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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 00:30
Magda Pascarel

Magda Pascarel

PROCHAINES PARTICIPATIONS À DES SALONS DU LIVRE

Mise à jour du 5 octobre 2021
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Mise à jour du 5 octobre 2021

Mise à jour du 5 octobre 2021

PUBLICATIONS, ARTICLES ET INTERVIEWS

MAGDA PASCAREL - SALONS DU LIVRE - ARTICLES ET INTERVIEWS
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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 14:14
LA ROMANCE INFINIE de Frann BOKERTOFF
Frann Bokertoff (droits réservés)

Frann Bokertoff (droits réservés)

 

Nous rencontrons aujourd'hui Frann BOKERTOFF pour la parution de son nouveau livre intitulé:

 

"LA ROMANCE INFINIE"

 

O.B : Bonjour Frann. Votre nouveau livre la Romance infinie  vient de paraître. Ce livre est résolument d’un genre nouveau, à mi-chemin entre le roman et la chanson de geste, (récit d’un drame imaginaire que faisaient les trouvères) la confidence et l’aveu, pour reprendre la présentation de votre éditeur. Quelle a été votre inspiration pour vous lancer dans cette nouvelle expérience littéraire ?

 

F.B : Le confinement a été pour beaucoup d’autres l’occasion de faire un retour sur soi-même. En dehors de calligrammes essaimés dans mes romans, je n’avais pas publié de poèmes depuis « Les Roses rouges de Toulouse », paru en 2015. Il m’est venu l’idée et surtout d’en écrire de nouveaux : c’est ainsi qu’est né mon livre Poèmes et récits des cent et une nuits, qui m’a servi d’ébauche pour Romance infinie.

 

O.B : Ce livre est à la fois pudique et passionné, d’où le titre. Nous sommes transportés d’Occident au Moyen-Orient dans une atmosphère particulière puisqu’il s’agit de celle du confinement. Malgré le contexte oppressant, votre récit est empreint d’humour, notamment votre évocation d’amours clandestins. Comment avez-vous fait le choix de vos références littéraires qui vont d’Aragon, Ronsard, Rachel, Khayyâm et Ferbowsi.*

 

F .B : Le titre m’a été inspiré à la fois par le contenu romanesque et la forme poétique du Roman inachevé d’Aragon, dans lequel l'écrivain se penche sur sa vie passée dans un recueil qui prend la forme d'une autobiographie poétique, où il pèse le poids des rêves et des souffrances, des amours, des déceptions et des échecs.

 Les poètes persans et Ronsard mettent l’accent sur la jouissance du moment présent. En cette période de confinement, où l’avenir était incertain, j’ai trouvé en les relisant une incitation à «  carpe diem ».

Quant à Rachel, ses poèmes d'amour avivent le sentiment de solitude, de distance et de désir pour le bien-aimé, comme son poème Chant triste. Le choix de ces auteurs s’inscrit également dans mon désir de rapprocher des êtres d’origine et de cultures différentes, comme dans mon histoire.

 

 O.B : Votre récit recèle plusieurs clefs décelables au fur et à mesure de sa lecture. Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

 

F.B : La clef principale…est celle qui ouvre la malle dans laquelle est enfoui le manuscrit révélant cette histoire. L’autre clef, symbolique, est le commentaire écrit par l’amie d’enfance qui donne au lecteur des éléments de la biographie de l’auteure du manuscrit.

 

O.B : Votre roman est paru le 20 septembre 2021. J’imagine que vous allez en assurer la promotion aisément, la situation sanitaire semblant s’améliorer. À quelles manifestations littéraires allez-vous participer prochainement, et quels sont vos projets à plus long terme ?

 

F.B : L’événement le plus proche est le salon des Gourmets de Lettres de Toulouse( 1er, 2 , 3 octobre) où mes deux précédents livres sont en lice pour la concours du roman et de la poésie, puis les salons du livre d’Anet (Eure- et - Loir)le 10 octobre, ensuite Dourdan (Essonne), Neuilly – en – Thelle ( Oise), ensuite Mons (Belgique) et enfin PARIS ( divers arrondissements et salons, dont celui de la poésie , en novembre). Je n’ai pas reçu d’autres confirmations pour le moment, la reprise est très progressive, comme vous avez pu vous-même le constater.

 

O.B : Merci Frann de nous avoir accordé un peu de votre temps pour nous parler de votre nouveau livre.

 

 

Interview réalisée le 24 septembre 2021

© Olivier Blochet – 25 septembre 2021

 

* Omar Khayyâm : Poète et philosophe persan du XII è siècle Ses poèmes sont appelés « rubaiyat » ce qui signifie « quatrains ». Les quatrains de Khayyâm, souvent cités en Occident 

Ferdowsi (retranscrit également Ferdowsi ou Ferdawsi) est un poète persan du Xème siècle. Ce poète a écrit la plus grande épopée en langue persane : Shâh Nâmeh (Livres des rois).

Rachel Blaustein, née le 20 septembre 1890 à Saratov dans le gouvernement de Saratov et morte le 16 avril 1931 à Tel Aviv en Palestine mandataire, est une poétesse de langue hébraïque qui a choisi son seul prénom, Rachel pour nom de plume. Elle a émigré en Palestine en 1909

 

 

LA ROMANCE INFINIE - Frann Bokertoff - Éditions UNICITÉ - ISBN 978-2-37355-592-9     14 euros

 

 

LA ROMANCE INFINIE de Frann BOKERTOFF

EXTRAITS

 

Quand la pudeur

Le dispute à la prudence

Les cris du cœur

Se résignent au silence

Je ne t’ai jamais

Exprimé mes sentiments

Tu ne m’as jamais

Fait le moindre serment

Comme l’a écrit Aragon

En ce temps-là j'étais crédule

Un mot m'était promission

Et je prenais les campanules

Pour les fleurs de la passion 

J’ai lutté contre mes obsessions

Et le désir de possession

Je ne t’ai jamais dit je t’aime,

Mais je t’adore

Et je veux écrire un poème

Pour louer les amours clandestines

Du lys et du marangon

Transpercés en plein calice 

Par les pointes adamantines          

Des flèches affûtées

Du dieu plein de malice

Qui rôdait au milieu de l’été

Dans la seule boutique ouverte

De la ville déserte

Où j’entrais pour acheter

De quoi m’alimenter

À mon retour de vacances

Car j’allais quitter la France

Pour la terre d’Islande

Au climat bien plus doux

Que Paris au mois d’août

J’entrai dans cette boutique

En rêvant de Reykjavik

De geysers et d’aurores boréales

Et j’en sortis en rêvant

Des pays du Levant

De la Perse et de Samarcande

Et de l’amour idéal

Célébré par Omar Khayyâm

Poète du vin et des femmes

Comment ai-je pu changer de monde

En l’espace d’une seconde ?

