M : Mes livres sont disponibles en librairie (sur commande) ou sur les sites de ventes en ligne comme Amazon, Cultura ou FNAC.

Il est possible de les commander sur le site de mon éditeur : Les Editions des Montagnes Noires, ou du distributeur : Coop Breizh.

Pour suivre mon actualité, j'ai créé une page Facebook : La Trilogie des Marches de Bretagne (https://www.facebook.com/Trilogie-Les-Marches-de-Bretagne-1013977555304252/?fref=ts). Je suis en train préparer un site internet mais qui ne sera en ligne que fin 2017.

 

O.B : Merci Julien Meunier d’avoir participé à cette interview qui va permettre à certains de nos lecteurs de mieux vous connaitre, et pour les autres de vous découvrir.

 

 

Olivier Blochet

Interview réalisée le 29 mai 2017

 

JULIEN MEUNIER : UN AUTEUR DE ROMANS HISTORIQUES
JULIEN MEUNIER : UN AUTEUR DE ROMANS HISTORIQUES
JULIEN MEUNIER : UN AUTEUR DE ROMANS HISTORIQUES
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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 11:28
Daisy de Vasselot (photographie Nouvelle République)

Daisy de Vasselot (photographie Nouvelle République)

Aujourd'hui, je présente une auteure : Daisy de Vasselot

 

O.B : Bonjour Daisy de Vasselot, pouvez-vous en quelques mots vous présenter et nous indiquer quel est votre parcours ?

DdV : Après des études classiques d’humanité, je suis partie, comme volontaire dans un dispensaire de soins, dans la brousse au Congo. C’est alors qu’est née ma vocation d’accompagnement des personnes. J’ai réalisé l’importance du respect des 3 dimensions de l’être que je nomme les 3C :corps, cerveau, cœur. C’est dans cet optique que j’ai choisi d’être kinésithérapeute, psychothérapeute et enfin hypnothérapeute.

O.B :Depuis quand écrivez vous et quel type de livre écrivez- vous ?

DdV : J’ai commencé à écrire il y a 5 ans quand j’ai senti le besoin de partager le parcours de développement personnel des patients en transformant leurs guérisons en roman afin que cette expérience soit ludique et accessible à tous.

O.B : Quel est le titre de votre livre ?

DdV : « Ils étaient sept »

O.B : Pouvez-vous nous en parler ?

D.d.V : Un coach idéaliste et énigmatique veut « sauver » 7 condamnés à mort en obtenant un nouveau délai de leur exécution pour leur permettre de récupérer leurs rêves qu’ils avaient avant de devenir criminels. Tout au long du roman, on découvre chaque personnage avec les raisons de sa descente en enfer et son chemin de résiliation possible à travers l’élaboration d’un projet. Les prisonniers représentent les sept étapes pour atteindre la liberté d’être.

O.B : Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

D.d.V : La personnalité de chaque individu et la manière avec laquelle il la détruit ou la met en valeur.

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

D.d.V : « OSER »

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

D.d.V : Après avoir eu l’idée de l’histoire, j’ai construit le canevas des 8 personnages avec leurs caractéristiques, leurs caractères avant de commencer à laisser courir mon imagination en les faisant vivre page après page.

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

D.d.V : Je finalise « Ils sont huit », la suite du volume précédent.

O.B : Allez-vous participer dans les semaines qui viennent à un événement littéraire ?

D.d.V : Oui, je participerai au salon du livre à Niort le 8 octobre 2017.

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

D.d.V : Oser car, de toute façon, c’est une expérience très enrichissante.

O.B : Comment appréhendez-vous, aujourd'hui, le monde de l’édition  ?

D.d.V : C’est un monde très difficile car il y a « plus de livres que de lecteurs », donc il est extrêmement ardu d’être lu et encore davantage d’être publié.

O.B : Daisy, avez-vous des auteurs fétiches ?

D.d.V : Le petit prince de Saint Exupéry et le prophète de K Gibran : je ne m’en lasse pas, comme de la belle musique que l’on redécouvre à chaque écoute. J’aime les premiers livres de Coelho et ceux de Eric-E Schmidt. Je change, également , de genre avec des romans policiers et des romans d’histoires.

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

D.d.V : Un roman historique qui me fait découvrir l’histoire passionnante de la région où j’habite, avec un style fluide et vivant.

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

D.d.V : Le livre peut être commandé dans toutes les librairies car il est distribué par Hachette et se trouve facilement sur Amazon.

O.B : Merci Daisy de Vasselot d’avoir participé à cette interview qui va permettre à nos lecteurs de mieux vous connaitre et de s’intéresser à votre travail d’auteur.

 

Olivier Blochet

Interview réalisée le 23 mai 2017

 

ILS ETAIENT SEPT

DÉTAILS

Broché: 116 pages
Editeur : Persée (20 avril 2016)
Collection : P.PERSEE LIVRES
Langue : Français
ISBN-10: 2823115196
ISBN-13: 978-2823115192
Dimensions du produit: 21 x 0,8 x 14,8 cm

COMMANDER
http://www.editions-persee.fr/catalogue/romans/etaient-sept/#.WDIR11yFFn4

 

DAISY de VASSELOT : UNE AUTEURE
DAISY de VASSELOT : UNE AUTEURE
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:40
Jean-Christophe Paillé lors du Salon du Livre de La Mothe Achard  au mois de mai 2017 (copyright Olivier Blochet 2017)

Jean-Christophe Paillé lors du Salon du Livre de La Mothe Achard au mois de mai 2017 (copyright Olivier Blochet 2017)

 

            Je présente aujourd’hui Jean-Christophe Paillé :

                          un auteur de romans policiers

 

O.B : Bonjour Jean Christophe Paillé, présentez vous en quelques mots, quel est votre parcours, que faisiez-vous avant d’écrire ?

J-C.P : Je m’appelle Jean-Christophe Paillé, j’ai 47 ans. Je suis né à Rennes mais ma mère est originaire de Vendée et mon père du Poitou. Après de nombreux déménagements entre Nantes, Angers, Paris, Orléans…, je vis actuellement au Poiré Sur Vie mais j’ai un pied à terre à Saint Gilles Croix de Vie ou je passe la plupart de mes week-ends. Je suis marié et j’ai deux enfants. J’occupe actuellement un poste de responsable informatique pour la France et le Maroc chez le deuxième transporteur mondial, DB Schenker, ce qui occasionne de nombreux voyages à l’étranger. Je pratique beaucoup de sports : course à pied (9 marathons à mon actif, plusieurs trails en montagne…), VTT, plongée, surf… Mon intérêt pour la mer m’a également poussé à passer mes permis bateau côtier et hauturier. Nous avons également beaucoup voyagé entre la Polynésie, la Nouvelle Calédonie, les îles de Méditerranée et les pays européens.

