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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 00:44
Didier Dominguez (droits réservés)

Didier Dominguez (droits réservés)

Aujourd’hui, je présente Didier Dominguez : un auteur Jeunesse

 

O.B : Bonjour Didier Dominguez. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

D.D : Je suis retraité après une vie professionnelle bien remplie. L’écriture est venue par la suite, tout naturellement.

O.B : Justement Didier, depuis quand écrivez vous et quel(s) type(s) de livre(s) écrivez- vous, quels sont les sujets qui vous inspirent ?

D.D : J’ai toujours plus ou moins écrit, mais je n’ai jamais publié. La publication est venue qu’à partir de 2021.

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

D.D : Le tout premier s’appelle Vic et Nikki à l’hôpital et le deuxième s’intitule Nikki retourne à la maison.

 

 

 

DIDIER DOMINGUEZ - UN AUTEUR JEUNESSE
DIDIER DOMINGUEZ - UN AUTEUR JEUNESSE

O.B : Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ?

D.D : Mon dernier livre est Nikki retourne à la maison. C’est une jeune éléphante qui rentre chez elle après quelques semaines d’hospitalisations. Elle y redécouvre ses habitudes, sa chambre et Vic, son frère. Après ces moments douloureux, elle a envie de faire la fête en invitant ses amis de l’hôpital lors d’un goûter chez elle. Seulement, son frère Vic et ses parents lui disent que cela est trop tôt. Donc Nikki n’est pas contente et va tout faire pour le réaliser. Très ambitieuse cette petite !

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans  un autre domaine ?

D.D : Avoir de la volonté. Tout simplement.

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

D.D : La rédaction de mes histoires s’effectue toujours avec mon illustrateur Valentin Delbreil. Nous étudions ensemble ce que l’on peut faire avec un thème que j’ai préalablement choisi. C’est une sorte de collaboration.

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, quel en est le thème ?

D.D : Mon prochain projet devrait être un coloriage sur mes deux personnages avec quelques éléments de mes précédents livres. Ainsi, les enfants pourront à la fois lire et colorier. À part ça, j’envisage sûrement en 2024, le troisième livre où Nikki retournera à l’école.

O.B : Comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

D.D : Pour me faire connaître, je participe à des salons du livre, à la rencontre de potentiels lectrices et lecteurs. Je suis de nature très avenant et j’aime ce contact-là. Concernant mes livres, on peut les retrouver sur mon site web (didierdominguez.com) ainsi qu’à la commande dans n’importe quelle librairie. L’avantage de passer par mon site, c’est que vous pouvez avoir une dédicace de l’illustrateur et de moi-même.

O.B : Justement, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

D.D : Prochainement, je serai au Salon du livre de Cournon d’Auvergne où je réaliserai une action pour les enfants malades tout comme j’ai pu le faire dans d’autres manifestations littéraires comme à la Foire du Livre Jeunesse de Malemort en février dernier. Ensuite, je serai également présent au Salon du Livre de Terrasson, à Buzet-sur-Baïse et enfin, à Valençay dans l’Indre.

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

D.D : Le seul conseil que je pourrais donner à mon petit niveau serait de toujours s‘accrocher dans ses projets et de ne pas toujours prendre en compte le regard des autres.

O.B : Comment appréhendez- vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

D.D : Tous les acteurs du milieu de l’édition le savent. De nos jours, trouver un éditeur est très compliqué...

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

D.D : Il y en a plusieurs mais pas forcément dans la jeunesse. Je pense à Juliette et Amélie Nothomb, Joseph Farnel, Évelyne Dress, Éric de Carbonnière, Jacques Bienvenu et Adrien Anderson.

O.B : Les auteurs que j’interviewe pour le blog font souvent une œuvre de mémoire pour les lecteurs. Certains en citant les noms des auteurs qu’ils lisent donnent parfois envie de relire leurs œuvres. Que lisez-vous en ce moment ?

D.D : J’ai commencé, très récemment, à lire Premier sang, d’Amélie Nothomb après avoir terminé de lire le livre de la chanteuse Stone qui s’intitule Complètement Stone.

O.B : En marge de votre activité d’auteur, avez-vous d’autres activités ?

D.D : Oui, toujours dans le domaine du livre. [Rire] J’organise quelques salons du livre, réalise des animations, toujours en collaboration avec des associations.

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

D.D : Comme évoqué précédemment, mes livres sont disponibles sur mon site web (didierdominguez.com), sur commande en librairie et sur le site d’Eivlys (eivlys.com). Pour mon actualité, vous pouvez aller sur mon site et sur ma page Facebook (Didier Dominguez - Auteur).

O.B : Merci, Didier Dominguez d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

 

Interview réalisée le 1er mai 2022

© Olivier Blochet – 4 mai 2022

DIDIER DOMINGUEZ - UN AUTEUR JEUNESSE
DIDIER DOMINGUEZ - UN AUTEUR JEUNESSE
DIDIER DOMINGUEZ - UN AUTEUR JEUNESSE
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DIDIER DOMINGUEZ - UN AUTEUR JEUNESSE
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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 01:25
Tony Jagu (droits réservés)

Tony Jagu (droits réservés)

Aujourd’hui, je présente Tony JAGU, romancier et essayiste

 

O.B : Bonjour, Tony Jagu. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

       T.J : J’ai été Chargé de cours à l’université François Rabelais de Tours et Coach en ressources humaines, gérant d’un cabinet de conseil en communication et management.

O.B : Moi qui vous connais un peu (rires), je sais que beaucoup de personnes jugent votre profil atypique.

T.J : Depuis mon adolescence, j’ai toujours voulu écrire… Mais les impératifs économiques, notamment ceux liés à la vie de famille, m’ont éloigné de cette passion. J’ai décidé de franchir le pas, il y a une dizaine d’années.

O.B : Tony, depuis quand écrivez-vous, quels sont les sujets qui vous inspirent, et en définitive, quel(s) type(s) de livre(s) écrivez-vous ?

       T.J : À l’âge de 17 ans, j’ai publié des poèmes. Très sérieusement épris de culture américaine, je suis passionné d’histoire contemporaine, de cinéma et de voyages.

        O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

TJ : La période de pandémie que nous venons de vivre avec ses difficultés d’avoir une activité professionnelle permanente m’a conduit à beaucoup écrire. Mes dernières parutions sont :

2022 : Seberg-Gary, une quête ininterrompue chez l’Harmattan,

2021 : Échappée vers l’Ouest – l’Harmattan

2020 : Au delà du mur – Les éditions de la Morelle

2020 : En attendant la chute – La passion du livre

       O.B : Vous publiez prochainement un nouveau roman. Pouvez-vous nous en parler?

        T.J : Il s’agit d’une biographie d’Anaïs Nin, écrivaine et grande séductrice, autrice d’un journal intime et de romans érotiques, qui sera publiée sous le titre « Aux portes de l’intime ».

          O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire et/ou dans un autre domaine ?

T.J : J’aime cette formule :« limer et frotter ma cervelle contre celle d’autrui ».

O.B : Jolie formule en effet.

Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

T.J : Je me lève tôt le matin, je m’isole et j’écris environ 2 à 3 heures par jour.

O.B : Vous êtes également essayiste. Comment choisissez-vous vos thèmes ?

T.J : Je privilégie les sujets politiques et historiques. Nul doute que la période trouble que nous vivons actuellement m’inspira de nouveaux sujets.

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler le sujet ou l’intrigue, quel en est le thème ?

T.J : Pour l’instant, j’y réfléchis.

O.B : Comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos    lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

T.J : Je participe à de nombreux Salons du livre, je dédicace en librairies, je donne des conférences et j’utilise les réseaux sociaux qui sont pour les auteurs un moyen de se faire connaître. Le cas échéant, je donne des interviews (rires). En outre, j’ai un site : www.tonyjagu.fr sur lequel on trouve mon actualité.     

O.B : Justement, malgré la situation exceptionnelle que nous vivons, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

T.J : Je participerai au Salon du livre d’histoire de Bourges les 19 et 20 mars prochain.  

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

       T.J : La persévérance sans aucun doute.

O.B : Tony, comment appréhendez-vous le monde de l’édition  d’aujourd’hui ?

T.J : Ce secteur est en pleine révolution, je pense qu’il s’agit d’un monde  incertain…

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

T.J : Oui bien sûr: Louis Ferdinand Céline et Michel Onfray.

O.B : Les auteurs que j’interviewe pour le blog font souvent une œuvre de mémoire pour les lecteurs. Dernièrement un romancier me faisait part de ses lectures d’auteurs un peu oubliés. En citant quelques noms, il m’a notamment donné envie de relire les œuvres de Jean Ray. Alors, Tony Jagu, que lisez-vous en ce moment ?

T.J : Le cartel des fraudes de Charles Prat publié chez Ring. Il s’agit de l’enquête menée par le juge Prat sur les fraudes sociales. Dans ce livre, il brosse  le catalogue des fraudes sociales qui gangrènent notre pays, et il dénonce  les 5 millions de fantômes qui bénéficient  indûment de prestations sociales au moyen de faux documents. Passionnant !

O.B. : Tony Jagu, avez-vous reçu un ou des prix littéraires, et quel regard portez-vous sur ce type de récompenses littéraires ?