 

                                                                    Si c’était

Une fleur, ce serait un iris

À cause de son regard perçant

                                                             Une légende, le phénix

                                                            Une plante, le cannabis

Une pierre, l’onyx

Une ville, Persépolis

De Paris à Samarcande

En passant par Ispahan

J’inventerai chaque soir

Des contes et des histoires

Et des milliards de charades

Pour retenir mon amant

Telle Shéhérazade

Sur mon tapis volant

Si c’était un fruit, ce serait une grenade

Si c’était un animal, ce serait un chat persan

 

 

On pouvait sortir une heure

Avec une attestation

Sur l’honneur

Pour faire des courses

Ou de la course

Et faire pisser Milou Médor

Mirza ou Rex

Je n’ai jamais vu autant de clebs

Dehors

Ni de sportifs dans la rue

On se serait cru

Dans un village olympique

Avec des chiens renifleurs

Pour détecter les tricheurs

Gare au contrôle

Et à la contravention !

Bientôt les arrestations ?

C’était à la fois drôle

Et pathétique

Je me fis livrer les courses

J’avais toujours la frousse

De croiser des joggers

De toucher les interrupteurs

Et les boutons d’ascenseur

Les poignées de portes

Et des objets de toutes sortes

Pourtant il fallait bien que je sorte

Manier mon sabre et mon épée

Histoire de ferrailler

Tous les matins

Dans le jardin de l’immeuble

Avant de rimailler

Je me lavais les mains

Vingt fois par jour au moins

Et nettoyais mes meubles

À l’alcool à brûle

 

 

                                                     J’ai

                                           Un prince

                                        Charmant

                               Aussi précieux

                          Qu’un diamant

                 De la riche époque

          De shâhanshâh Abbas

     Que pas même le cyprès

     Ni rien d’autre n’égale

  De loin comme de près

Sa silhouette si mince

Le léger ondoiement

   De ses boucles

     Sa bouche

     Ses yeux

       Ont

   La grâce

      D’un

     Dessin

  De Kamal

    Ol-Molk

Sans retouche

 

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 23:55
Christian Robin (Photographie droits réservés)

Christian Robin (Photographie droits réservés)

Aujourd’hui, je présente Christian ROBIN, un romancier. 

 

O.B : Bonjour, Christian Robin. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

       C.R : J’ai exercé l’enseignement des mathématiques en lycée pendant 35 ans, ce qui continue d’étonner quand on sait que je suis auteur de fiction (et pourtant, qu’y a-t-il d’incompatible entre un matheux et un littéraire ? (Mais ceci est un autre débat). Parallèlement, j’ai joué les touche-à-tout : fac de médecine, école de journalisme (juste un an), thèses littéraires, animations de ciné-clubs…

 

O.B : Moi qui vous connais un peu (rires), je sais que beaucoup de personnes jugent votre profil atypique.

C.R : Atypique, je ne crois pas. Toutes ces voies qui s’ouvrent et nous attirent se rejoignent forcément. D’où certainement une vocation d’auteur, qui s’est dessinée il y a déjà longtemps.

 

O.B : Christian Robin, depuis quand écrivez-vous, quels sont les sujets qui vous inspirent, et en définitive, quel(s) type(s) de livre(s) écrivez-vous ?

       C.R : Je crois que j’ai toujours écrit et dessiné. Mon premier texte publié date de 1973 (eh oui, ça fait un bail), une nouvelle de science-fiction publiée dans la revue « Fiction », publication sous pseudonyme : à l’époque, quand on était jeune prof, il était risqué de publier des œuvres « non pédagogiques », c’est-à-dire non destinées à nos chères têtes blondes. Ensuite, tout s’est installé lentement, d’autres nouvelles pour « Fiction », des essais pour « Europe », un roman chez l’éditeur Bordessoules en 1978, puis de longues années de silence où j’ai fait tout autre chose (cinéma, festival de jazz à Angoulême, radio…). J’ai retrouvé le chemin du livre en 1993, avec deux ouvrages chez Bordessoules encore, un fantastique et un jeunesse. Et depuis, ça continue…

Les sujets qui m’inspirent sont ceux qui ont tendance à m’agacer, en particulier la langue de bois et les mensonges politiquement corrects et calculés, et la bêtise élevée au rang des Beaux-Arts… Deux sujets qui convergent assez bien. D’où des ouvrages relevant de la littérature de genre (fantastique, mystère, polar), le plus souvent empreints d’humour et d’humeur. On peut tout dire par le biais de l’humour et de la fiction, notamment du polar et de la science-fiction, aussi pourquoi s’en priver ?

Et j’aurais bien tort d’oublier ma région, riche en histoire et d’une belle qualité de vie. C’est une source d’inspiration permanente, que ce soit en littérature de mystère ou en jeunesse.

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

C.R : Il y a eu en 2019 et 2020, trois volumes de la série policière-fantastique-humoristique des enquêtes du détective Sosthène Cagouillard (« le Sherlock Holmes saintongeais »), le tout dernier, publié en septembre, s’intitulant « Sosthène Cagouillard à la Belle Étoile », le tout à la maison d’édition associative Koikalit, à Saintes. Et cette année, les éditions des Moutons Électriques ont repris les 4 premiers titres de la série en deux omnibus, pour leur collection « Le Rayon vert » consacrée surtout aux classiques oubliés de la littérature populaire. C’était tout de même exceptionnel, mes livres ne voyant le jour qu’à raison d’un titre par an, en général.

 

CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIERCHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER

 

       O.B : Vous publiez ce mois-ci un nouveau roman. Pouvez-vous nous en parler?