Bref, une vie bien remplie car j’ai horreur du vide !

 

O.B : Depuis quand écrivez vous et qu’écrivez- vous ?

J-C. P : Ecrire un livre faisait partie intégrante de mes objectifs de vie. J’ai attendu l’âge de la maturité pour me lancer dans l’écriture, il y a 4 ans seulement. J’écrivais déjà des poèmes étant plus jeune. Je ne suis pas un grand lecteur et je privilégie les romans policiers, ceux qui me tiennent en haleine et dont le rythme est soutenu, à l’image de mon côté sportif. Mes œuvres sont donc des romans policiers qui se déroulent principalement en Vendée pour découvrir le département autrement. J’essaie de mettre en valeur les lieux, le patrimoine, la culture, les associations et la gastronomie qui constituent l’identité de ce département très actif.

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

J-C.P : Les titres de mes livres sont «Le Naufragé des Cinq Pineaux » en 2014, «Le Noyé du Moulin à Elise » en 2015 et «L’imposteur des Olonnes", en 2016.

 

O.B : Jean-Christophe, pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ?

J-C. P : Dans mes romans, on retrouve les personnages de façon récurrente, Yann Jornet, agent des services secrets français et Romane Scott, journaliste locale. Dans le dernier Opus, intitulé « L’Imposteur des Olonnes », les skippers du Vendée Globe disparaissent un par un, un an avant le début de l’épreuve. L’intrigue se mêle au spectre du flibustier Jean-David Nau, aussi appelé François l’Olonnais le cruel, ainsi qu’à un trésor convoité datant de l’Ordre de Saint Jacques. Ce mélange explosif entre les époques et la cruauté des meurtres, tiennent le lecteur en haleine jusqu’au bout du suspens…

 

O.B : Les sujets qui vous inspirent sont résolument policiers ?

J-C.P : Les sujets qui m’inspirent sont évidemment les intrigues policières, le sport, les voyages, les lieux, l’histoire… Quand j’aurai épuisé mon inspiration pour les aventures de Yann Jornet et Romane Scott, je souhaiterais essayer un autre style avec un roman d’anticipation dont j’ai déjà posé la trame…

 

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

J-C.P : Lorsque je me suis lancé dans l’écriture, j’étais assez autodidacte et je découvrais un monde qui m’était totalement inconnu. J’ai fait beaucoup de recherches sur Internet, dans des forums… Le fait de me faire corriger par une écrivain publique m’a apporté beaucoup sur le style, les répétitions de mots, les ponctuations… tous les pièges à éviter. La partie la plus fastidieuse pour moi est la relecture. C’est pour cela que je n’hésite pas à faire lire et relire mes manuscrits par des membres de mon entourage (amis, famille…). Toutes les critiques sont bonnes à prendre, positives comme négatives…un moyen d’être constructif.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

J-C.P : Je travaille essentiellement à l’inspiration. Au fil de l’histoire je pose mes personnages sur papier pour ne pas perdre le fil de l’intrigue. Je construis l’histoire dans mon esprit et ne la quitte pas jusqu’à l’épilogue. Mon inspiration vient à tout moment de la journée. Le matin, en me levant, je note les idées de la nuit. Le cerveau est en perpétuelle effervescence, on devient « accro » à sa propre histoire.

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

J-C.P : Je travaille effectivement sur un autre projet qui devrait voir le jour pour cette fin d’année. Le quatrième opus des aventures de Yann Jornet et Romane Scott. Cette fois-ci, je vais faire plonger les lecteurs au cœur du marais breton vendéen avec des références qui ont marqué une partie de mon enfance, puisque j’ai vécu pendant 7 ans à Soullans. Je me suis nourri de pêches à la grenouille, de ragondins, de sauts à la ningue, de yole… toute la culture maraîchine…Bien évidemment, des meurtres vont venir émailler cette vie si paisible et tranquille au milieu de la nature…

 

O.B : Avez-vous le projet de participer prochainement à un événement littéraire ?

J-C.P : J’ai participé récemment au premier salon du livre de la Mothe Achard. Je n’ai rien de prévu pour le moment côté littéraire mais côté sportif, je vais courir le trail de la Saute Mouflon dans l’Hérault début juin (50kms, 3000m D+). Je serai sur les terres d’Antoine Guillon, champion du monde de trail 2016 et également écrivain avec qui j’ai échangé sur le sujet. Je vous recommande son roman « Les aventures de Tim Runwood – "Le Sistrophon ».

 

O.B : Quel est le premier conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

J-C.P : Ne pas hésiter à échanger avec des auteurs plus confirmés. Les salons sont faits pour cela. Poser un maximum de questions et chercher sur Internet. Ensuite il existe des clubs d’écriture dans des associations ou dans les bibliothèques.

 

O.B : Jean-Christophe, comment appréhendez vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

J-C.P : Le monde de l’édition est un monde difficile. Il y a beaucoup d’écrivains sur le marché qui souhaiteraient se faire éditer mais tous les candidats ne sont pas éligibles. Pour démarrer, l’auto édition est un bon début. Mais il ne faut pas avoir peur de se vendre auprès des librairies ou des grandes surfaces en faisant des journées dédicaces. Sinon on peut juste travailler avec un diffuseur qui assurera ce côté « commercial ». Penser que l’on va écrire des livres pour en vivre est illusoire. A peine 5% des écrivains vivent de leurs œuvres. Il faut que cela reste une passion, une envie…

 

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

J-C.P : Le trio de mes auteurs fétiches est Franck Thilliez, Jean-Christophe Granger et Michel Bussi.

 

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

J-C.P : En ce moment je lis deux livres simultanément : « Rêver » de Franck Thilliez et « Le Bourdon du Poilu » de Jean-Paul Fontanon que j’ai rencontré lors de mon dernier salon du livre. Les salons sont un moment d’échanges privilégiés entre les auteurs et les lecteurs mais également entre auteurs. Ces événements permettent de découvrir les œuvres de nos confrères et de découvrir des parcours différents où chacun est unique. C’est également grâce à notre rencontre lors de ce même salon, que je peux vous livrer cette interview aujourd’hui.