T.J : Ce qui m’importe c’est surtout d’avoir des lecteurs !

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

T.J : On trouve aisément mes ouvrages à la FNAC, dans les librairies et bien sûr sur Amazon. En outre, mon site  www.tonyjagu.fr sera bientôt marchand.

O.B : Merci, Tony Jagu d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

 

Interview réalisée à Ballan-Miré, le vendredi 11 mars 2022

 

© Olivier Blochet – 12 mars 2022

TONY JAGU - ROMANCIER ET ESSAYISTE
TONY JAGU - ROMANCIER ET ESSAYISTE
TONY JAGU - ROMANCIER ET ESSAYISTE
TONY JAGU - ROMANCIER ET ESSAYISTE
TONY JAGU - ROMANCIER ET ESSAYISTE
TONY JAGU - ROMANCIER ET ESSAYISTE
TONY JAGU - ROMANCIER ET ESSAYISTE
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 17:30
AVENTURIERS ET AUTEURS : Annie HAIZE-ROUX ET Stéphane MARAIS

Aujourd’hui, je présente Annie Haize-Roux et Stéphane Marais, deux aventuriers auteurs de plusieurs récits.

 

Olivier Blochet : Bonjour Annie et Stéphane. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots, quel est votre parcours, et que faisiez-vous avant de voyager et d’écrire ?

Stéphane : Avec Annie, nous vivons ensemble et voyageons depuis 1980. Elle était informaticienne, mais elle a arrêté de travailler après la naissance de notre premier enfant Louise. Moi, j’étais installé derrière un bureau de la Croix-Rouge Française comme comptable. Deux autres enfants arriveront, Lola et Léo et, c’est à l’aube de nos quarante ans que nous avons décidé de tout vendre, d’acheter un camping-car et de partir autour du monde pendant 4 ans.

O.B : Ce tour du monde, vous l’avez relaté dans « Trois enfants autour du monde ». Il semble avoir été un déclencheur pour de nombreuses personnes qui à sa lecture se sont dit qu’eux aussi pourraient tenter l’aventure.

Annie : Donner envie à d’autres familles de partir fut l’une de nos plus belles fiertés. Notre livre « Trois enfants autour du monde » a rassuré des parents plongés dans le doute, prouvé aux indécis qu’il est possible de changer de vie puisque nous l’avions fait.

AVENTURIERS ET AUTEURS : Annie HAIZE-ROUX ET Stéphane MARAIS

O.B : Depuis ce tour du monde, vous n’avez cessé de voyager et d’écrire. Quand trouvez-vous le temps d’écrire et quels types de livres écrivez-vous ?

Stéphane : Depuis plusieurs années, nous avons créé une librairie à Brouage, une citadelle plantée dans les marais aux portes de l’Ile d’Oléron. Annie rêvait depuis sa jeunesse de posséder un tel commerce et elle s’échine à sélectionner les collections, les titres, les auteurs. Naturellement, le thème principal est l’aventure. Nous connaissons personnellement la plupart des auteurs et éditeurs, cela nous permet de mieux conseiller nos lecteurs.

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

Stéphane : Notre dernier ouvrage, donc notre dernier voyage, est « Voyage au Portugal ». Il fait suite à « Pèlerinage », un retour aux sources de nos voyages.

O.B : Pouvez-vous nous parler de « Voyage au Portugal » ?

Annie : « Voyage au Portugal » relate nos pérégrinations dans ce pays, toujours avec notre camping-car, celui-là même qui a fait le Tour du Monde. Trois mois de voyage dans ce pays fait de pierres et d’eau, mais aussi un voyage dans l’histoire du Portugal.

O.B : D’autres sujets vous inspirent-ils ?

Stéphane : Pour l’instant, je préfère rester dans le récit de voyage, mais sait-on jamais !

O.B : Il y a dix ans, vous avez créé « Le Festival des Aventuriers » à Tonnay-Charente, une manifestation annuelle durant laquelle des voyageurs viennent présenter leurs films e, leurs livres et débattre avec le public. Pouvez-vous nous en parler ?

Stéphane : Depuis notre Tour du Monde, nous avions été régulièrement invités dans des festivals d’aventures. Un jour, nous avons décidé de passer de l’autre côté de la barrière pour, à notre tour, organiser ce même genre d’événement. « Le Festival des Aventuriers » de Tonnay-Charente donne la possibilité aux voyageurs de présenter leurs films devant un public passionné. Cette année était la dixième édition et il eut un franc succès. Comme d’habitude !

O.B : Projetez-vous une nouvelle aventure avec votre fidèle camping-car Fiat Ducato ?

Stéphane : Pour l’instant, nous partons tous les ans deux ou trois mois lorsque Brouage hiberne… Pas très loin c’est vrai, mais l’aventure commence au bout de la rue ! Notre maison roulante a toujours la forme même si les matins froids, il dégage une grosse fumée blanche au démarrage…

O.B : Bien entendu, vous allez à la rencontre de vos lecteurs. Qu’attendez-vous d’eux et comment allez-vous à leur rencontre ?

Annie : En dehors des circuits classiques, salons du livre, dédicaces dans les librairies - de plus en plus rares, car forcément nous présentons nos livres directement dans notre librairie - nous nous installons sur les marchés de Noël, participons à divers festivals de voyage bien sûr et trois semaines en septembre à « Saint-Palais-sur-Livres ».

O.B : Justement, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

Annie : Nous nous poserons cette question dès notre retour en février 2022.

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un « aventurier débutant » ?

Stéphane : Ne pas hésiter à franchir le pas, partir sans se poser trop de questions, et le top, ne pas avoir de date de retour !

O.B : Comment appréhendez-vous le monde de l’édition aujourd’hui ?

Stéphane : Le covid a redonné le goût de lire aux Français me semble-t-il. C’est bien et il faut maintenir cet état de fait en multipliant les actions autour du livre, en mettant surtout en avant les auteurs et non les organisateurs, comme c’est souvent le cas…

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

Annie : Pas vraiment.

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

Annie et Stéphane : « Amazonie, sur les traces d’un aventurier disparu » de Eliott Schonfeld et  « Désaxé » de Lars Kepler.

O.B : Une question essentielle : Où peut-on trouver vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

Annie : À notre librairie de Brouage « Des livres, des auteurs » et sur notre site internet www.periple.org ou lors d’une rencontre improbable sur les routes du monde.

Olivier Blochet : Merci, Annie et Stéphane, d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

 

Interview réalisée à distance au mois de décembre 2021 pendant le long périple d’Annie et de Stéphane en Espagne.

© Olivier Blochet – 22 décembre 2021

 

AVENTURIERS ET AUTEURS : Annie HAIZE-ROUX ET Stéphane MARAIS
AVENTURIERS ET AUTEURS : Annie HAIZE-ROUX ET Stéphane MARAIS
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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 00:30
Magda Pascarel

Magda Pascarel

PROCHAINES PARTICIPATIONS À DES SALONS DU LIVRE

Mise à jour du 5 octobre 2021
Mise à jour du 5 octobre 2021
Mise à jour du 5 octobre 2021

Mise à jour du 5 octobre 2021

PUBLICATIONS, ARTICLES ET INTERVIEWS

MAGDA PASCAREL - SALONS DU LIVRE - ARTICLES ET INTERVIEWS
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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 14:14
LA ROMANCE INFINIE de Frann BOKERTOFF
Frann Bokertoff (droits réservés)

Frann Bokertoff (droits réservés)

 

Nous rencontrons aujourd'hui Frann BOKERTOFF pour la parution de son nouveau livre intitulé:

 

"LA ROMANCE INFINIE"

 

O.B : Bonjour Frann. Votre nouveau livre la Romance infinie  vient de paraître. Ce livre est résolument d’un genre nouveau, à mi-chemin entre le roman et la chanson de geste, (récit d’un drame imaginaire que faisaient les trouvères) la confidence et l’aveu, pour reprendre la présentation de votre éditeur. Quelle a été votre inspiration pour vous lancer dans cette nouvelle expérience littéraire ?

 

F.B : Le confinement a été pour beaucoup d’autres l’occasion de faire un retour sur soi-même. En dehors de calligrammes essaimés dans mes romans, je n’avais pas publié de poèmes depuis « Les Roses rouges de Toulouse », paru en 2015. Il m’est venu l’idée et surtout d’en écrire de nouveaux : c’est ainsi qu’est né mon livre Poèmes et récits des cent et une nuits, qui m’a servi d’ébauche pour Romance infinie.

 

O.B : Ce livre est à la fois pudique et passionné, d’où le titre. Nous sommes transportés d’Occident au Moyen-Orient dans une atmosphère particulière puisqu’il s’agit de celle du confinement. Malgré le contexte oppressant, votre récit est empreint d’humour, notamment votre évocation d’amours clandestins. Comment avez-vous fait le choix de vos références littéraires qui vont d’Aragon, Ronsard, Rachel, Khayyâm et Ferbowsi.*

 

F .B : Le titre m’a été inspiré à la fois par le contenu romanesque et la forme poétique du Roman inachevé d’Aragon, dans lequel l'écrivain se penche sur sa vie passée dans un recueil qui prend la forme d'une autobiographie poétique, où il pèse le poids des rêves et des souffrances, des amours, des déceptions et des échecs.