        C.R : J’ai déjà cité le dernier Sosthène Cagouillard, publié voilà deux mois. C’est le tome 16 de la série, qui a débuté en 1999 chez Bordessoules ; une histoire de disparitions inexplicables dans le cœur historique de Saintes, bien sûr joyeusement farfelue et griffue, où l’on retrouve l’atmosphère des BD de Blake et Mortimer qui m’ont toujours fait rêver.

Un autre roman devait paraître en décembre aux Moutons Électriques, un polar hommage à Roland Wagner, auteur de science-fiction tragiquement disparu et que j’ai bien connu. Vu la situation « covidienne », il devrait sortir en septembre prochain…                   

 

CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER

 

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire et/ou dans un autre domaine ?

C.R : Prendre son temps. Ne pas se bousculer. Avancer avec méfiance, mais sans douter. Ce n’est pas le but qui compte, c’est le chemin. Dans le domaine littéraire, je crois que la première personne qui m’ait fait toucher du doigt ce qui n’ait que des évidences, c’est Marcel Bealu, l’auteur de « L’araignée d’eau » et des « Mémoires de l’ombre », qu’il faudra bien redécouvrir un jour.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

CR : Je ne pense pas avoir de technique précise. Je serais bien incapable de me lever tous les jours à 5 heures du matin pour écrire de 6 à 11. J’écris quand c’est le moment, souvent le matin ou en fin d’après- midi, rarement très tard, tout dépend du déroulement de l’intrigue. J’écris assez vite, mais la gestation est longue. Il faut bien sûr établir un synopsis (qui ne sera que rarement respecté au cours de l’écriture), porter en soi ses personnages, tous, jusqu’au dernier des figurants. Un détail, je ne décris pratiquement jamais lieux et personnages, juste quelques touches : il faut que le lecteur puisse faire sa part de travail, d’imaginaire. C’est peut-être cela qu’on appelle l’inspiration, je ne sais pas.

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

C.R : Des projets, il en faut constamment, surtout dans le domaine de la littérature de genre, afin sans doute d’éviter le blues de l’accouchement. Donc, oui, il y en a. En mars, un roman fantastique en collection de poche Hélios, « Il était trois vieilles dames », revu et corrigé en hommage à Lovecraft. Dans le long terme, sur deux ans sans doute, un roman-feuilleton assez excentrique en hommage aux « grands anciens » du genre, les créateurs de Fantômas, du docteur Cornélius… Il y a du pain sur la planche, ici encore. Et pas question d’abandonner Sosthène Cagouillard…

 

O.B : Comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos    lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

C.R : Les salons, les signatures en librairie, les marchés de Noël, quelques manifestations « hors livres » où les auteurs peuvent être accueillis et où ils vont naturellement à la rencontre de leurs lecteurs. Il y a aussi, dans une moindre mesure, la presse, voire la télévision ce qui arrive parfois. Si les lecteurs sont fidélisés, le reste est simple : courriers, internet… et parfois, ce qui ne gâte rien, visites à la maison ! Le livre est un fantastique véhicule de rencontres, que ce soit dans le domaine du fantastique, du polar, du roman historique ou de la BD !

     

O.B : Justement, malgré la situation exceptionnelle que nous vivons, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

C.R : En 2020, année noire et saumâtre, pratiquement tout a été annulé. Si tout va bien, l’année 2021 risque fort d’être chargée, nombre de manifestations ayant été reportées. Je devrais, si tout va bien, être présent à nombre de salons en Charente-Maritime (Chaniers en avril, puis Cita-Livres, Brouage, Saint-Palais en été…), en Charente et dans la région bordelaise (Bordeaux, Mérignac…), et en principe plus loin. On verra, selon la situation qui nous rend taillables et « covidables » à merci.

 

      O.B : Très souvent, les auteurs vivent des situations anecdotiques, amusantes ou pas, lors des dédicaces en librairies ou dans des salons du livre. En auriez-vous une à nous livrer ?

C.R : Sans originalité aucune, quel auteur, lors d’un salon, n’a pas été accosté par un visiteur qui, saisi par un titre, s’est mis à raconter à son interlocuteur désespéré les exploits de son arrière-grand-oncle qui a fait les Dardanelles ? Ce genre de calamité fait partie du métier… Un de mes souvenirs les plus émouvants était la signature de mon tout premier « Sosthène Cagouillard » à un client qui s’était, volontairement ou pas, déguisé en Sosthène, chapeau, imper, pipe et écharpe, à l’identique du dessin de couverture : c’était Jean-Louis Foulquier ! Il était très fier de son gag !

 

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

       C.R : Justement, ceux que j’ai moi-même reçus et que j’applique toujours à la lettre (forcément). Dans mon cas, je crois qu’ils ont fait leurs preuves. Et aussi, « serrer » l’écriture. On n’écrit pas comme on parle, en principe. Il faut être clair, ne pas alourdir. Éviter le délayage, l’affreux style ternaire (les redoutables trois adjectifs ou trois verbes à la suite). Simone de Beauvoir conseillait de raturer un mot sur deux sur le premier jet : c’est peut-être draconien, mais c’est efficace.

 

O.B : Comment appréhendez-vous le monde de l’édition  d’aujourd’hui ?

C.R : Ce monde n’a jamais été simple, mais là, il est devenu sacrément compliqué. Hier, il y avait les mastodontes bien connus, quelques petits éditeurs courageux et de sinistres escrocs faisant payer des fortunes aux auteurs naïfs pour quelques centaines d’ouvrages jamais distribués. Aujourd’hui, les mastodontes sont toujours là, occupant tous les créneaux littéraires presse-télé-internet, les petits éditeurs courageux à la durée de vie limitée se sont multipliés, les escrocs se portent toujours bien… et en plus, avec les facilités offertes par internet, l’autoédition a explosé, ce qui est un bien dans un sens, si l’on sait dénicher la pépite dans le lot, et heureusement il y en a plus d’une, en particulier dans notre région. Après tout, René Char, par exemple, s’est autoédité…

Personnellement, je me suis autoédité plusieurs fois. À présent, j’ai la chance de ne plus avoir besoin de recourir à cette solution. J’ai travaillé pour plusieurs petits éditeurs, Bordessoules d’abord, puis Noir Délire, Cavalier Vert, Malpertuis, ensuite l’édition associative Koikalit que je contribue à faire vivre, et aujourd’hui les Moutons Electriques, maison d’édition bordelaise à rayonnement francophone consacrée à la littérature de genre. J’ai pu ainsi éviter à certains auteurs de passer par l’autoédition avec les risques financiers qui vont avec.