 

O.B : Oui, effectivement (rires). Une question essentielle Jean-Christophe : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

J-C.P :Comme je suis auto éditeur, je gère tout moi-même : les dépôts de livres, les réassorts, la distribution, la facturation… Cela me demande beaucoup de temps (déjà que je n’en ai pas beaucoup) et d’énergie. Mes livres sont disponibles dans les points de vente uniquement en Vendée (Challans, La Roche Sur Yon, Saint Gilles Croix de Vie, Les Sables d’Olonne…). Sinon, ils sont disponibles sur des plateformes de téléchargement comme Librinova :

http://www.librinova.com/librairie/jean-christophe-paille/le-naufrage-des-cinq-pineaux

ou sur Amazon pour liseuses Kindle :

https://www.amazon.fr/Naufrag%C3%A9-Cinq-Pineaux-Jean-Christophe-PAILLE-ebook/dp/B0134YIAYG

J’ai une page Facebook de mon profil d’écrivain :

https://www.facebook.com/jcp.ecrivain/

Plus une page Facebook pour chacun de mes livres.

Je fais également partie des écrivains de Vendée :

https://ecrivainsvendee.wordpress.com/les-auteurs/les-auteurs-de-p-a-r/paille-jean-christophe/

 

O.B : Merci Jean-Christophe Paillé d’avoir participé à cette interview qui va permettre à nos lecteurs de mieux vous connaitre.

 

 

Olivier Blochet

Interview réalisée le 25 mai 2017

 

JEAN-CHRISTOPHE PAILLE : UN AUTEUR DE ROMANS POLICIERS
JEAN-CHRISTOPHE PAILLE : UN AUTEUR DE ROMANS POLICIERS
JEAN-CHRISTOPHE PAILLE : UN AUTEUR DE ROMANS POLICIERS
JEAN-CHRISTOPHE PAILLE : UN AUTEUR DE ROMANS POLICIERS
JEAN-CHRISTOPHE PAILLE : UN AUTEUR DE ROMANS POLICIERS
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:00
Jean-Paul Fontanon

Jean-Paul Fontanon

 

            Je présente aujourd'hui Jean- Paul FONTANON

           un Auteur-conférencier

 

O.B : Bonjour Jean-Paul FONTANON, merci de vous présenter en quelques mots,  quel est votre parcours ?

J-P.F : Agé aujourd'hui de 61 ans, j'étais Architecte libéral installé à mon compte pendant 6 ans, puis "père au foyer" pendant 10 autres années, m'occupant de mes trois enfants avec, en parallèle, la restauration d'appartements à titre privé et surtout une passion depuis l'enfance pour la Grande Guerre... Depuis 2003, je suis auteur, conférencier et organisateur d'expositions.

 

O.B : Depuis quand écrivez vous ?

J-P.F : J'ai édité mon premier livre en 2003.

Il s'agissait d'un témoignage vécu d'un lieutenant en 1914 , texte illustré par ses propres dessins.

Rapidement, j'ai publié d'autres ouvrages sur l'histoire de la Grande Guerre, mon sujet de prédilection presque "exclusif", mis à part l'écriture d'un roman "mixte" Histoire/Chemin de Compostelle, puis un recueil de Nouvelles.

Ma "production" est à ce jour de 8 livres sur le thème de la Grande Guerre, mais dans des styles différents : Roman, Témoignage, Polar, Recueils d'Aquarelles ou de Fusains, Biographies ou étude de documents...

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

J-P.F : Mes derniers titres sont : "FRANCE – ORIENT",  "MORDACQ, l'Ours dans l'Ombre du Tigre" et "JULES et les Secrets de la Cantine du Poilu" et ma dernière parution ...

 

O.B : Justement Jean-Paul, pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ?

J-P.F : Il s'agit de : "Les FUSAINS de GUERRE de Lucien JONAS" en 2 volumes

C'est, en quelque sorte, l'histoire d'une "Folie", puisque j'ai acquis, il y a 17 ans, près de 850 fusains "croqués sur le Front" par Lucien JONAS qui était à cette époque, un peintre officiel du Musée de l'Armée, un artiste bien connu et reproduit dans la Presse d'alors: l'Illustration, Les Annales, La Guerre Documentée...

Grand "portraitiste", Lucien Jonas nous livre à travers ces deux livres un étrange face à face avec les visages de tous les combattants, même ceux des ennemis, et cette confrontation provoque beaucoup d'émotion...

 

O.B : Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

J-P.F : La Grande Guerre, vous l'aurez compris... mais pas dans sa dimension "militaire"... surtout dans ce qu'elle a fait endurer aux Hommes... avec la modeste "mission" de leur rendre hommage contre l'oubli.

 

O.B : C'est un bel hommage effectivement.

Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

J-P.F : Je dirai... aucun !

Je suis quelqu'un de totalement "indépendant" de toute influence "extérieure" et je n'agis que par "Passion" ou "Coup de coeur"...

Si je pouvais qualifier ma démarche, j'oserais dire qu'elle est celle d'un artiste-anarchiste. Le terme "d'anarchiste" étant là, non pas dans une optique "révolutionnaire", mais pour illustrer mon côté totalement atypique et surtout le besoin et la recherche de liberté...

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans le choix des personnages sur lesquels vous portez votre attention ?

J-P.F : Je "fonctionne" un peu comme pour un projet d'Architecture.

Il y a d'abord la vision générale des problèmes, une lente maturation intellectuelle qui peut durer plusieurs semaines, le recueil de documents, classés, archivés par ordre chronologique... et puis, un jour, tout se décide...

La période de rédaction se fait pratiquement "d'un coup", quitte à ne pas dormir pendant plusieurs jours et vivre en ermite 24 heures sur 24.

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet ?

J-P.F : Oui... bien sûr... je travaille sur plusieurs personnages historiques à la fois...

J'aime mettre en lumière des hommes ou des femmes pratiquement inconnus de nos jours, mais qui pourtant, ont été au coeur de l'Histoire !

Pour exemple passé, le Général MORDACQ, natif oublié dans sa bonne ville de Clermont-Ferrand et qui fut pourtant le "Bras Droit" et le conseiller le plus écouté par Clemenceau !

Ainsi, je travaille actuellement sur un grand "Marin du Cantal" ce qui, géographiquement, est peu banal !... et puis sur un autre général de la Seconde Guerre Mondiale, qui fit à la tête de son Corps d'Armée, 38000 prisonniers ennemis... et dont personne ne parle aujourd'hui !