 Les poètes persans et Ronsard mettent l’accent sur la jouissance du moment présent. En cette période de confinement, où l’avenir était incertain, j’ai trouvé en les relisant une incitation à «  carpe diem ».

Quant à Rachel, ses poèmes d'amour avivent le sentiment de solitude, de distance et de désir pour le bien-aimé, comme son poème Chant triste. Le choix de ces auteurs s’inscrit également dans mon désir de rapprocher des êtres d’origine et de cultures différentes, comme dans mon histoire.

 

 O.B : Votre récit recèle plusieurs clefs décelables au fur et à mesure de sa lecture. Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

 

F.B : La clef principale…est celle qui ouvre la malle dans laquelle est enfoui le manuscrit révélant cette histoire. L’autre clef, symbolique, est le commentaire écrit par l’amie d’enfance qui donne au lecteur des éléments de la biographie de l’auteure du manuscrit.

 

O.B : Votre roman est paru le 20 septembre 2021. J’imagine que vous allez en assurer la promotion aisément, la situation sanitaire semblant s’améliorer. À quelles manifestations littéraires allez-vous participer prochainement, et quels sont vos projets à plus long terme ?

 

F.B : L’événement le plus proche est le salon des Gourmets de Lettres de Toulouse( 1er, 2 , 3 octobre) où mes deux précédents livres sont en lice pour la concours du roman et de la poésie, puis les salons du livre d’Anet (Eure- et - Loir)le 10 octobre, ensuite Dourdan (Essonne), Neuilly – en – Thelle ( Oise), ensuite Mons (Belgique) et enfin PARIS ( divers arrondissements et salons, dont celui de la poésie , en novembre). Je n’ai pas reçu d’autres confirmations pour le moment, la reprise est très progressive, comme vous avez pu vous-même le constater.

 

O.B : Merci Frann de nous avoir accordé un peu de votre temps pour nous parler de votre nouveau livre.

 

 

Interview réalisée le 24 septembre 2021

© Olivier Blochet – 25 septembre 2021

 

* Omar Khayyâm : Poète et philosophe persan du XII è siècle Ses poèmes sont appelés « rubaiyat » ce qui signifie « quatrains ». Les quatrains de Khayyâm, souvent cités en Occident 

Ferdowsi (retranscrit également Ferdowsi ou Ferdawsi) est un poète persan du Xème siècle. Ce poète a écrit la plus grande épopée en langue persane : Shâh Nâmeh (Livres des rois).

Rachel Blaustein, née le 20 septembre 1890 à Saratov dans le gouvernement de Saratov et morte le 16 avril 1931 à Tel Aviv en Palestine mandataire, est une poétesse de langue hébraïque qui a choisi son seul prénom, Rachel pour nom de plume. Elle a émigré en Palestine en 1909

 

 

LA ROMANCE INFINIE - Frann Bokertoff - Éditions UNICITÉ - ISBN 978-2-37355-592-9     14 euros

 

 

LA ROMANCE INFINIE de Frann BOKERTOFF

EXTRAITS

 

Quand la pudeur

Le dispute à la prudence

Les cris du cœur

Se résignent au silence

Je ne t’ai jamais

Exprimé mes sentiments

Tu ne m’as jamais

Fait le moindre serment

Comme l’a écrit Aragon

En ce temps-là j'étais crédule

Un mot m'était promission

Et je prenais les campanules

Pour les fleurs de la passion 

J’ai lutté contre mes obsessions

Et le désir de possession

Je ne t’ai jamais dit je t’aime,

Mais je t’adore

Et je veux écrire un poème

Pour louer les amours clandestines

Du lys et du marangon

Transpercés en plein calice 

Par les pointes adamantines          

Des flèches affûtées

Du dieu plein de malice

Qui rôdait au milieu de l’été

Dans la seule boutique ouverte

De la ville déserte

Où j’entrais pour acheter

De quoi m’alimenter

À mon retour de vacances

Car j’allais quitter la France

Pour la terre d’Islande

Au climat bien plus doux

Que Paris au mois d’août

J’entrai dans cette boutique

En rêvant de Reykjavik

De geysers et d’aurores boréales

Et j’en sortis en rêvant

Des pays du Levant

De la Perse et de Samarcande

Et de l’amour idéal

Célébré par Omar Khayyâm

Poète du vin et des femmes

Comment ai-je pu changer de monde

En l’espace d’une seconde ?

 

                                                                    Si c’était

Une fleur, ce serait un iris

À cause de son regard perçant

                                                             Une légende, le phénix

                                                            Une plante, le cannabis

Une pierre, l’onyx

Une ville, Persépolis

De Paris à Samarcande

En passant par Ispahan

J’inventerai chaque soir

Des contes et des histoires

Et des milliards de charades

Pour retenir mon amant

Telle Shéhérazade

Sur mon tapis volant

Si c’était un fruit, ce serait une grenade

Si c’était un animal, ce serait un chat persan

 

 

On pouvait sortir une heure

Avec une attestation

Sur l’honneur

Pour faire des courses

Ou de la course

Et faire pisser Milou Médor

Mirza ou Rex

Je n’ai jamais vu autant de clebs

Dehors

Ni de sportifs dans la rue

On se serait cru

Dans un village olympique

Avec des chiens renifleurs

Pour détecter les tricheurs

Gare au contrôle

Et à la contravention !

Bientôt les arrestations ?

C’était à la fois drôle

Et pathétique

Je me fis livrer les courses

J’avais toujours la frousse

De croiser des joggers

De toucher les interrupteurs

Et les boutons d’ascenseur

Les poignées de portes

Et des objets de toutes sortes

Pourtant il fallait bien que je sorte

Manier mon sabre et mon épée

Histoire de ferrailler

Tous les matins

Dans le jardin de l’immeuble

Avant de rimailler

Je me lavais les mains

Vingt fois par jour au moins

Et nettoyais mes meubles

À l’alcool à brûle

 

 

                                                     J’ai

                                           Un prince

                                        Charmant

                               Aussi précieux

                          Qu’un diamant

                 De la riche époque

          De shâhanshâh Abbas

     Que pas même le cyprès

     Ni rien d’autre n’égale

  De loin comme de près

Sa silhouette si mince

Le léger ondoiement

   De ses boucles

     Sa bouche

     Ses yeux

       Ont

   La grâce

      D’un

     Dessin

  De Kamal

    Ol-Molk

Sans retouche

 

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 23:55
Christian Robin (Photographie droits réservés)

Christian Robin (Photographie droits réservés)

Aujourd’hui, je présente Christian ROBIN, un romancier. 

 

O.B : Bonjour, Christian Robin. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

       C.R : J’ai exercé l’enseignement des mathématiques en lycée pendant 35 ans, ce qui continue d’étonner quand on sait que je suis auteur de fiction (et pourtant, qu’y a-t-il d’incompatible entre un matheux et un littéraire ? (Mais ceci est un autre débat). Parallèlement, j’ai joué les touche-à-tout : fac de médecine, école de journalisme (juste un an), thèses littéraires, animations de ciné-clubs…

 

O.B : Moi qui vous connais un peu (rires), je sais que beaucoup de personnes jugent votre profil atypique.

C.R : Atypique, je ne crois pas. Toutes ces voies qui s’ouvrent et nous attirent se rejoignent forcément. D’où certainement une vocation d’auteur, qui s’est dessinée il y a déjà longtemps.

 

O.B : Christian Robin, depuis quand écrivez-vous, quels sont les sujets qui vous inspirent, et en définitive, quel(s) type(s) de livre(s) écrivez-vous ?

       C.R : Je crois que j’ai toujours écrit et dessiné. Mon premier texte publié date de 1973 (eh oui, ça fait un bail), une nouvelle de science-fiction publiée dans la revue « Fiction », publication sous pseudonyme : à l’époque, quand on était jeune prof, il était risqué de publier des œuvres « non pédagogiques », c’est-à-dire non destinées à nos chères têtes blondes. Ensuite, tout s’est installé lentement, d’autres nouvelles pour « Fiction », des essais pour « Europe », un roman chez l’éditeur Bordessoules en 1978, puis de longues années de silence où j’ai fait tout autre chose (cinéma, festival de jazz à Angoulême, radio…). J’ai retrouvé le chemin du livre en 1993, avec deux ouvrages chez Bordessoules encore, un fantastique et un jeunesse. Et depuis, ça continue…

Les sujets qui m’inspirent sont ceux qui ont tendance à m’agacer, en particulier la langue de bois et les mensonges politiquement corrects et calculés, et la bêtise élevée au rang des Beaux-Arts… Deux sujets qui convergent assez bien. D’où des ouvrages relevant de la littérature de genre (fantastique, mystère, polar), le plus souvent empreints d’humour et d’humeur. On peut tout dire par le biais de l’humour et de la fiction, notamment du polar et de la science-fiction, aussi pourquoi s’en priver ?

Et j’aurais bien tort d’oublier ma région, riche en histoire et d’une belle qualité de vie. C’est une source d’inspiration permanente, que ce soit en littérature de mystère ou en jeunesse.