De toute façon, que ce soit hier ou aujourd’hui, la personne la moins bien payée dans la chaîne du livre (quand elle l’est !), c’est l’auteur.

 

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

C.R : Oui, beaucoup. Trop, peut-être. Des classiques d’abord, que le confinement m’a permis de retrouver : Flaubert, Dumas, Balzac, Maupassant, Verne, Leroux… Des auteurs contemporains, du temps où la littérature française rayonnait encore : Vian avant tout, Queneau, Perec, et de grands oubliés, comme Marcel Bealu ou Pierre Véry… En littérature de genre, ma respiration première a été le fantastique (dont la fantasy n’est qu’un succédané); difficile d’oublier Jean Ray, comme Bradbury en science-fiction. Et le roman noir américain, de Chandler à James Lee Burke… Sans oublier la BD, Jacobs et ses Blake et Mortimer, Franquin avec Spirou, Martin avec Alix… Tintin ? Oui, bien sûr, mais pas plus que ça.

Je lis toujours deux à trois livres par semaine, selon l’épaisseur. Mes livres de chevet, enfin quelques-uns : « L’écume des jours » de Vian, « Malpertuis » de Jean Ray, « Fahrenheit 451 » de Bradbury, « Les eaux étroites » de Julien Gracq, une merveille celui-là. Bon, j’arrête là…

 

O.B : Les auteurs que j’interviewe pour le blog font souvent une œuvre de mémoire pour les lecteurs. Dernièrement un romancier me faisait remarquer que ces références littéraires permettaient de se remémorer le nom d’écrivains un peu oubliés et d’avoir envie de les redécouvrir. J’en suis d’ailleurs la première victime. Vous me donnez l’envie de relire les œuvres de Jean Ray.

Christian Robin, que lisez-vous en ce moment ?

C.R : Un exceptionnel recueil de nouvelles d’anticipation de Ted Chiang, « Expiration », considéré sans doute avec raison comme l’événement littéraire de 2020. Dans le genre, un ouvrage comme celui-ci, on en rencontre un tous les dix ans. Et j’ai récemment découvert les romans noirs de Craig Johnson, d’une qualité exceptionnelle, davantage des hymnes à la nature dans sa vastitude que des thrillers. Tout cela entre la redécouverte de quelques feuilletonistes du début du siècle passé…

 

O.B. : Christian Robin, avez-vous reçu un ou des prix littéraires ?

C.R : Je n’y attache guère d’importance. Oui, quelques-uns, principalement celui des Mouettes en 1998, pour mon premier roman policier, « Une petite ville si tranquille »; ça a bien aidé. Et tout autre chose, une distinction aux Arts et Lettres, je me demande bien pourquoi…

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

C.R : Pas sur Amazon, désolé. Le site de Koikalit est en reconstruction, mais dans quelques librairies sérieuses en Charente-Maritime principalement, sur les salons quand j’y suis et quand ils existent, et plus sûrement en me contactant :

christian.c.robin.17@gmail.com

06 61 32 45 84

En réponse, je fais suivre un catalogue détaillé et un bon de commande, participation aux frais de port réduite.

 

O.B : Merci, Christian Robin, d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

C.R : Cher Olivier, ce fut un plaisir !

 

Interview réalisée à Saintes, le 26 novembre 2020

 

© Olivier Blochet – décembre 2020

 

CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER
CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER
CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER
CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER
CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER
CHRISTIAN ROBIN, UN ROMANCIER
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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 23:50
Frann Bokertoff (photographie droits réservés)

Frann Bokertoff (photographie droits réservés)

Aujourd’hui nous retrouvons Frann BOKERTOFF pour échanger avec elle sur son nouveau livre :

Poèmes et récits de cent et une nuits.

FRANN BOKERTOFF, ROMANCIERE ET POETESSE

 

O.B : Bonjour, Frann BOKERTOFF, c’est toujours un plaisir de vous accueillir pour parler de vos livres et de vos activités en général.

F.B : Bonjour Olivier, c’est toujours un plaisir de vous lire et d’échanger avec vous.

O.B : Votre nouveauté s’intitule : « Poèmes et récits des cent et une nuits », il vient de paraître aux Éditions UNICITÉ. Que pouvez-vous nous dire sur ce nouveau livre depuis la parution de « Entre les mailles de la folie » publié au second semestre 2017 ?

F.B : Entre temps, j’ai publié une saga en deux tomes, intitulée « Ainsi volent les libellules ». C’est une fresque romanesque se déroulant sur quatre générations, pour laquelle j’ai réalisé deux interviews filmées sur France ART TV.

Ce livre a connu un vif succès.

Durant le confinement, j’ai envisagé d’écrire une succession d’histoires jusqu’à la fin de cette période dont nul ne connaissait la durée ; je me suis inspirée du thème des MILLE ET UNE NUITS.

Ce projet me séduisait d’autant plus que j’étudie depuis quelque temps le farsi, la langue parlée en Iran,  et la littérature persane. Ce livre est en même une quête du temps perdu et de l’oiseau de paradis ; je l’ai émaillé de poèmes, la plupart sous forme de calligrammes, qui illustrent mes histoires, dont le but est d’attiser la curiosité du lecteur tout en le distrayant. Le confinement n’est qu’un prétexte. Ce livre est une manière de l’oublier, d’en profiter pour raconter des histoires, dans le sens le plus noble du terme, comme lors d’une veillée. L’amour y est présent, je devrais plutôt dire : les amours, sans oublier l’humour.

O.B : Frann, pourriez-vous nous en lire un extrait ?

F.B : Avec plaisir !

 

 Qui se soucie encore du sort

 Des gens contaminés

 Par les OGM

Des vies ruinées

Par le glyphosate

Ou des centrales Seveso ?