 

O.B :  Jean-Paul, allez-vous participer prochainement à un événement littéraire ?

J-P.F : Oui... très régulièrement et majoritairement en Auvergne, Charente-Maritime ou Vendée.

 

O.B :  Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

J-P.F : De ne pas hésiter à "se lancer"...

Soit passer par une maison d'Edition... mais là... attention car de nombreuses arnaques peuvent surgir... soit éditer soi-même leur livre, car de nos jours, une impression numérique permet d'investir dans un tirage à petite série sans trop de frais.

S'inscrire alors sur des salons du Livre et partager sa passion avec les lecteurs potentiels ou les autres auteurs...

 

OB :  Votre réponse anticipe un peu le sens de ma question suivante, comment appréhendez vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

J-P.F : Pour moi, de façon autonome et indépendante... quitte à "ramer" pendant quelques années, le temps qu'une petite fidélité s'installe avec les lecteurs... L'essentiel étant de conserver sa liberté de création, d'opinion, d'iconographie, de format ou de présentation de l'ouvrage.

 

OB :  Avez-vous des auteurs fétiches ?

J-P.F : Pas véritablement...

Quelques "grands classiques" bien sûr... mais j'aime surtout lire des collègues auteurs, rencontrés au gré des manifestations littéraires.

Il y a souvent une bonne ambiance et c'est l'occasion de découvrir d'excellentes surprises...

 

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

J-P.F : Le dernier livre en date: "Le naufragé des Cinq Pineaux" de Jean-Christophe Paillé.

Un auteur rencontré tout dernièrement au Salon du Livre de La Mothe Archard en Vendée.

Une intrigue historique dans les paysages familiers pour moi, ceux de la côte vendéenne et de l'ile d'Yeu...

Un polar lu d'une seule traite... ce qui est un gage d'intérêt et de grand plaisir...

 

O.B : Pour information, Jean Christophe Paillé fera l'objet de notre prochaine interview.

Une question essentielle Jean-Paul, où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

J-P.F : Mes ouvrages, en majorité sont édités par mes soins, mais ne sont pas distribués en librairies.

Ils sont proposés sur les salons du livre, lors d'expositions ou de conférences...

Pour toute information, il y a mon blog écrivain:

http://fontanon-ecrivain.blogspot.fr

ou mon adresse mail:

1418.fontanon@wanadoo.fr

 

O.B : Merci Jean-Paul FONTANON d’avoir participé à cette interview qui va permettre à nos lecteurs  de mieux vous connaitre et sans doute les inciter à découvrir vos livres dont vous parlez avec passion.

 

Olivier Blochet

interview réalisée le 22 mai 2017

 

JEAN-PAUL FONTANON : AUTEUR, CONFERENCIER ET ORGANISATEUR D'EXPOSITIONS
JEAN-PAUL FONTANON : AUTEUR, CONFERENCIER ET ORGANISATEUR D'EXPOSITIONS
JEAN-PAUL FONTANON : AUTEUR, CONFERENCIER ET ORGANISATEUR D'EXPOSITIONS
JEAN-PAUL FONTANON : AUTEUR, CONFERENCIER ET ORGANISATEUR D'EXPOSITIONS
JEAN-PAUL FONTANON : AUTEUR, CONFERENCIER ET ORGANISATEUR D'EXPOSITIONS
JEAN-PAUL FONTANON : AUTEUR, CONFERENCIER ET ORGANISATEUR D'EXPOSITIONS
JEAN-PAUL FONTANON : AUTEUR, CONFERENCIER ET ORGANISATEUR D'EXPOSITIONS
JEAN-PAUL FONTANON : AUTEUR, CONFERENCIER ET ORGANISATEUR D'EXPOSITIONS
JEAN-PAUL FONTANON : AUTEUR, CONFERENCIER ET ORGANISATEUR D'EXPOSITIONS
JEAN-PAUL FONTANON : AUTEUR, CONFERENCIER ET ORGANISATEUR D'EXPOSITIONS
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 14:09
Solveig Le Coze - Salon de Chasseneuil sur Bonnieure le 25 septembre 2016 (copyright Olivier Blochet).

Solveig Le Coze - Salon de Chasseneuil sur Bonnieure le 25 septembre 2016 (copyright Olivier Blochet).

Je présente aujourd’hui Solveig LE COZE : auteure

O.B : Bonjour Solveig Le Coze, pouvez-vous vous présenter en quelques mots, quel est votre parcours, que faisiez-vous avant d’écrire ?

S.L-C : Je suis née le 29 Septembre 1942, dans des conditions difficiles. Après des études secondaires, et en attendant d’avoir l’âge légal pour être Hôtesse de l’air, j’ai fait de la figuration et de la cascade pour le cinéma. Puis je suis devenue hôtesse de l’air. La venue de mon fils, ce qui était interdit à l’époque par les compagnie aériennes, m’a rogné les ailes au bout d’un an ! J’ai alors passé une thèse de psychologie. Je voulais exercer dans les prisons : trop jeune. Alors je suis entrée dans un cabinet d’avocats où je suis restée 25 ans.

O.B : Vous êtes également la Présidente de l’Association des Orphelins de Déportés victimes de la barbarie nazie. Certaines de vos oeuvres portent sur des événements historiques de la seconde guerre mondiale. 

S.L-C : Oui effectivement.

O.B : Depuis quand écrivez vous et quels types de livres écrivez- vous ?

S. L-C : J’écris depuis l’âge de 15 ans. Je suis passionnée d’écriture. J’écris des témoignages, des romans, des nouvelles, des poèmes. Tout en gardant toujours le cercle de vie. Je cherche les racines, je mélange l’Histoire et l’Avant : l’imaginaire et les légendes, la civilisation.

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

S. L-C : «Linad et la Caverne des Anciens» et «Le Vieux chêne de Merville».

 

Ce livre a reçu la médaille d'argent du prix Pierre Jakez Hélias en 2012

Ce livre a reçu la médaille d'argent du prix Pierre Jakez Hélias en 2012

 

O.B : Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage : Linad et la caverne des anciens ?

      

SOLVEIG LE COZE : AUTEURE ET POETESSE

        

 S.L-C : «La Caverne des anciens » est la fin d’une saga débutée dans les années 500 avec l’arrivée des Scandinaves sur les côtes bretonnes. Après bien des aventures où les Scandinaves deviennent les Vikings, puis les Normands, Linad retrouve ses racines, un mélange d’invasions diverses, et quitte le Petit Peuple, pour revenir à ses origines, dans la vie réelle.