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

C.R : Il y a eu en 2019 et 2020, trois volumes de la série policière-fantastique-humoristique des enquêtes du détective Sosthène Cagouillard (« le Sherlock Holmes saintongeais »), le tout dernier, publié en septembre, s’intitulant « Sosthène Cagouillard à la Belle Étoile », le tout à la maison d’édition associative Koikalit, à Saintes. Et cette année, les éditions des Moutons Électriques ont repris les 4 premiers titres de la série en deux omnibus, pour leur collection « Le Rayon vert » consacrée surtout aux classiques oubliés de la littérature populaire. C’était tout de même exceptionnel, mes livres ne voyant le jour qu’à raison d’un titre par an, en général.

 

CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIERCHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER

 

       O.B : Vous publiez ce mois-ci un nouveau roman. Pouvez-vous nous en parler?

        C.R : J’ai déjà cité le dernier Sosthène Cagouillard, publié voilà deux mois. C’est le tome 16 de la série, qui a débuté en 1999 chez Bordessoules ; une histoire de disparitions inexplicables dans le cœur historique de Saintes, bien sûr joyeusement farfelue et griffue, où l’on retrouve l’atmosphère des BD de Blake et Mortimer qui m’ont toujours fait rêver.

Un autre roman devait paraître en décembre aux Moutons Électriques, un polar hommage à Roland Wagner, auteur de science-fiction tragiquement disparu et que j’ai bien connu. Vu la situation « covidienne », il devrait sortir en septembre prochain…                   

 

CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER

 

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire et/ou dans un autre domaine ?

C.R : Prendre son temps. Ne pas se bousculer. Avancer avec méfiance, mais sans douter. Ce n’est pas le but qui compte, c’est le chemin. Dans le domaine littéraire, je crois que la première personne qui m’ait fait toucher du doigt ce qui n’ait que des évidences, c’est Marcel Bealu, l’auteur de « L’araignée d’eau » et des « Mémoires de l’ombre », qu’il faudra bien redécouvrir un jour.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

CR : Je ne pense pas avoir de technique précise. Je serais bien incapable de me lever tous les jours à 5 heures du matin pour écrire de 6 à 11. J’écris quand c’est le moment, souvent le matin ou en fin d’après- midi, rarement très tard, tout dépend du déroulement de l’intrigue. J’écris assez vite, mais la gestation est longue. Il faut bien sûr établir un synopsis (qui ne sera que rarement respecté au cours de l’écriture), porter en soi ses personnages, tous, jusqu’au dernier des figurants. Un détail, je ne décris pratiquement jamais lieux et personnages, juste quelques touches : il faut que le lecteur puisse faire sa part de travail, d’imaginaire. C’est peut-être cela qu’on appelle l’inspiration, je ne sais pas.

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

C.R : Des projets, il en faut constamment, surtout dans le domaine de la littérature de genre, afin sans doute d’éviter le blues de l’accouchement. Donc, oui, il y en a. En mars, un roman fantastique en collection de poche Hélios, « Il était trois vieilles dames », revu et corrigé en hommage à Lovecraft. Dans le long terme, sur deux ans sans doute, un roman-feuilleton assez excentrique en hommage aux « grands anciens » du genre, les créateurs de Fantômas, du docteur Cornélius… Il y a du pain sur la planche, ici encore. Et pas question d’abandonner Sosthène Cagouillard…

 

O.B : Comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos    lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

C.R : Les salons, les signatures en librairie, les marchés de Noël, quelques manifestations « hors livres » où les auteurs peuvent être accueillis et où ils vont naturellement à la rencontre de leurs lecteurs. Il y a aussi, dans une moindre mesure, la presse, voire la télévision ce qui arrive parfois. Si les lecteurs sont fidélisés, le reste est simple : courriers, internet… et parfois, ce qui ne gâte rien, visites à la maison ! Le livre est un fantastique véhicule de rencontres, que ce soit dans le domaine du fantastique, du polar, du roman historique ou de la BD !

     

O.B : Justement, malgré la situation exceptionnelle que nous vivons, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

C.R : En 2020, année noire et saumâtre, pratiquement tout a été annulé. Si tout va bien, l’année 2021 risque fort d’être chargée, nombre de manifestations ayant été reportées. Je devrais, si tout va bien, être présent à nombre de salons en Charente-Maritime (Chaniers en avril, puis Cita-Livres, Brouage, Saint-Palais en été…), en Charente et dans la région bordelaise (Bordeaux, Mérignac…), et en principe plus loin. On verra, selon la situation qui nous rend taillables et « covidables » à merci.

 

      O.B : Très souvent, les auteurs vivent des situations anecdotiques, amusantes ou pas, lors des dédicaces en librairies ou dans des salons du livre. En auriez-vous une à nous livrer ?

C.R : Sans originalité aucune, quel auteur, lors d’un salon, n’a pas été accosté par un visiteur qui, saisi par un titre, s’est mis à raconter à son interlocuteur désespéré les exploits de son arrière-grand-oncle qui a fait les Dardanelles ? Ce genre de calamité fait partie du métier… Un de mes souvenirs les plus émouvants était la signature de mon tout premier « Sosthène Cagouillard » à un client qui s’était, volontairement ou pas, déguisé en Sosthène, chapeau, imper, pipe et écharpe, à l’identique du dessin de couverture : c’était Jean-Louis Foulquier ! Il était très fier de son gag !

 

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

       C.R : Justement, ceux que j’ai moi-même reçus et que j’applique toujours à la lettre (forcément). Dans mon cas, je crois qu’ils ont fait leurs preuves. Et aussi, « serrer » l’écriture. On n’écrit pas comme on parle, en principe. Il faut être clair, ne pas alourdir. Éviter le délayage, l’affreux style ternaire (les redoutables trois adjectifs ou trois verbes à la suite). Simone de Beauvoir conseillait de raturer un mot sur deux sur le premier jet : c’est peut-être draconien, mais c’est efficace.

 

O.B : Comment appréhendez-vous le monde de l’édition  d’aujourd’hui ?

C.R : Ce monde n’a jamais été simple, mais là, il est devenu sacrément compliqué. Hier, il y avait les mastodontes bien connus, quelques petits éditeurs courageux et de sinistres escrocs faisant payer des fortunes aux auteurs naïfs pour quelques centaines d’ouvrages jamais distribués. Aujourd’hui, les mastodontes sont toujours là, occupant tous les créneaux littéraires presse-télé-internet, les petits éditeurs courageux à la durée de vie limitée se sont multipliés, les escrocs se portent toujours bien… et en plus, avec les facilités offertes par internet, l’autoédition a explosé, ce qui est un bien dans un sens, si l’on sait dénicher la pépite dans le lot, et heureusement il y en a plus d’une, en particulier dans notre région. Après tout, René Char, par exemple, s’est autoédité…

Personnellement, je me suis autoédité plusieurs fois. À présent, j’ai la chance de ne plus avoir besoin de recourir à cette solution. J’ai travaillé pour plusieurs petits éditeurs, Bordessoules d’abord, puis Noir Délire, Cavalier Vert, Malpertuis, ensuite l’édition associative Koikalit que je contribue à faire vivre, et aujourd’hui les Moutons Electriques, maison d’édition bordelaise à rayonnement francophone consacrée à la littérature de genre. J’ai pu ainsi éviter à certains auteurs de passer par l’autoédition avec les risques financiers qui vont avec.

De toute façon, que ce soit hier ou aujourd’hui, la personne la moins bien payée dans la chaîne du livre (quand elle l’est !), c’est l’auteur.

 

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

C.R : Oui, beaucoup. Trop, peut-être. Des classiques d’abord, que le confinement m’a permis de retrouver : Flaubert, Dumas, Balzac, Maupassant, Verne, Leroux… Des auteurs contemporains, du temps où la littérature française rayonnait encore : Vian avant tout, Queneau, Perec, et de grands oubliés, comme Marcel Bealu ou Pierre Véry… En littérature de genre, ma respiration première a été le fantastique (dont la fantasy n’est qu’un succédané); difficile d’oublier Jean Ray, comme Bradbury en science-fiction. Et le roman noir américain, de Chandler à James Lee Burke… Sans oublier la BD, Jacobs et ses Blake et Mortimer, Franquin avec Spirou, Martin avec Alix… Tintin ? Oui, bien sûr, mais pas plus que ça.

Je lis toujours deux à trois livres par semaine, selon l’épaisseur. Mes livres de chevet, enfin quelques-uns : « L’écume des jours » de Vian, « Malpertuis » de Jean Ray, « Fahrenheit 451 » de Bradbury, « Les eaux étroites » de Julien Gracq, une merveille celui-là. Bon, j’arrête là…

 

O.B : Les auteurs que j’interviewe pour le blog font souvent une œuvre de mémoire pour les lecteurs. Dernièrement un romancier me faisait remarquer que ces références littéraires permettaient de se remémorer le nom d’écrivains un peu oubliés et d’avoir envie de les redécouvrir. J’en suis d’ailleurs la première victime. Vous me donnez l’envie de relire les œuvres de Jean Ray.

Christian Robin, que lisez-vous en ce moment ?

C.R : Un exceptionnel recueil de nouvelles d’anticipation de Ted Chiang, « Expiration », considéré sans doute avec raison comme l’événement littéraire de 2020. Dans le genre, un ouvrage comme celui-ci, on en rencontre un tous les dix ans. Et j’ai récemment découvert les romans noirs de Craig Johnson, d’une qualité exceptionnelle, davantage des hymnes à la nature dans sa vastitude que des thrillers. Tout cela entre la redécouverte de quelques feuilletonistes du début du siècle passé…

 

O.B. : Christian Robin, avez-vous reçu un ou des prix littéraires ?