Qui parle encore

 Des infirmières gazées

Des manifs sur les Champs Élysées

Des black blocks jamais inquiétés

Des Gilets jaunes méprisés

 De l’incendie maîtrisé

De Notre-Dame de Paris ?

Pestait Boudu sauvé des eaux

Dans un état d’ébriété

Déjà bien avancé

Après avoir vidé son sac

Il conclut par un verset :

« Ne soyez donc de notre confrérie,
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre »

Comme dit François Villon

Et non François Fillon

Le voilà qui vocifère :

Gloire au professeur Raoult

Qui nous tirera tous d’affaire

 Bien loin des raouts

Parisiens 

Et de Macron le pharisien

Puis ayant mis le feu aux poudres

 Boudu est descendu

Sans réclamer son dû

Nous laissant tous abasourdis

En train de consulter GOOGLE

Pour voir la drôle de gueule

Du magicien de Marseille

Qui paraît-il fait des merveilles

Qui a dit

Que le paradis

N’existait pas ?

 

O.B : J’imagine que votre programme de fin d’année sera chargé, malgré les difficultés qu’éprouvent cette année les auteurs à participer à des évènements littéraires de type salon du livre ou dédicaces en librairies.

F.B : Je vais participer au premier salon virtuel de littérature de langue française et je prépare  un recueil de haïkus.

O.B : En lien avec l’activité littéraire, quel regard portez-vous sur la période actuelle ?

F.B : Je trouve que c’est une période propice à la création littéraire, et en tant qu’écrivaine j’estime avoir la chance de pouvoir continuer cette activité, même si les salons ont été annulés, ce que je regrette vivement, mais ce n’est que partie remise.

O.B : Nous commençons à bien nous connaître et je sais qu’en dépit des interrogations sur l’avenir que chacun se pose légitimement actuellement, vous êtes d’une nature à continuer à faire des projets. Vos pratiques de la danse classique et modern’jazz, ainsi que celle d’un art martial chinois, vous aident-elles à surmonter les difficultés existentielles qu’une partie de la population éprouve aujourd’hui ?

F.B : En effet, la pratique quotidienne du taï-chi m’est devenue indispensable pendant cette période pour contrebalancer les nombreuses heures passées devant l’ordinateur à écrire. J’ai la chance de disposer d’un jardin en copropriété dans lequel je pratique par tous les temps.

O .B : Vous êtes donc toujours dans l’action, une action plus intellectuelle bien sûr que guerrière, mais vous poursuivez votre œuvre sans répit ?

F.B : je parlerais plutôt de pratique martiale : l’éventail, le sabre et l’épée demandent une grande maîtrise de soi .Elle a de nombreux points communs avec l’écriture : recherche du geste juste, comme du mot, de l’équilibre et elle me permet d’évacuer les pensées parasites.

Mais en dehors de cela, je ne suis pas toujours « en action », je peux passer des heures à laisser ma pensée vagabonder ; j’aime me promener chaque jour une heure durant et découvrir ma ville et m’engager dans des ruelles ou des impasses auxquelles je n’avais jamais prêté attention jusqu’alors ; observer les maisons et les jardins qui les entourent, ou les balcons fleuris, et imaginer la vie de leurs occupants.

Et bien sûr je lis ou relis certains ouvrages de ma bibliothèque et feuillette les catalogues d’expositions que je n’ai pas regardés depuis longtemps.

O.B : une question traditionnelle sur le Blog. Frann bokertoff, où peut-on se procurer vos livres ?

F.B : En librairie bien entendu, mais si vous le désirez, vous pouvez me contacter par courriel : bokertoff@hotmail.com ou  zolovka.bercovici@gmail.com. Vous pouvez également me suivre sur ma page FACEBOOK :  frann bercot (PAS DE FRAIS D’ENVOI EN FRANCE METROPOLITAINE)

O.B : Merci Frann BOKERTOFF de cette visite et de vos propos qui aideront sans doute mes lecteurs du blog et surtout vos lecteurs à surmonter les épreuves de cette période, sachant que la lecture demeure une excellente thérapie, et notamment celle de vos romans.

F.B : Je l’espère aussi.

 

Interview réalisée le 23 novembre 2020

© Olivier Blochet – novembre 2020

 

 

Vous pouvez également consulter :

France ART TV Parenthèses du 03 juillet et du 06 novembre 2019 (Disponibles sur Youtube).

 

 

 

 

 

FRANN BOKERTOFF, ROMANCIERE ET POETESSE

Voici un autre extrait :

Sans travail le barbier se rase, le cordonnier traîne la savate, le garagiste perd les pédales, le vétérinaire devient chèvre et le facteur de plus en plus timbré, le maître d’école a terriblement décollé, le curé a fait une croix sur les cours de catéchisme, le conducteur de travaux fait le pied de grue, et le conducteur de bus est à l’arrêt.

Le cheminot désespéré se fait des rails, le droguiste a fait une rechute, le dentiste est complètement accro, et aux dernières nouvelles le maître-nageur a replongé et l’infirmière elle aussi a repiqué.

Et pour finir, le gardien du chenil est aux abois, et une buvette des bords de Seine a été liquidée.

Mais il y a plus grave : l’armurier a passé l’arme à gauche et plutôt que de se mettre au vert, le jardinier municipal a préféré se tailler les veines. Toutefois, le buraliste n’a pas cassé sa pipe, et la laverie automatique tourne rond.

Seule la mercière tire son épingle du jeu en confectionnant des masques ! L’opticien trouve que c’est louche : pour lui, les dés sont pipés et toute cette histoire est cousue de fil blanc.

Heureusement, mon éditeur continue de méditer.

FRANN BOKERTOFF, ROMANCIERE ET POETESSE
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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 23:53
Jean-Pierre Bonnet (photographie droits réservés)

Jean-Pierre Bonnet (photographie droits réservés)

Aujourd’hui, je présente  Jean-Pierre BONNET, un romancier

 

O.B : Bonjour Jean-Pierre Bonnet. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

       J-P.B : Bonjour, j’ai une formation dite « scientifique » et j’ai exercé le métier d’ingénieur dans la Navale puis dans de grands groupes industriels. J’ai changé d’univers vers les années 1996-97 pour participer à la création d’une entreprise d’édition de presse sur La Rochelle. L’expérience m’a plongé dans le monde des PME et aussi de la presse. J’ai découvert le travail de journaliste dans des domaines aussi divers que l’actualité, les arts et spectacles, l’histoire de lieux ou de personnages célèbres… Beaucoup de travail donc, mais ô combien enrichissant (pas du point de vue pécunière hélas !) Je me consacre désormais à l’écriture depuis une bonne vingtaine d’années.