 

       

 

       O.B : Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

S.L-C : L’Histoire. Celle des gens et des pays.

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

S.L.C : Persévérer, ne jamais abandonner : Résister.

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

S.L-C : Je n’ai pas de méthode. L’écriture vient de l’inspiration, que ce soit au cours d’une rencontre ou encore de rêves et même de cauchemars. Je prends des notes et je lis beaucoup.

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

S. L-C : L’amour et la haine entre deux sœurs. La recherche du père.

O.B : Solveig, allez vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

S.L-C : Oui, je serai en dédicaces le dimanche 21 mai 2017 au Musée de la Résistance de St Connan. Puis je participerai à une série de salons du livre : le dimanche 4 Juin à Languidic, le 18 juin à La Roche Posay, le 16 Juillet à Amboise et le 6 août à Mesquer. Le tout entrecoupé de quelques dédicaces en libraires, d’Espaces Culturels ou de Fêtes.

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

S.L-C : Ne pas se décourager. Persévérer. Chacun à son style.

O.B Comment appréhendez-vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

S.L-C : J’ai quitté un gros éditeur parisien pour me lancer seule en auteur indépendant. Mais j’avoue que si au départ je n’avais pas eu la signature de cet éditeur, je n’aurais jamais acquis l’expérience pour devenir indépendante.

       O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

S.L-C :J’ai des coups de cœur, une bibliothèque de plus de 1000 livres. Ceux de mes jeunes confrères, et ceux de beaucoup plus anciens. Je n’ai pas d’auteur-fétiches.

O.B : lisez-vous en ce moment ?

S.L-C : Comme j'écris un nouveau livre, j’évite de lire quelqu’un d’autre. Mais je reprends quelques vieux livres tels que ceux de Pierre Benoit notamment. J’entrecoupe ma lecture avec celle d’Isabelle Souchet sur les Chemins de Compostelle.

O.B : - Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité

S. L-C : Vous trouverez mon agenda littéraire sur mon site : solveig- lc.fr sur lequel il est possible de commander mes livres, sur les nombreux salons du livre auxquels je participe ou en m’adressant un courriel à l’adresse : solveig.lc2@orange.fr

 

O.B : Merci Solveig Le Coze d’avoir participé à cette interview qui va permettre à nos lecteurs de mieux vous connaitre.

 

 

Olivier Blochet

Interview réalisée le 17 mai 2017

SOLVEIG LE COZE : AUTEURE ET POETESSE
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:19
L'INTERVIEW A VISAGE CACHE

 

 

Aujourd'hui, nous rencontrons un auteur à visage caché.

Oui ce n’est pas commun, mais que voulez vous, c’était ça ou pas d’interview, alors j’ai accepté les conditions fixées par cet auteur.

Nous nous sommes retrouvés au Café de La Paix, Place Du Guesclin à La Rochelle, dans le très joli cadre de cette brasserie ancienne au zinc brillant.

O.B : Bonjour. Je précise aux lecteurs que nous nous sommes rencontrés sur plusieurs salons du livre lors desquels vous m’avez fait part d’un certain nombre de réflexions sur votre vision de l’édition. L’idée a germé de vous interviewer. Vous en avez accepté le principe, mais à la condition de ne pas révéler votre identité par discrétion.

Mr X : Et par prudence également (rires).

O.B : oui, pour ne pas compromettre votre activité littéraire car vous avez un regard plutôt acéré sur l’environnement du livre.

Mr X. : Je dois dire que si le monde change, si le climat change, si les relations sociales et économiques changent au niveau mondial, le monde de la littérature évolue également, mais pas forcément dans le bons sens.

O .B : Pouvez-vous nous préciser votre pensée ?

Mr X : Et bien, je vous donne un exemple fréquent. Vous avez de nombreux salons du livre dans tous les départements, le plus souvent ils sont organisés par des associations, des comités des fêtes, parfois par des bibliothèques ou encore par des municipalités. Toutes ces initiatives sont louables car elles permettent une diffusion du livre dans des endroits parfois éloignés des librairies. Or, ces initiatives sont critiquées, voire boycottées par des éditeurs au motif que ces manifestations ne respectent pas la chaîne du livre et ne concernent pas des auteurs signés dans l’édition traditionnelle mais des auteurs édités à compte d’auteur ou des auteurs autoédités.

O.B : je précise que la chaîne du livre concerne l’édition traditionnelle, les réseaux de diffuseurs professionnels et la distribution par le réseau des libraires indépendants et les grandes enseignes culturelles. Les auteurs édités à compte d’auteur financent eux-mêmes l’édition de leurs livres en passant par des intermédiaires, parfois peu scrupuleux et souvent très onéreux. Quant aux auteurs autoédités, ils financent eux même l’édition de leurs œuvres sans intermédiaire.

Mr X : Oui et dans les deux derniers cas, les éditeurs considèrent que ce type d’édition ne respecte pas la chaîne du livre puisqu’ils les en excluent. A mon sens, dans ce cas, la vraie chaîne du livre devrait englober les producteurs de bois, les papeteries, les imprimeurs, les éditeurs, les diffuseurs, les libraires et les auteurs. Et là, nous percevons l’hypocrisie et des limites de cette philosophie. Aujourd'hui, vous avez des éditeurs qui possèdent leur propre réseau de diffusion et parfois leur réseau de librairies. Sans compter que certains font imprimer en Espagne, au Portugal, en Allemagne et en Pologne pour des raisons de coût. Et pour être complet, vous avez ceux qui parallèlement à l’édition traditionnelle diffuse les œuvres de leurs auteurs en EBook, écartant de fait la plupart des intervenants de leur « fameuse chaîne du livre ».

O.B : Si je comprends bien, vous dites qu’eux même ne respectent pas la chaîne du livre.

Mr X : Bien sûr ! Certains ne respectent même pas les auteurs. Lorsque vous voyez le pourcentage que les auteurs perçoivent, c'est-à-dire leurs droits d’auteurs, c’est à pleurer. Pourtant, sans auteur, pas d’éditeur. Alors quand ils n’envoient pas leurs auteurs sur certains salons du livre, ce sont leurs auteurs qu’ils pénalisent ! Et puis, allez visiter le site des éditeurs. Pour vos achats, ils vous incitent à cliquer sur l’icône des grandes chaines de distribution par internet au détriment des libraires indépendants. Alors leurs leçons, ça va bien !