C.R : Je n’y attache guère d’importance. Oui, quelques-uns, principalement celui des Mouettes en 1998, pour mon premier roman policier, « Une petite ville si tranquille »; ça a bien aidé. Et tout autre chose, une distinction aux Arts et Lettres, je me demande bien pourquoi…

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

C.R : Pas sur Amazon, désolé. Le site de Koikalit est en reconstruction, mais dans quelques librairies sérieuses en Charente-Maritime principalement, sur les salons quand j’y suis et quand ils existent, et plus sûrement en me contactant :

christian.c.robin.17@gmail.com

06 61 32 45 84

En réponse, je fais suivre un catalogue détaillé et un bon de commande, participation aux frais de port réduite.

 

O.B : Merci, Christian Robin, d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

C.R : Cher Olivier, ce fut un plaisir !

 

Interview réalisée à Saintes, le 26 novembre 2020

 

© Olivier Blochet – décembre 2020

 

CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER
CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER
CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER
CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER
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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 23:50
Frann Bokertoff (photographie droits réservés)

Frann Bokertoff (photographie droits réservés)

Aujourd’hui nous retrouvons Frann BOKERTOFF pour échanger avec elle sur son nouveau livre :

Poèmes et récits de cent et une nuits.

FRANN BOKERTOFF, ROMANCIERE ET POETESSE

 

O.B : Bonjour, Frann BOKERTOFF, c’est toujours un plaisir de vous accueillir pour parler de vos livres et de vos activités en général.

F.B : Bonjour Olivier, c’est toujours un plaisir de vous lire et d’échanger avec vous.

O.B : Votre nouveauté s’intitule : « Poèmes et récits des cent et une nuits », il vient de paraître aux Éditions UNICITÉ. Que pouvez-vous nous dire sur ce nouveau livre depuis la parution de « Entre les mailles de la folie » publié au second semestre 2017 ?

F.B : Entre temps, j’ai publié une saga en deux tomes, intitulée « Ainsi volent les libellules ». C’est une fresque romanesque se déroulant sur quatre générations, pour laquelle j’ai réalisé deux interviews filmées sur France ART TV.

Ce livre a connu un vif succès.

Durant le confinement, j’ai envisagé d’écrire une succession d’histoires jusqu’à la fin de cette période dont nul ne connaissait la durée ; je me suis inspirée du thème des MILLE ET UNE NUITS.

Ce projet me séduisait d’autant plus que j’étudie depuis quelque temps le farsi, la langue parlée en Iran,  et la littérature persane. Ce livre est en même une quête du temps perdu et de l’oiseau de paradis ; je l’ai émaillé de poèmes, la plupart sous forme de calligrammes, qui illustrent mes histoires, dont le but est d’attiser la curiosité du lecteur tout en le distrayant. Le confinement n’est qu’un prétexte. Ce livre est une manière de l’oublier, d’en profiter pour raconter des histoires, dans le sens le plus noble du terme, comme lors d’une veillée. L’amour y est présent, je devrais plutôt dire : les amours, sans oublier l’humour.

O.B : Frann, pourriez-vous nous en lire un extrait ?

F.B : Avec plaisir !

 

 Qui se soucie encore du sort

 Des gens contaminés

 Par les OGM

Des vies ruinées

Par le glyphosate

Ou des centrales Seveso ?

Qui parle encore

 Des infirmières gazées

Des manifs sur les Champs Élysées

Des black blocks jamais inquiétés

Des Gilets jaunes méprisés

 De l’incendie maîtrisé

De Notre-Dame de Paris ?

Pestait Boudu sauvé des eaux

Dans un état d’ébriété

Déjà bien avancé

Après avoir vidé son sac

Il conclut par un verset :

« Ne soyez donc de notre confrérie,
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre »

Comme dit François Villon

Et non François Fillon

Le voilà qui vocifère :

Gloire au professeur Raoult

Qui nous tirera tous d’affaire

 Bien loin des raouts

Parisiens 

Et de Macron le pharisien

Puis ayant mis le feu aux poudres

 Boudu est descendu

Sans réclamer son dû

Nous laissant tous abasourdis

En train de consulter GOOGLE

Pour voir la drôle de gueule

Du magicien de Marseille

Qui paraît-il fait des merveilles

Qui a dit

Que le paradis

N’existait pas ?

 

O.B : J’imagine que votre programme de fin d’année sera chargé, malgré les difficultés qu’éprouvent cette année les auteurs à participer à des évènements littéraires de type salon du livre ou dédicaces en librairies.

F.B : Je vais participer au premier salon virtuel de littérature de langue française et je prépare  un recueil de haïkus.

O.B : En lien avec l’activité littéraire, quel regard portez-vous sur la période actuelle ?

F.B : Je trouve que c’est une période propice à la création littéraire, et en tant qu’écrivaine j’estime avoir la chance de pouvoir continuer cette activité, même si les salons ont été annulés, ce que je regrette vivement, mais ce n’est que partie remise.

O.B : Nous commençons à bien nous connaître et je sais qu’en dépit des interrogations sur l’avenir que chacun se pose légitimement actuellement, vous êtes d’une nature à continuer à faire des projets. Vos pratiques de la danse classique et modern’jazz, ainsi que celle d’un art martial chinois, vous aident-elles à surmonter les difficultés existentielles qu’une partie de la population éprouve aujourd’hui ?

F.B : En effet, la pratique quotidienne du taï-chi m’est devenue indispensable pendant cette période pour contrebalancer les nombreuses heures passées devant l’ordinateur à écrire. J’ai la chance de disposer d’un jardin en copropriété dans lequel je pratique par tous les temps.

O .B : Vous êtes donc toujours dans l’action, une action plus intellectuelle bien sûr que guerrière, mais vous poursuivez votre œuvre sans répit ?

F.B : je parlerais plutôt de pratique martiale : l’éventail, le sabre et l’épée demandent une grande maîtrise de soi .Elle a de nombreux points communs avec l’écriture : recherche du geste juste, comme du mot, de l’équilibre et elle me permet d’évacuer les pensées parasites.

Mais en dehors de cela, je ne suis pas toujours « en action », je peux passer des heures à laisser ma pensée vagabonder ; j’aime me promener chaque jour une heure durant et découvrir ma ville et m’engager dans des ruelles ou des impasses auxquelles je n’avais jamais prêté attention jusqu’alors ; observer les maisons et les jardins qui les entourent, ou les balcons fleuris, et imaginer la vie de leurs occupants.

Et bien sûr je lis ou relis certains ouvrages de ma bibliothèque et feuillette les catalogues d’expositions que je n’ai pas regardés depuis longtemps.

O.B : une question traditionnelle sur le Blog. Frann bokertoff, où peut-on se procurer vos livres ?

F.B : En librairie bien entendu, mais si vous le désirez, vous pouvez me contacter par courriel : bokertoff@hotmail.com ou  zolovka.bercovici@gmail.com. Vous pouvez également me suivre sur ma page FACEBOOK :  frann bercot (PAS DE FRAIS D’ENVOI EN FRANCE METROPOLITAINE)

O.B : Merci Frann BOKERTOFF de cette visite et de vos propos qui aideront sans doute mes lecteurs du blog et surtout vos lecteurs à surmonter les épreuves de cette période, sachant que la lecture demeure une excellente thérapie, et notamment celle de vos romans.

F.B : Je l’espère aussi.

 

Interview réalisée le 23 novembre 2020

© Olivier Blochet – novembre 2020

 

 

Vous pouvez également consulter :

France ART TV Parenthèses du 03 juillet et du 06 novembre 2019 (Disponibles sur Youtube).

 

 

 

 

 

FRANN BOKERTOFF, ROMANCIERE ET POETESSE

Voici un autre extrait :

Sans travail le barbier se rase, le cordonnier traîne la savate, le garagiste perd les pédales, le vétérinaire devient chèvre et le facteur de plus en plus timbré, le maître d’école a terriblement décollé, le curé a fait une croix sur les cours de catéchisme, le conducteur de travaux fait le pied de grue, et le conducteur de bus est à l’arrêt.

Le cheminot désespéré se fait des rails, le droguiste a fait une rechute, le dentiste est complètement accro, et aux dernières nouvelles le maître-nageur a replongé et l’infirmière elle aussi a repiqué.

Et pour finir, le gardien du chenil est aux abois, et une buvette des bords de Seine a été liquidée.

Mais il y a plus grave : l’armurier a passé l’arme à gauche et plutôt que de se mettre au vert, le jardinier municipal a préféré se tailler les veines. Toutefois, le buraliste n’a pas cassé sa pipe, et la laverie automatique tourne rond.

Seule la mercière tire son épingle du jeu en confectionnant des masques ! L’opticien trouve que c’est louche : pour lui, les dés sont pipés et toute cette histoire est cousue de fil blanc.

Heureusement, mon éditeur continue de méditer.