 

O.B : Depuis quand écrivez-vous, quels sont les sujets qui vous inspirent, et en définitive, quel(s) type(s) de livre(s) écrivez-vous ?

       J-P.B : J’écrivais quand j’étais étudiant, surtout des petites pièces de théâtre qui se jouaient pour des manifestations liées à l’école d’ingénieur. Occasion de brocarder les professeurs entre autres… Ensuite j’ai arrêté, car il faut bien gagner sa vie. Plus tard, bien installé dans la vie, j’ai recommencé à écrire des mots d’humour sur les travers de fonctionnement de nos grands groupes, qui eurent un certain succès, même dans les étages supérieurs… J’ai également fondé, avec deux amis, une revue mensuelle humoristique.

J’ai commencé à écrire quelques polars, puis des romans que l’on classe habituellement dans  « l’école de Brive ». Je fais un gros travail d’iconographie pour être au plus près des époques qui servent de cadre à mes histoires. J’aime bien replonger mes lecteurs dans des années souvent négligées par les historiens, soit parce qu’elles sont jugées trop récentes, soit parce qu’elles sont peu flatteuses. Ainsi cela couvre-t-il des années 1940 aux années 2000, en passant par l’épuration, les années de la quatrième république, de la fin de la guerre d’Indochine, puis de celle d’Algérie, mai 68… L’histoire s’est tellement accélérée ces dernières années que l’on a l’impression que de décrire la vie à la campagne au début des années 60 c’est déjà un lointain passé désuet.

Mes histoires sont souvent des épopées familiales, nœuds de toutes les tensions possibles. Jalousie, désamour, secrets de famille, heurts de génération, dissensions politiques… et surtout difficultés à se comprendre, à s’écouter. Que de quiproquo et de haine bâtis sur des erreurs de jugement. Mes personnages sont souvent des gens simples qui affrontent des situations complexes. Qu’aurions-nous fait à leur place ? Ainsi, par exemple dans « Hirondelles en hiver » mon héros brave type originaire du Limousin, semblant un peu simplet, devient flic à Paris et se retrouve embrigadé dans la fameuse nuit du Vel d’Hiv en 1942…

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres et leurs thèmes ?

J-P.B : Avec « Un départ sans Adieux » (prix du Périgord en 2015) je traitais de la lâcheté des hommes et l’époque choisie était de1954 à 1958. Ensuite « Une Vie sur le fil » évoquait l’émancipation des femmes de 1940 à1950.  Avec « Hirondelle en Hiver » le sujet était le Vel d’Hiv et l’épuration dans la police à la fin de la guerre.

 

       O.B : Vous publiez ce mois-ci un nouveau roman. Pouvez-vous nous en parler?

        J-P.B : Mon nouveau roman « Histoires à réécrire » se déroule sur deux époques 1968 et 1990. La trame, c’est un homme dont l’enfance a été, malheureuse, à la limite de la persécution et qui après avoir fui sa ville en des circonstances mystérieuses, repasse sur les lieux de son enfance vingt ans plus tard, avec la ferme intention d’y régler ses comptes. Mais cela ne se passe pas comme il s’y attendait, et il ira de découverte en révélations… Y trouvera-t-il l’amour ?

 

 

 

JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire et/ou dans un autre domaine ?

J-P.B : Mon éditeur Lucien Souny, hélas disparu depuis, m’a obligé à la rigueur dans la narration. « Tu dois suivre ton héros à la trace et c’est le long du sillon tracé que ton histoire doit progresser ». Cela m’avait un peu chagriné au début, car j’adore les thrillers américains. Or ceux-ci sont bâtis en faisant progresser la narration de personnages en personnages comme Tom Clancy ou encore James Ellroy… 

J’expliquais cela à des écrivains à la notoriété bien établie, devenus des amis, leur réponse fut nette : « Suis son conseil, c’est un bon ! Fais un bout de route avec lui, après tu pourras toujours dévier, choisir un autre mode narratif.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

J-P.B : Je ne sais pas si c’est un tic, une superstition, ou une simple habitude. Chaque cycle d’écriture dure un an. J’ai la chance d’avoir en tête, privilège de l’âge et de nombreuses rencontres, moult idées de sujets. Suivant maturation, j’en pioche une et j’écris à la main un synopsis long de plusieurs pages. Je suis incapable de me lancer en écriture si je n’ai pas ce guide. Une fois cela fait, commence le travail d’iconographie et la composition des personnages. Fiches, notes, compléments sont autant de briques qui m’aideront en phase d’écriture. Quand celle-ci arrive à la fin de l’été, je n’ai eu de cesse de réciter dans ma tête les pages de mon futur roman. Je m’isole pendant un mois et demi dans un coin d’Espagne et j’écris d’une traite l’histoire. Parfois dans cette phase, les personnages m’échappent et ne se comportent pas comme je l’avais prévu. C’est très angoissant sur le moment, car on s’éloigne de ma fin (forcément géniale !) Mais un matin, la solution apparaît et l’on arrive à renvoyer les héros sur le chemin initialement tracé.

 

O.B : Jean-Pierre Bonnet, travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

J-P.B : J’ai en cours un roman, presque fini, où j’exploite à nouveau mes connaissances du chemin de Compostelle que j’ai eu la chance de faire trois fois en entier. Mais cette fois-ci le chemin sert de cadre entre la relation houleuse d’un père et de son fils.

 

O.B : Comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos    lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J-P.B : En principe, je fais beaucoup de salons car j’aime les rencontres avec les lecteurs et les autres écrivains. Grande frustration donc cette année. Il reste les dédicaces, les relations Facebook, les consultations sur mon site et enfin tout récemment les rencontres en ligne de mon éditeur.

     

O.B : Justement, malgré la situation exceptionnelle que nous vivons, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

J-P.B : Il n’y en a plus guère. Normalement, car toujours pas annulé, il y a un salon vers le 15 décembre… je croise les doigts.