O.B : Le grand public fantasme sur ce que gagnent les écrivains. Pouvez-vous nous préciser combien un auteur perçoit par livre ?

Mr X : Beaucoup d’idées fausses circulent à ce sujet. Dans les faits, les clauses du contrat sont négociables. Mais dans la plupart des cas, l’éditeur est en position de force. Disons que la norme est de 8 % pour un livre broché. Autrement dit, sur un livre vendu en librairie à 18 €, l’auteur percevra 1,44 €. Un auteur très connu, gros vendeur, négociera par l’intermédiaire de son agent un pourcentage qui peut atteindre, paraît-il,  jusqu‘à 15 %. Après, sur les collections en poches, les pourcentages chutent brutalement parfois à 4 %. Un livre de poche dont le prix moyen se situe à 8 € génère pour l’auteur 0,32 € de droits. Pas de quoi rouler sur l’or, mis à part pour une poignée d’auteurs. Et puis, il faut savoir que les libraires ont un an pour retourner les livres invendus à l’éditeur. Celui-ci ne connait donc que tardivement les scores de vente, ce qui explique que les droits d’auteurs ne sont versés qu’un an après la parution du livre.

O.B : C’est la raison pour laquelle les éditeurs versent un à valoir lors de la signature du contrat !

Mr X : oui, enfin pas à tous les auteurs. Ils peuvent payer un à valoir substantiel à un auteur dont ils connaissent à l’avance les potentialités réelles de ventes et qu’ils souhaitent garder, les autres passent devant la glace !

O.B : Je précise pour nos lecteurs qu’en France il n’existe qu’une petite quinzaine d’auteurs qui vivent de leur plume. Les autres ont tous une profession principale : journalistes, enseignants, etc…

Mr X : Dans les etcetera vous pouvez ajouter les hommes politiques (rires).

O. B : Qui ne sont pas toujours les plus gros vendeurs !

Mr X : C’est certains et leurs éditeurs, prennent souvent de belles gamelles (rires).

O.B : Cela explique en partie le fait que des auteurs choisissent l’autoédition selon vous ?

Mr X : Probablement. Mon premier livre a été publié par un éditeur traditionnel. Il a rencontré un succès d’estime et je pensais naïvement que le suivant serait publié par cet éditeur qui avait d’ailleurs fait correctement son travail. Mais non, mon second manuscrit a été refusé au motif qu’il ne correspondait pas à sa ligne éditoriale générale.

O. B : cela répond à une logique économique.

Mr X : Oui bien sûr. Alors j’ai cherché un nouvel éditeur et au bout d’un an, et après avoir essuyé plusieurs dizaine de refus, j’ai pris la décision de m’autoéditer. C’est moins confortable car il a fallu que je conçoive moi-même la couverture, que je trouve une correctrice et puis que je débourse une somme coquette pour payer mon imprimeur, local, je le précise.

O.B : A partir de là ?

Mr X : J’ai appris sur le tas plusieurs métiers : éditeur, diffuseur en allant moi-même rencontrer les libraires auprès de la plupart desquels j’ai trouvé un bon accueil, des publicitaires car sans communication il ne faut pas rêver votre livre passe inaperçu au milieu des milliers de livres publiés chaque année. Et puis, j’ai pris mon bâton de pèlerin et j’ai commencé à fréquenter assidûment les manifestations littéraires : salons du livre, festivals, foires locales, journées du patrimoine, marchés de noël etc…

O.B : En quelque sorte vous êtes libre de promouvoir vos livres sans entrave ?

Mr X : C’est un peu cela. Aujourd’hui, je choisi les salons auxquels je souhaite participer. Je leur écris, parfois j’essuie des refus, mais le plus souvent ils m’invitent et je peux rencontrer mes lecteurs. Je démarche les libraires de la même manière.

O.B : Théoriquement, un éditeur fait ce travail pour ses auteurs. Il leur conseille des salons, parfois même il a son propre stand sur des salons très importants sur lequel il invite plusieurs de ses auteurs. En n’appartenant pas à une « écurie », les auteurs marginaux n’ont que de très faibles chances d’être présents sur les grands salons.

Mr X : c’est en partie vrai ce que vous dites. Mais en fait, les grands salons acceptent les auteurs sur dossier, donc même les auteurs moins connus ont leur chance de participer, mis à part à Paris où l'emplacement est prohibitif. Même certains grands éditeurs ne veulent plus y exposer.

O.B : Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?

M.X : Ce n’est pas facile (rires), mais bon an mal an, je parviens à vendre quelques centaines de livres et à accroître ma notoriété. Je ne vous cache pas que ce n’est pas une activité avec laquelle un auteur peut gagner sa vie, mais en quelques années, j’ai fidélisé des lecteurs. Ils attendent ma nouvelle parution chaque année et puis, j’ai également le plaisir de me rendre d’une manifestation littéraire à l’autre pour faire connaitre mon travail d’auteur en allant au devant de nouveaux lecteurs et de retrouver mes amis auteurs autour d’un verre.

O.B : Il m’est impossible de faire la promotion de vos livres et notamment du prochain dans cet article, mais je suppose que vous avez un nouveau livre en projet ?

Mr X : Je viens de terminer la rédaction d’un roman avec une petite morale philosophique inspirée par la période dans laquelle nous vivons. Je vais le confier à deux amis qui vont le relire pour y apporter des corrections et j’espère pouvoir le publier courant février avant le début des prochains salons.

O.B : Merci Monsieur X et bonne chance pour votre prochain livre et au plaisir de vous retrouver sur le circuit des salons du livre.

Mr X : Un verre à la main ! Merci à vous Olivier et à bientôt.

 

Interview réalisée le 03 janvier 2017

 

copyright Olivier Blochet - janvier 2017

 

 

 

 

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 08:00
Bruno Sananès

Bruno Sananès

 

Je présente aujourd’hui Bruno Sananès un écrivain – voyageur.  

 

 

OB : Bonjour Bruno Sananès, présentez vous en quelques mots, quel est votre parcours, que faisiez-vous avant d’écrire ?

B.S : Bruno Sananès, 52 ans, de formation plutôt économique et de gestion des entreprises, j'ai vite compris que ce n'était pas ma voie, et suis devenu photographe par la passion du voyage et de l'aventure. Suite à 15 ans de bourlingue à travers le monde, je suis devenu écrivain-voyageur.