FRANN BOKERTOFF, ROMANCIERE ET POETESSE
FRANN BOKERTOFF, ROMANCIERE ET POETESSE
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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 23:53
Jean-Pierre Bonnet (photographie droits réservés)

Jean-Pierre Bonnet (photographie droits réservés)

Aujourd’hui, je présente  Jean-Pierre BONNET, un romancier

 

O.B : Bonjour Jean-Pierre Bonnet. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

       J-P.B : Bonjour, j’ai une formation dite « scientifique » et j’ai exercé le métier d’ingénieur dans la Navale puis dans de grands groupes industriels. J’ai changé d’univers vers les années 1996-97 pour participer à la création d’une entreprise d’édition de presse sur La Rochelle. L’expérience m’a plongé dans le monde des PME et aussi de la presse. J’ai découvert le travail de journaliste dans des domaines aussi divers que l’actualité, les arts et spectacles, l’histoire de lieux ou de personnages célèbres… Beaucoup de travail donc, mais ô combien enrichissant (pas du point de vue pécunière hélas !) Je me consacre désormais à l’écriture depuis une bonne vingtaine d’années.

 

O.B : Depuis quand écrivez-vous, quels sont les sujets qui vous inspirent, et en définitive, quel(s) type(s) de livre(s) écrivez-vous ?

       J-P.B : J’écrivais quand j’étais étudiant, surtout des petites pièces de théâtre qui se jouaient pour des manifestations liées à l’école d’ingénieur. Occasion de brocarder les professeurs entre autres… Ensuite j’ai arrêté, car il faut bien gagner sa vie. Plus tard, bien installé dans la vie, j’ai recommencé à écrire des mots d’humour sur les travers de fonctionnement de nos grands groupes, qui eurent un certain succès, même dans les étages supérieurs… J’ai également fondé, avec deux amis, une revue mensuelle humoristique.

J’ai commencé à écrire quelques polars, puis des romans que l’on classe habituellement dans  « l’école de Brive ». Je fais un gros travail d’iconographie pour être au plus près des époques qui servent de cadre à mes histoires. J’aime bien replonger mes lecteurs dans des années souvent négligées par les historiens, soit parce qu’elles sont jugées trop récentes, soit parce qu’elles sont peu flatteuses. Ainsi cela couvre-t-il des années 1940 aux années 2000, en passant par l’épuration, les années de la quatrième république, de la fin de la guerre d’Indochine, puis de celle d’Algérie, mai 68… L’histoire s’est tellement accélérée ces dernières années que l’on a l’impression que de décrire la vie à la campagne au début des années 60 c’est déjà un lointain passé désuet.

Mes histoires sont souvent des épopées familiales, nœuds de toutes les tensions possibles. Jalousie, désamour, secrets de famille, heurts de génération, dissensions politiques… et surtout difficultés à se comprendre, à s’écouter. Que de quiproquo et de haine bâtis sur des erreurs de jugement. Mes personnages sont souvent des gens simples qui affrontent des situations complexes. Qu’aurions-nous fait à leur place ? Ainsi, par exemple dans « Hirondelles en hiver » mon héros brave type originaire du Limousin, semblant un peu simplet, devient flic à Paris et se retrouve embrigadé dans la fameuse nuit du Vel d’Hiv en 1942…

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres et leurs thèmes ?

J-P.B : Avec « Un départ sans Adieux » (prix du Périgord en 2015) je traitais de la lâcheté des hommes et l’époque choisie était de1954 à 1958. Ensuite « Une Vie sur le fil » évoquait l’émancipation des femmes de 1940 à1950.  Avec « Hirondelle en Hiver » le sujet était le Vel d’Hiv et l’épuration dans la police à la fin de la guerre.

 

       O.B : Vous publiez ce mois-ci un nouveau roman. Pouvez-vous nous en parler?

        J-P.B : Mon nouveau roman « Histoires à réécrire » se déroule sur deux époques 1968 et 1990. La trame, c’est un homme dont l’enfance a été, malheureuse, à la limite de la persécution et qui après avoir fui sa ville en des circonstances mystérieuses, repasse sur les lieux de son enfance vingt ans plus tard, avec la ferme intention d’y régler ses comptes. Mais cela ne se passe pas comme il s’y attendait, et il ira de découverte en révélations… Y trouvera-t-il l’amour ?

 

 

 

JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire et/ou dans un autre domaine ?

J-P.B : Mon éditeur Lucien Souny, hélas disparu depuis, m’a obligé à la rigueur dans la narration. « Tu dois suivre ton héros à la trace et c’est le long du sillon tracé que ton histoire doit progresser ». Cela m’avait un peu chagriné au début, car j’adore les thrillers américains. Or ceux-ci sont bâtis en faisant progresser la narration de personnages en personnages comme Tom Clancy ou encore James Ellroy… 

J’expliquais cela à des écrivains à la notoriété bien établie, devenus des amis, leur réponse fut nette : « Suis son conseil, c’est un bon ! Fais un bout de route avec lui, après tu pourras toujours dévier, choisir un autre mode narratif.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

J-P.B : Je ne sais pas si c’est un tic, une superstition, ou une simple habitude. Chaque cycle d’écriture dure un an. J’ai la chance d’avoir en tête, privilège de l’âge et de nombreuses rencontres, moult idées de sujets. Suivant maturation, j’en pioche une et j’écris à la main un synopsis long de plusieurs pages. Je suis incapable de me lancer en écriture si je n’ai pas ce guide. Une fois cela fait, commence le travail d’iconographie et la composition des personnages. Fiches, notes, compléments sont autant de briques qui m’aideront en phase d’écriture. Quand celle-ci arrive à la fin de l’été, je n’ai eu de cesse de réciter dans ma tête les pages de mon futur roman. Je m’isole pendant un mois et demi dans un coin d’Espagne et j’écris d’une traite l’histoire. Parfois dans cette phase, les personnages m’échappent et ne se comportent pas comme je l’avais prévu. C’est très angoissant sur le moment, car on s’éloigne de ma fin (forcément géniale !) Mais un matin, la solution apparaît et l’on arrive à renvoyer les héros sur le chemin initialement tracé.

 

O.B : Jean-Pierre Bonnet, travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

J-P.B : J’ai en cours un roman, presque fini, où j’exploite à nouveau mes connaissances du chemin de Compostelle que j’ai eu la chance de faire trois fois en entier. Mais cette fois-ci le chemin sert de cadre entre la relation houleuse d’un père et de son fils.

 

O.B : Comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos    lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J-P.B : En principe, je fais beaucoup de salons car j’aime les rencontres avec les lecteurs et les autres écrivains. Grande frustration donc cette année. Il reste les dédicaces, les relations Facebook, les consultations sur mon site et enfin tout récemment les rencontres en ligne de mon éditeur.

     

O.B : Justement, malgré la situation exceptionnelle que nous vivons, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

J-P.B : Il n’y en a plus guère. Normalement, car toujours pas annulé, il y a un salon vers le 15 décembre… je croise les doigts.

 

      O.B : Très souvent, les auteurs vivent des situations anecdotiques, amusantes ou pas, lors des dédicaces en librairies ou dans des salons du livre. En auriez-vous une à nous livrer ?

   J-P.B : J’en ai de quoi écrire un livre… en voici une petite :

« Bon, écrivez-moi un mot… mais faites un effort essayez que cela soit intelligent ! »

 

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

       J-P.B : Allez y écrivez, foncez et forcez vous à finir. Ce n’est qu’une fois le manuscrit terminé qu’il faudra réfléchir à l’éditeur et à tout ce qui suit…    

 

O.B : Indépendamment du contexte très particulier que nous vivons, comment appréhendez-vous le monde de l’édition  d’aujourd’hui ?

J-P.B : De plus en plus d’ouvrages, et peut-être de moins en moins de lecteurs. Difficile donc de rencontrer ses lecteurs, mais il faut garder la foi. Le rebond des achats de livres cette année est porteur d’espoir !

 

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

J-P.B : J’ai eu la chance d’avoir le vice de la lecture. De la bibliothèque de mon père aux bibliothèques municipales et scolaires, puis les livres de poches et autres. Il existe peu de genre que je n’ai pas parcouru. Actuellement, je découvre l’héroïque fantaisie, l’Uchronie. Mon auteur néanmoins fétiche est Marcel Pagnol avec ses « souvenirs d’enfance ». Il a l’art de faire dire des choses profondes par des gens simples.

 

O.B : Une bien belle référence en effet. Que lisez-vous en ce moment ?

J-P.B : Je relis quelques polars de Fred Vargas et toujours des thrillers américains directement en langue anglaise. Quelques mots ou tournures de phrases parfois m’échappent, mais qu’importe le récit me porte.

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

J-P.B : Les livres : dans toutes les librairies, même s’ils ne les ont pas en rayons, ils les commandent assez rapidement. On peut toujours me les demander, mais aussi contacter mon éditeur qui réalise des expéditions aussi, par ces temps de crise.

Je vous livre mes coordonnées :

Tél : 06 83 75 86 25 et courriel : bonnjnpr@aol.com

 

O.B : Merci Jean Pierre Bonnet d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître et les inciter probablement à vous lire.