 

      O.B : Très souvent, les auteurs vivent des situations anecdotiques, amusantes ou pas, lors des dédicaces en librairies ou dans des salons du livre. En auriez-vous une à nous livrer ?

   J-P.B : J’en ai de quoi écrire un livre… en voici une petite :

« Bon, écrivez-moi un mot… mais faites un effort essayez que cela soit intelligent ! »

 

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

       J-P.B : Allez y écrivez, foncez et forcez vous à finir. Ce n’est qu’une fois le manuscrit terminé qu’il faudra réfléchir à l’éditeur et à tout ce qui suit…    

 

O.B : Indépendamment du contexte très particulier que nous vivons, comment appréhendez-vous le monde de l’édition  d’aujourd’hui ?

J-P.B : De plus en plus d’ouvrages, et peut-être de moins en moins de lecteurs. Difficile donc de rencontrer ses lecteurs, mais il faut garder la foi. Le rebond des achats de livres cette année est porteur d’espoir !

 

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

J-P.B : J’ai eu la chance d’avoir le vice de la lecture. De la bibliothèque de mon père aux bibliothèques municipales et scolaires, puis les livres de poches et autres. Il existe peu de genre que je n’ai pas parcouru. Actuellement, je découvre l’héroïque fantaisie, l’Uchronie. Mon auteur néanmoins fétiche est Marcel Pagnol avec ses « souvenirs d’enfance ». Il a l’art de faire dire des choses profondes par des gens simples.

 

O.B : Une bien belle référence en effet. Que lisez-vous en ce moment ?

J-P.B : Je relis quelques polars de Fred Vargas et toujours des thrillers américains directement en langue anglaise. Quelques mots ou tournures de phrases parfois m’échappent, mais qu’importe le récit me porte.

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

J-P.B : Les livres : dans toutes les librairies, même s’ils ne les ont pas en rayons, ils les commandent assez rapidement. On peut toujours me les demander, mais aussi contacter mon éditeur qui réalise des expéditions aussi, par ces temps de crise.

Je vous livre mes coordonnées :

Tél : 06 83 75 86 25 et courriel : bonnjnpr@aol.com

 

O.B : Merci Jean Pierre Bonnet d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître et les inciter probablement à vous lire.

 

Olivier Blochet

Interview réalisée au Bois Plage en Ré le 17 novembre 2020

 

© Olivier Blochet – 17 novembre 2020

JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
JEAN PIERRE BONNET, UN ROMANCIER
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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 23:50
Jacques Berlioz-Curlet ( photographie droits protégés)

Jacques Berlioz-Curlet ( photographie droits protégés)

 

Aujourd’hui, je présente le romancier Jacques BERLIOZ-CURLET

 

O.B : Bonjour Jacques Berlioz-Curlet. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

J.B-C : J’ai connu une carrière de commissaire de police pendant 38 ans, et bien que ma profession ne me portât pas à écrire des livres, romans ou autres genres littéraires et à les éditer, j’ai depuis mes jeunes années un goût à l’écriture. Au cours de ma profession, d’ailleurs, j’ai eu l’occasion d’écrire beaucoup, mais des rapports administratifs ou des procès-verbaux d’enquêtes ! Le virus de l’écriture était en moi donc depuis longtemps. Il s’est manifesté plus précisément vers la fin du XXème siècle, en 1999, lorsque j’ai publié aux Éditions J.M. Bordessoules mon premier roman historique : « Si Dieu bientôt n’y remédie ».

 

O.B : Depuis quand écrivez-vous, quels sont les sujets qui vous inspirent, et en définitive quel(s) type(s) de livre(s) écrivez-vous ?

J.B-C : Depuis 1999, donc, j’écris plus assidûment et je publie, soit chez un éditeur, soit pour la plupart de mes ouvrages en autoédition. Les sujets qui m’inspirent sont surtout des sujets historiques, soit en raison de l’époque (j’aime les périodes tourmentées de l’histoire), soit en raison de personnages, parfois peu connus, mais qui représentent pour moi certains idéaux qu’ils ont quelques fois défendus. Mais, je me suis inspiré aussi d’histoires contemporaines et depuis quelque temps, je m’essaie dans des romans d’aujourd’hui, ou presque.

            Or j’ai un caractère porté à l’éclectisme : j’aime aussi écrire de la poésie, des nouvelles, des contes, du théâtre (dans lequel je n’ai pas encore percé d’ailleurs) le roman policier ou le documentaire policier.

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

J.B-C : Mes deux précédent livres sont : un livre de poésies « Rêveries et Caprices », m’inspirant d’une œuvre musicale de Hector Berlioz (hélas, ce n’est pas mon ancêtre et je n’ai pas d’attache familiale avec le compositeur), et un livre de quatre contes originaux illustrés en couleur par moi-même (car j’affectionne aussi le dessin et l’aquarelle) qui s’intitule « L’oie qui parle »… tout un programme ! C’est donc un livre de contes inédits, des contes que j’ai composés au fur et à mesure de mes inspirations. Ce sont essentiellement des contes animaliers. Pourquoi ? Pourquoi pas ? J’emmène le public dans un bestiaire fabuleux où les animaux vivent, pensent, rêvent et agissent comme les humains. Comme dans d’autres fables de prédécesseurs célèbres, tel Jean de La Fontaine, les animaux jouent sur une scène étrange dont les tréteaux ont été dressés entre l’animalité et l’humanité.

 

 O.B : Jacques Berlioz-Curlet, votre œuvre touche différents univers. Pouvez-vous nous parler de votre roman qui vient de paraître ?

 

J.B-C : Il s’agit d’un tout nouveau roman historique «  L’arbre seringue », dont les faits se déroulent principalement au-delà de l’Atlantique. Pourquoi ce titre ? Tout simplement parce que le suc de l’arbre, objet de la quête de ce roman, servait, selon les Portugais qui avaient approché les tribus indiennes de la haute Amazonie, à fabriquer l’instrument de leurs ablutions rituelles et présentait une forme de seringue.