 

O.B : Depuis quand écrivez vous et quel(s) type(s) de livre(s) écrivez- vous ?

B.S : En fait, j'écris depuis l'âge de 25 ans. J'ai écrit des chansons, des contes, des articles pour des magazines et maintenant les récits de mes voyages.

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

B.S : « Histoire de traverser ou la France par les fleuves et les canaux », « Le vélo autour du monde » et « Histoire de marcher ou le tour de France avec un âne », tous publiés aux Editions de la Mandragore.

 

O.B : Pouvez-vous nous  parler de votre dernier ouvrage ?

B.S : 2eme opus des 3 aventures que je désire faire en France avec la contrainte de 5 € par jour, « Histoire de traverser » raconte un périple de 1 700 kms sur les voies navigables avec une embarcation de la taille « d'une coquille de noix ». 3 mois et demi de navigation avec mille rebondissements, des rencontres, des avaries et une découverte du monde fluvial souvent méconnu.

 

O.B : Bruno, quels sont les sujets qui vous inspirent ?

B.S : La beauté du monde, la nature qui nous environne et la complexité de l'âme humaine.

 

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

B.S : Autodidacte par nature, j'aime découvrir et m'essayer à diverses expériences en rigolant de mes propres erreurs.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos ouvrages et la description de vos rencontres ?

B.S : J'écris le matin sur mon ordinateur suivant la chronologie des événements que je veux relater en ayant le plus souvent pour matière, les enregistrements, des brochures et des photos sur mes voyages.

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous le dévoiler, quel en est le thème ?

B.S : Je pars cet hiver à la frontière du désert du Rajasthan en Inde, sur les traces d'une folle aventure qui m'est arrivée il y a 25 ans et que je vais raconter dans mon prochain ouvrage.

 

O.B : Allez- vous participer prochainement à un événement littéraire ?

B.S : Le prochain gros événement : « Lire à Limoges » en avril 2017.

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

B.S : Sur le site des Editions de la Mandragore :                             editionsdelamandragore.fr.

 

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

B.S : Écrire son manuscrit et réussir à en enlever au moins 30 % avant de le présenter.

 

O. B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

B.S : Ma jeunesse a été jalonnée d'auteurs classiques comme Alexandre Dumas, Guy de Maupassant, Stephan Zweig, qui m'ont transporté. Ensuite, j'ai découvert la littérature américaine avec Russell Banks que j'apprécie particulièrement et d'autres écrivains-voyageurs comme Sylvain Tesson...

 

O.B : Il s’agit effectivement de jolies références.  Que lisez-vous en ce moment ?

B.S : Le guide de voyage du Sri Lanka et Latitude 0 de Mike Horn.

 

O.B : Merci Bruno Sananès d’avoir participé à cette interview qui va permettre à nos lecteurs de mieux vous connaître et d’attendre avec impatience le récit de votre nouvelle aventure.

 

Olivier BLOCHET

Le 17 novembre 2016 

 

NB : vous pouvez découvrir le dernier livre de Bruno Sananès sur mon blog pour y trouver mon conseil de lecture du 22 octobre 2016 en allant sur le lien suivant :

http://olivier-blochet.over-blog.com/
2016/10/mon-conseil-de-lecture-histoire-de-traverser-par-bruno-sananes.html
 
BRUNO SANANES : UN ECRIVAIN- VOYAGEUR
BRUNO SANANES : UN ECRIVAIN- VOYAGEUR
BRUNO SANANES : UN ECRIVAIN- VOYAGEUR
BRUNO SANANES : UN ECRIVAIN- VOYAGEUR
BRUNO SANANES : UN ECRIVAIN- VOYAGEUR
BRUNO SANANES : UN ECRIVAIN- VOYAGEUR
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 07:20
Etienne Tritt

Etienne Tritt

Je présente aujourd’hui Etienne TRITT : Poète et Auteur

O.B : Bonjour Etienne Tritt, pouvez-vous vous présenter en quelques mots, quel est votre parcours, que faisiez-vous avant d’écrire ?

E.T : C’est délicat de parler de soi, un peu nombriliste… Je pense être un auteur atypique, un peu un OVNI dans le monde littéraire. J’ai 58 ans. J’ai eu l’opportunité de mettre mon métier de côté. Je suis un jeune retraité. Ce que j’ai quitté, je n’en parle pas. Mon travail fût à l’origine d’un violent dérèglement psychique, une décompression terrible. Alors je gomme ! (rires)

Atypique parce que je n’écris pas pour vivre, mais je vis pour écrire. Je touche à tout. Tout est bon pour respirer : poésie, soliloques, nouvelle, roman… J’ai eu le bonheur de rencontrer un éditeur (Le Petit Pavé) qui fait son boulot avec une déontologie digne de confiance. Nous avons cette relation de confiance qui nous anime. Je le rencontre souvent. Nous parlons de mon travail et du sien. Il ne fabrique pas des livres que pour les vendre : il publie des auteurs auxquels il donne une chance. Il fait un travail formidable. Pour lui, le livre n’est pas qu’une marchandise. Ça, c’est rare.

Il m’a fallu du temps pour le trouver, alors je le garde.

O.B : Depuis quand écrivez vous et quel(s) type(s) de livre(s) écrivez- vous ?

E.T : J’ai pris conscience très jeune qu’écrire serait l’exutoire pour beaucoup de dilemmes qui vivaient en moi, et qui survivent encore aujourd’hui à moindre échelle. Mon hypersensibilité qui campe sous ma peau, trouve dans les mots le secours dont elle a besoin. Attention, je ne tombe pas dans le pathologique pour autant ! Mais je trouve en écrivant un certain équilibre qui me sort toujours, à un moment ou un autre, de cet ordinaire qui me fait mal.

Mes premiers poèmes je les ai gribouillés à l’âge de 11 ans. Enfin, plus exactement, j’ai commencé à les garder à cet âge. Puis mon instituteur de CM2 m’a remarqué suite à une rédaction que j’avais écrite en vers. Passé l’étonnement, il m’a pris sous son aile et m’a encouragé. En 6ème, un professeur de français m’a conseillé des lectures, des auteurs… Et dans mon univers de solitude (j’étais très introverti), j’ai écrit et écrit encore… Je n’ai jamais lâché mon porte-plume (rires)

Alors j’écris de tout, mais surtout des livres comme j’aimerai en lire. (Si si). J’ai longtemps travaillé la poésie. J’adore les alexandrins, les sonnets. Plus les contraintes sont importantes, plus le défi me plait. Ensuite j’ai écrit un long roman. La publication par un éditeur d’internet a été un échec. Je ne me suis pas méfié de ces gens-là. Ce sont des marchands, et uniquement des marchands !