 

Olivier Blochet

Interview réalisée au Bois Plage en Ré le 17 novembre 2020

 

© Olivier Blochet – 17 novembre 2020

JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
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JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 23:50
Jacques Berlioz-Curlet ( photographie droits protégés)

Jacques Berlioz-Curlet ( photographie droits protégés)

 

Aujourd’hui, je présente le romancier Jacques BERLIOZ-CURLET

 

O.B : Bonjour Jacques Berlioz-Curlet. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

J.B-C : J’ai connu une carrière de commissaire de police pendant 38 ans, et bien que ma profession ne me portât pas à écrire des livres, romans ou autres genres littéraires et à les éditer, j’ai depuis mes jeunes années un goût à l’écriture. Au cours de ma profession, d’ailleurs, j’ai eu l’occasion d’écrire beaucoup, mais des rapports administratifs ou des procès-verbaux d’enquêtes ! Le virus de l’écriture était en moi donc depuis longtemps. Il s’est manifesté plus précisément vers la fin du XXème siècle, en 1999, lorsque j’ai publié aux Éditions J.M. Bordessoules mon premier roman historique : « Si Dieu bientôt n’y remédie ».

 

O.B : Depuis quand écrivez-vous, quels sont les sujets qui vous inspirent, et en définitive quel(s) type(s) de livre(s) écrivez-vous ?

J.B-C : Depuis 1999, donc, j’écris plus assidûment et je publie, soit chez un éditeur, soit pour la plupart de mes ouvrages en autoédition. Les sujets qui m’inspirent sont surtout des sujets historiques, soit en raison de l’époque (j’aime les périodes tourmentées de l’histoire), soit en raison de personnages, parfois peu connus, mais qui représentent pour moi certains idéaux qu’ils ont quelques fois défendus. Mais, je me suis inspiré aussi d’histoires contemporaines et depuis quelque temps, je m’essaie dans des romans d’aujourd’hui, ou presque.

            Or j’ai un caractère porté à l’éclectisme : j’aime aussi écrire de la poésie, des nouvelles, des contes, du théâtre (dans lequel je n’ai pas encore percé d’ailleurs) le roman policier ou le documentaire policier.

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

J.B-C : Mes deux précédent livres sont : un livre de poésies « Rêveries et Caprices », m’inspirant d’une œuvre musicale de Hector Berlioz (hélas, ce n’est pas mon ancêtre et je n’ai pas d’attache familiale avec le compositeur), et un livre de quatre contes originaux illustrés en couleur par moi-même (car j’affectionne aussi le dessin et l’aquarelle) qui s’intitule « L’oie qui parle »… tout un programme ! C’est donc un livre de contes inédits, des contes que j’ai composés au fur et à mesure de mes inspirations. Ce sont essentiellement des contes animaliers. Pourquoi ? Pourquoi pas ? J’emmène le public dans un bestiaire fabuleux où les animaux vivent, pensent, rêvent et agissent comme les humains. Comme dans d’autres fables de prédécesseurs célèbres, tel Jean de La Fontaine, les animaux jouent sur une scène étrange dont les tréteaux ont été dressés entre l’animalité et l’humanité.

 

 O.B : Jacques Berlioz-Curlet, votre œuvre touche différents univers. Pouvez-vous nous parler de votre roman qui vient de paraître ?

 

J.B-C : Il s’agit d’un tout nouveau roman historique «  L’arbre seringue », dont les faits se déroulent principalement au-delà de l’Atlantique. Pourquoi ce titre ? Tout simplement parce que le suc de l’arbre, objet de la quête de ce roman, servait, selon les Portugais qui avaient approché les tribus indiennes de la haute Amazonie, à fabriquer l’instrument de leurs ablutions rituelles et présentait une forme de seringue.

Le jeune ingénieur du roi, François Fresneau, volontaire, sagace et passionné, est nommé à Cayenne en 1732 pour y rénover les fortifications. Enflammé tout à tour par une jolie marquise, une tendre métisse et une fille de la bourgeoisie de Saintonge, Fresneau, homme de science et chercheur infatigable, fera  finalement une découverte au bout de son séjour en Guyane qui bouleversera notre façon de vivre: l’hévéa brasiliensis, l’arbre à caoutchouc autrement nommé « arbre seringue », dont il tirera un célèbre mémoire remarqué par l’Académie des Sciences de Paris. Un roman au cours duquel on revient sur les traces de la société du 18e siècle qui rêvait  de placer l’homme au centre de l’univers.

 

 

  

"L'arbre seringue"  - Éditions Bordessoulles - ISBN 978-2-916344-423 - 333 pages - 22 euros

"L'arbre seringue" - Éditions Bordessoulles - ISBN 978-2-916344-423 - 333 pages - 22 euros

  O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

J.B-C : À une certaine époque, peu avant la parution de mon premier roman historique en 1999, j’avais fait connaissance et fréquenté l’écrivain Bernard Clavel. J’ai entretenu avec lui d’agréables conversations et j’ai écouté ce qu’il me disait. Il me disait que dans toute personne il y a une richesse d’expérience, et qu’il faut puiser dans ce qui est en nous, dans notre propre passé, dans notre vie, pour se mettre à l’écriture. J’ai tenté de le suivre à partir de ses belles sagas qui m’ont conquis et j’ai essayé de l’imiter. Pour moi, ce fut mon maître pour démarrer dans l’écriture.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

J.B-C : Chaque auteur a sa méthode … ou ses manies, souvent même son rituel sans lequel il n’est pas mentalement prêt à coucher des lignes sur un papier. D’abord, j’écris plutôt le matin, de très bonne heure, à partir de 5h30 ou 6 heures et jusque vers 8 h 30. C’est la période la meilleure pour moi : l’esprit est frais le matin, les idées coulent bien, la main est agile et l’inspiration vient plus facilement quand on est reposé que lorsque l’on a accumulé la fatigue. C’est bien connu !

Je me concentre dans le silence total. Je ne peux pas écrire avec un bruit qui viendrait polluer mon temps de travail. Et devant ma machine, je tape sur le clavier. En général, j’ai bien en mémoire la trame de mon livre, bien que j’écrive noir sur blanc, avec un plan succinct le synopsis de ce que je veux raconter au lecteur. Mais, je m’en évade souvent, car ce qui est commun ou partagé par les auteurs, les personnages que l’on met en scène m’échappent souvent et se mettent sous mes doigts à faire à leur guise. Et je suis obligé à un certain moment à les suivre !

Et vous savez, si écrire est un plaisir, car notre imagination peut vagabonder, il faut vite se rendre compte qu’il faut entrer dans la rigueur, du style, de la langue entre autres. Et comme disait un auteur dont j’ai oublié le nom, écrire c’est 10 % d’inspiration et 90 % de transpiration !

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

J.B-C : Oui, j’ai plusieurs fers au feu. C’est un peu un de mes défauts peut-être, mais j’ai toujours quelque sujet qui me tarabuste, me trotte en tête. Donc actuellement, je viens de remettre un manuscrit à un éditeur Bordelais pour un roman qui se passe à La Rochelle durant la période de Francofolies, une histoire d’amour tragique entre deux personnes qui sont de culture et je dirais d’ethnies opposées et qui pourtant tombent amoureux fous l’un de l’autre. Je n’en dis pas plus.

Puis, je travaille actuellement sur un autre roman où l’amour est aussi présent et qui se situe au début de la guerre de 1914-1918, à la mobilisation générale des Français, dans une contrée du Dauphiné, dans le milieu rural. J’y dépeins l’amour qu’une paysanne forcée de faire vivre seule la ferme qui lui échoit après le départ à la guerre de son jeune mari, découvre pour son beau-frère une attirance et un amour passionné qui les conduit tous deux à une impasse.

 

O.B : Comment vous faites-vous connaître et qu’attendez-vous de vos  lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J.B-C : Depuis une vingtaine d’années maintenant, je publie. Mais publier ne signifie pas automatiquement se faire connaître. Il y a de nombreux moyens à la disposition d’un auteur, finalement. Je fais partie d’une association d’auteurs avec lesquels je parviens à proposer une grande partie de mes livres aux lecteurs. Je me sers aussi, autant que faire se peut des salons du livre régionaux, j’utilise également, et de plus en plus les réseaux sociaux, les nouvelles technologies de l’information pour diffuser le plus largement possible mes ouvrages. Il m’arrive de participer à une table ronde, répondre à une invitation d’une médiathèque, d’un cercle associatif pour présenter une petite conférence et parler de mes livres. Mais je préfère encore le contact direct avec les lecteurs au cours d’un salon.

     

O.B : Justement, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

J.B-C : Il y en a peu en cette période de confinement-déconfinement-reconfinement ! Actuellement, je me trouve dans une phase de création, et je néglige un peu les évènements littéraires.

 

       O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

       J.B-C : Être soi-même, écrire ce qui lui plaît et ne pas écouter les sirènes de la renommée ou de la mode. Pour être crédible, un auteur doit sortir de soi-même, sans aucune influence, proposer sa propre création. Je lui conseillerais aussi de travailler beaucoup, de remettre l’ouvrage souvent sur le métier, de peaufiner son écriture et d’être authentique. Je lui conseillerais enfin de l’humilité et beaucoup de patience, mais aussi de l’ambition et de la ténacité. Sans ces vertus ou ces qualités, on ne tient pas longtemps.

 

O.B : Comment appréhendez-vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

J.B-C : Très perturbé, ce monde de l’édition. Il est extrêmement composite, en ce sens qu’il y a de nombreuses méthodes pour éditer. Je prends simplement l’exemple de l’édition traditionnelle en face de toutes les variantes qui aboutissent à publier un livre. L’autoédition, par exemple est une formule qui a pris une immense ampleur dans l’édition, mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, les publications, les auteurs, la diversité des œuvres, n’est pas bien considérée par l’édition traditionnelle. Et pourtant, on y découvre très souvent des ouvrages d’une très grande qualité ! Je crois aussi que contrairement à ce que l’on peut penser, le livre numérique n’a pas détrôné le livre papier, mais est venu le compléter et lui rendre, en reflet, ses titres de noblesse.

 

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

J.B-C : Heureusement, j’en ai beaucoup ! Je ne saurais tous les citer, car ils sont de tous poils ! Mes préférés sont cependant les classiques, entendez par là les auteurs qui ont enrichi depuis le XVIe siècle la langue française, et jusqu’à nos jours. Je cite, dans le désordre quelques-uns, mais si peu que j’ai des scrupules à ne pas parler des autres : La Fontaine, Balzac, Hugo, Dumas, Molière, Racine et Corneille, Shakespeare, Zola, Zévaco, Verlaine, Rimbaud, Camus, Sagan, Nothomb, Clavel, Ruffin, Beaumarchais, Chateaubriand, Stendhal… Et je ne peux pas remplir une page entière de tous ceux que j’aime.

 

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

J.B-C : Un roman écrit par une amie lyonnaise. Son style n’est absolument pas le mien, mais j’aime lire ce qu’écrivent les autres auteurs.

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

J.B-C : Quelques-uns de mes livres se trouvent actuellement en libraires, circonscrites au pays rochelais notamment. Je possède mes propres stocks chez moi, et je vends par correspondance. Pour suivre mon actualité, on peut venir sur ma page Facebook, c’est l’un des réseaux les plus vastes. Je m’y fais connaître, mais le résultat des ventes est plutôt faible. On n’ose pas trop utiliser ce canal pour acheter un livre. Et pourtant, on trouve de belles réalisations. J’avais aussi monté un site, mais pour être visible sur internet, il faut dépenser… beaucoup d’argent avant d’en récolter… un peu ! Mais il est possible de m'adresser une commande en m'adressant un courriel à : j.berlioz-curlet@orange.fr ou sur Messenger avec une réponse assurée dans la journée.

Allons, soyons optimistes !

 

Merci Jacques Berlioz-Curlet d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

 

Olivier BLOCHET

Interview réalisée à Lagord le 9 novembre 2020

 

© Olivier Blochet – 13 novembre 2020

 

 

 

 

 

 

 

JACQUES BERLIOZ-CURLET, UN ROMANCIER
JACQUES BERLIOZ-CURLET, UN ROMANCIER
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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 23:55
Jean-Luc Loiret (photographie droits réservés)

Jean-Luc Loiret (photographie droits réservés)

Aujourd’hui, je présente Jean-Luc LOIRET, un auteur de polars.

 

 

O.B : Bonjour Jean-Luc Loiret. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

 

J-L.L : Je suis retraité après avoir été, près de trente ans, enseignant spécialisé pour sourds, en maths et en informatique puis cadre dans un centre de ressources pour sourds-aveugles. Du temps où j’étais moins perclus, j’ai été marathonien et coureur de longues distances (100 kms). J’ai fait également trois mandats d’élu local (adjoint) et six ans délégué à « Grand Poitiers », ce qui est fort intéressant pour un auteur, car on y croise des personnages inspirants.

 

O.B : Depuis quand écrivez-vous, quels sont les sujets qui vous inspirent, et en définitive, quel(s) type(s) de livre(s) écrivez-vous ?

 

J-L.L : J’écris depuis mon départ en retraite, auparavant je ne disposais pas du temps nécessaire. Tout m’inspire, même si j’ai écrit un livre de chroniques et un livre pour enfants, tous deux épuisés, je suis davantage connu pour mes romans policiers.

 

O.B : Justement, parlons-en de vos romans. Quels sont les titres de vos derniers livres ?

 

J-L.L : Les 4 derniers :

  • Tu l’emporteras pas au paradis !
  • Entre 2 mondes
  • La veuve du colonel
  • Et les étoiles ont reculé
JEAN-LUC LOIRET, UN AUTEUR DE POLARS

 

 O.B : Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ?

 

J-L.L : Cet ouvrage se passe dans le secteur social, avec des incursions dans une mairie (tiens donc !). Dans l’après 68, la libération des mœurs a entraîné des pratiques qui étonneraient aujourd’hui. Quand le passé de certains remonte à la surface alors qu’ils l’avaient mis sous le boisseau, la tragédie n’est pas loin ! Venturini, mon flic philosophe, pour qui la nature humaine n’a aucun secret, est là pour alpaguer le coupable.

 

O.B : Oui, il faut dire à nos lecteurs que l’inspecteur Venturini est un admirateur du philosophe André Comte-Sponville auquel vous faites des références discrètes dans vos romans. Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

 

J-L.L : Il n’y a pas de secret, il faut fuir la facilité et travailler ses textes sans cesse pour les améliorer. Ne jamais se contenter de l’à-peu-près. Et cet effort devient source de plaisir, sinon il y a tout lieu de s’inquiéter.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

 

J-L.L : Il faut à la fois de la rigueur et se laisser emporter par les personnages auxquels on a donné vie. Tout au long de l’écriture d’un ouvrage, mes personnages me suivent nuit et jour. Ils vivent avec moi, m’accompagnent à tout instant, jusqu’à devenir parfois envahissants. Je n’en suis débarrassé que lorsque j’ai écrit le mot fin. Parfois, j’aimerais qu’ils me lâchent un peu (rires). Pour certains ouvrages, j’ai un synopsis, tenant en quelques pages, présentant les principaux personnages et la trame complète de l’histoire. Pour d’autres, je ne disposais que d’un lancement et il me fallait imaginer la suite, introduire de nouveaux comparses, et surtout arriver à l’épilogue en restant crédible. Dans ce dernier cas, c’est plus risqué, mais plus excitant.

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

 

J-L.L : Hélas, Venturini m’a fait savoir qu’il souhaitait se retirer et passer à autre chose. Malgré mon insistance, il n’a rien voulu savoir ! Il a l’air fin, maintenant, dans la librairie de son amie, fermée pour cause de confinement.

 

O.B : Cette décision ne va pas faire pleurer que dans la librairie de son amie, mais chez vos lecteurs. Mais je crois savoir que vous allez encore continuer un temps à aller au-devant de vos lecteurs et, à ce propos, comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

 

J-L.L : Je préfère aller au contact de mes lecteurs au travers des salons et des séances de dédicaces. C’est dire ma frustration actuelle. Ma meilleure publicité est faite par mes lecteurs eux-mêmes et c’est là, la meilleure récompense pour un auteur. Leur fidélité me touche beaucoup.

     

O.B : Justement, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

 

J-L.L : Hélas, madame COVID est entrée en jeu et a sifflé la fin de la partie. J’ai hâte que celle-ci reprenne, avant de plier mes gaules définitivement.

 

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

 

 J-L.L : Croire en son travail, mais être d’une grande exigence dans l’écriture. La facilité actuelle de pouvoir imprimer ses œuvres engendre quelques horreurs (j’essaie d’être nuancé). Si un faux éditeur rapace vous écrit que votre livre est excellent, méfiez-vous ! Il lorgne votre carnet de chèques.

 

O.B :   Il existe effectivement de pseudos éditeurs dont l’objectif est de racketter des auteurs sans leur apporter le moindre soutien, conseil et diffusion. Dans ce contexte nauséabond, comment appréhendez-vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

 

J-L.L : Pour rebondir sur mes précédents propos, l’irruption de faux éditeurs a faussé la donne et les vrais éditeurs ne sont pas très généreux. Dans la fameuse chaîne du livre, l’auteur occupe une place négligeable. Ayant eu la chance d’avoir un éditeur pour quatre polars, je peux en parler en connaissance de cause. J’ai ensuite choisi l’indépendance en créant ma propre maison d’édition et je ne le regrette pas.

 

O.B : Jean-Luc Loiret, avez-vous des auteurs fétiches ?

 

J-L.L : Oui bien sûr. Je vais éviter de parler de Comte-Sponville, le mentor de Venturini. Je peux évoquer Hening Mankell, Pierre Lemaître, Franck Bouysse. Et bien sûr Georges Simenon. Et tant d’autres !

 

 

O.B : De belles références. Que lisez-vous en ce moment ?

 

J-L.L : J’ai toujours deux ou trois ouvrages en parallèle. Ces jours-ci les deux livres d’Angèle Koster racontant sa jeunesse algérienne (poignants), « La vallée » de Bernard Minier (torturé) et « Derniers sacrements » de M.J Arlidge.

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité malgré les circonstances particulières que nous connaissons  ?

 

J-L.L : Dans quelques librairies et espaces culturels (quand ils sont ouverts) et bien sûr par commande sur mon site : www.L45.fr 

            ou par mail : jean-luc.loiret@orange.fr

Je prends à ma charge les frais postaux pour les ouvrages « grand format ».

 

 

Merci  Jean-Luc LOIRET d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

 

Olivier BLOCHET

Interview réalisée le 8 novembre 2020

 

© Olivier Blochet – 10 novembre 2020

 

JEAN-LUC LOIRET, UN AUTEUR DE POLARS
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