Quand j’ai rencontré les éditions du Petit Pavé, tout a changé. Ils ont publié « Diaphane » à compte d’éditeur. Pur bonheur !

Ont suivi une nouvelle, un recueil de soliloques, et dernièrement un roman.

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

E.T : « Un Américain à Bourgueil », nouvelle en 2008
« Femmes », recueil de soliloques en 2013
« Parfum de larmes », roman en 2016.

O.B : Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ?

E.T : « Parfum de larmes » est un roman qui me ressemble. Tout en demi-teinte. C’est une belle histoire d’amitié entre deux hommes effectuant leur service militaire. Une complicité totale. Mais il y a aussi, en fil rouge, une liaison amoureuse qui est malmenée. Le personnage principal se voit confronté à des questions existentielles tout en se laissant bercé par la liberté nouvelle qui l’anime. C’est le passage de l’ado vieillissant à l’homme naissant. Pas simple. Reste à le lire pour savoir si sa raison va l’emporter…

O.B : Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

E.T : Les relations hommes/femmes. Assurément, c’est mon fonds de commerce. Je suis fasciné par ces relations qui nous déchirent, nous enivrent, nous libèrent ou bien nous réduisent à l’allégeance amoureuse.

Comment peut évoluer la relation de deux êtres qui ne se connaissent pas d’emblée, mais qui sont attirés l’un par l’autre, une fois mis dans la même vie ? Fascinant ! La jalousie, la possession, l’usure du temps… Avec l’épée de Damoclès : rien n’est jamais acquis. Il suffit d’un autre, plus malin et plus gourmand. Alors…

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

E.T : Pour écrire, c’est assurément de lire beaucoup. Aller à la recherche des mots chez les autres pour varier les miens. S’ouvrir sur le travail des autres. Comprendre leur technique de structuration du scénario de leurs histoires. Me noyer dans les poèmes pour intégrer tout ce qui fait la beauté d’un texte court. Voilà, je crois que les gens m’ont conseillé de m’ouvrir aux autres pour m’enrichir en partageant.

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

E.T : Alors là aussi je suis atypique (rires) ! Je ne suis pas plus courageux que ça. Donc j’écris quand la nécessité se fait sentir. Quand j’étouffe. Le schéma général c’est que je prends des notes sans cesse, mais surtout j’écris en continu dans ma tête. Ce n’est pas évident pour mon entourage car je pars en vrille solo assez souvent. Mais c’est le soir, après le diner, que tout se concrétise. Dans mon bureau je peux enfin respirer jusqu’à une heure du matin… Quand mon récit prend corps sur le papier, tout est déjà quasiment abouti. Ficelé : scénario, lieux et personnages compris.

Une chose est sure, la poésie reste mon guide. Elle colle à ma plume. J’aime l’épaisseur des personnages, la couleur des décors, les odeurs. Bref tout ce qui donne un peu de vérité et d’authenticité à l’histoire.

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

E.T : Un roman (je commence à y prendre goût…). Je vais parler de ces femmes et de ces hommes qui travaillent la vigne, par amour du terroir et du métier. Je n’en dis pas plus pour le moment, mais c’est la ville de Bourgueil qui sera à l’honneur. Je suis tombé sous le charme de cette commune attachante. Je veux, quelque part, lui rendre hommage.

Mais j’ai déjà un ouvrage consacré à mes souvenirs d’enfance qui est dans l’attente d’édition. Pas un roman, pas un recueil de soliloques, pas une nouvelle… quelque chose d’inclassable juste pour être raccord avec mon esprit de découverte. C’est mon épouse qui est ma première lectrice et elle s’est attelée au délicat travail de relecture. Délicat mais nécessaire. Elle est mon partenaire incontournable.

O.B : Allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

E.T : Le samedi 8 octobre je serai présent au stand des éditions du Petit Pavé, au Mans pour la 25ème heure du livre. Le 18 décembre ce sera Noëlivre, une manifestation qui permet aux auteurs maison de se retrouver, ce sera à Mûrs-Erigné (Bistrot des Citoyens du Monde). Une occasion pour faire de beaux cadeaux ! Vous êtes tous conviés.

En 2017, ce sera Montaigu…

Je ne suis pas esclave des salons pour la simple raison que ma famille passe avant. Ce n’est pas toujours simple de retenir des dates.

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

E.T : Mes livres peuvent être achetés en ligne aux éditions directement : http://petitpave.fr/petit-pave-parfum-larmes-639.html

Mais je suis référencié à la FNAC et autres marchands de livre. La livraison est moins rapide, forcément.

Il faut pister les salons auxquels je participe… là, je les dédicace.

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

E.T : Être humble. Travailler et travailler encore, sans pour autant attendre un miracle. Se faire plaisir plutôt que chercher à réussir. Il y a bien trop d’appelés pour très peu d’élus. Ne pas trop rêver, surtout ne pas trop rêver.

O.B : Comment appréhendez-vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

E.T : L’argent et la marchandisation de l’art sont à deux doigts de nous perdre. Ma grande peur c’est l’obligation du support numérique et les piratages qui vont avec. C’est déjà assez dur comme ça pour être à l’équilibre, avec cette nouvelle technologie ce sera encore plus dur. Je suis pour l’édition alternative (L’autre livre). Une édition à visage humain.

O.B :Avez-vous des auteurs fétiches ?

E.T : Oh ! Oui ! Baudelaire et Rimbaud pour les poètes. Jean Giono, Bernard Clavel, Hervé Bazin, François Bossis, etc… La France est tellement riche de ses multiples talents !

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

E.T : Delphine De Vigan : « Rien ne s’oppose à la nuit ». J’aime beaucoup sa juste et belle sensibilité. Quelle jolie plume !

O.B : Merci beaucoup Etienne Tritt d’avoir participé à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaitre.

E.T : Merci à toi Olivier de m’avoir donné cette opportunité. Ce fut un réel plaisir.

Les liens d’Etienne Tritt :

http://etiennetritt.canalblog.com/ (mon actualité)

http://motsenloire.canalblog.com/ (ma page d’écriture publique)

Sans oublier ma page Facebook !

ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
ETIENNE TRITT, POETE ET AUTEUR
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