Le jeune ingénieur du roi, François Fresneau, volontaire, sagace et passionné, est nommé à Cayenne en 1732 pour y rénover les fortifications. Enflammé tout à tour par une jolie marquise, une tendre métisse et une fille de la bourgeoisie de Saintonge, Fresneau, homme de science et chercheur infatigable, fera  finalement une découverte au bout de son séjour en Guyane qui bouleversera notre façon de vivre: l’hévéa brasiliensis, l’arbre à caoutchouc autrement nommé « arbre seringue », dont il tirera un célèbre mémoire remarqué par l’Académie des Sciences de Paris. Un roman au cours duquel on revient sur les traces de la société du 18e siècle qui rêvait  de placer l’homme au centre de l’univers.

 

 

  

"L'arbre seringue"  - Éditions Bordessoulles - ISBN 978-2-916344-423 - 333 pages - 22 euros

"L'arbre seringue" - Éditions Bordessoulles - ISBN 978-2-916344-423 - 333 pages - 22 euros

  O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

J.B-C : À une certaine époque, peu avant la parution de mon premier roman historique en 1999, j’avais fait connaissance et fréquenté l’écrivain Bernard Clavel. J’ai entretenu avec lui d’agréables conversations et j’ai écouté ce qu’il me disait. Il me disait que dans toute personne il y a une richesse d’expérience, et qu’il faut puiser dans ce qui est en nous, dans notre propre passé, dans notre vie, pour se mettre à l’écriture. J’ai tenté de le suivre à partir de ses belles sagas qui m’ont conquis et j’ai essayé de l’imiter. Pour moi, ce fut mon maître pour démarrer dans l’écriture.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

J.B-C : Chaque auteur a sa méthode … ou ses manies, souvent même son rituel sans lequel il n’est pas mentalement prêt à coucher des lignes sur un papier. D’abord, j’écris plutôt le matin, de très bonne heure, à partir de 5h30 ou 6 heures et jusque vers 8 h 30. C’est la période la meilleure pour moi : l’esprit est frais le matin, les idées coulent bien, la main est agile et l’inspiration vient plus facilement quand on est reposé que lorsque l’on a accumulé la fatigue. C’est bien connu !

Je me concentre dans le silence total. Je ne peux pas écrire avec un bruit qui viendrait polluer mon temps de travail. Et devant ma machine, je tape sur le clavier. En général, j’ai bien en mémoire la trame de mon livre, bien que j’écrive noir sur blanc, avec un plan succinct le synopsis de ce que je veux raconter au lecteur. Mais, je m’en évade souvent, car ce qui est commun ou partagé par les auteurs, les personnages que l’on met en scène m’échappent souvent et se mettent sous mes doigts à faire à leur guise. Et je suis obligé à un certain moment à les suivre !

Et vous savez, si écrire est un plaisir, car notre imagination peut vagabonder, il faut vite se rendre compte qu’il faut entrer dans la rigueur, du style, de la langue entre autres. Et comme disait un auteur dont j’ai oublié le nom, écrire c’est 10 % d’inspiration et 90 % de transpiration !

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

J.B-C : Oui, j’ai plusieurs fers au feu. C’est un peu un de mes défauts peut-être, mais j’ai toujours quelque sujet qui me tarabuste, me trotte en tête. Donc actuellement, je viens de remettre un manuscrit à un éditeur Bordelais pour un roman qui se passe à La Rochelle durant la période de Francofolies, une histoire d’amour tragique entre deux personnes qui sont de culture et je dirais d’ethnies opposées et qui pourtant tombent amoureux fous l’un de l’autre. Je n’en dis pas plus.

Puis, je travaille actuellement sur un autre roman où l’amour est aussi présent et qui se situe au début de la guerre de 1914-1918, à la mobilisation générale des Français, dans une contrée du Dauphiné, dans le milieu rural. J’y dépeins l’amour qu’une paysanne forcée de faire vivre seule la ferme qui lui échoit après le départ à la guerre de son jeune mari, découvre pour son beau-frère une attirance et un amour passionné qui les conduit tous deux à une impasse.

 

O.B : Comment vous faites-vous connaître et qu’attendez-vous de vos  lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J.B-C : Depuis une vingtaine d’années maintenant, je publie. Mais publier ne signifie pas automatiquement se faire connaître. Il y a de nombreux moyens à la disposition d’un auteur, finalement. Je fais partie d’une association d’auteurs avec lesquels je parviens à proposer une grande partie de mes livres aux lecteurs. Je me sers aussi, autant que faire se peut des salons du livre régionaux, j’utilise également, et de plus en plus les réseaux sociaux, les nouvelles technologies de l’information pour diffuser le plus largement possible mes ouvrages. Il m’arrive de participer à une table ronde, répondre à une invitation d’une médiathèque, d’un cercle associatif pour présenter une petite conférence et parler de mes livres. Mais je préfère encore le contact direct avec les lecteurs au cours d’un salon.

     

O.B : Justement, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

J.B-C : Il y en a peu en cette période de confinement-déconfinement-reconfinement ! Actuellement, je me trouve dans une phase de création, et je néglige un peu les évènements littéraires.

 

       O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

       J.B-C : Être soi-même, écrire ce qui lui plaît et ne pas écouter les sirènes de la renommée ou de la mode. Pour être crédible, un auteur doit sortir de soi-même, sans aucune influence, proposer sa propre création. Je lui conseillerais aussi de travailler beaucoup, de remettre l’ouvrage souvent sur le métier, de peaufiner son écriture et d’être authentique. Je lui conseillerais enfin de l’humilité et beaucoup de patience, mais aussi de l’ambition et de la ténacité. Sans ces vertus ou ces qualités, on ne tient pas longtemps.

 

O.B : Comment appréhendez-vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

J.B-C : Très perturbé, ce monde de l’édition. Il est extrêmement composite, en ce sens qu’il y a de nombreuses méthodes pour éditer. Je prends simplement l’exemple de l’édition traditionnelle en face de toutes les variantes qui aboutissent à publier un livre. L’autoédition, par exemple est une formule qui a pris une immense ampleur dans l’édition, mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, les publications, les auteurs, la diversité des œuvres, n’est pas bien considérée par l’édition traditionnelle. Et pourtant, on y découvre très souvent des ouvrages d’une très grande qualité ! Je crois aussi que contrairement à ce que l’on peut penser, le livre numérique n’a pas détrôné le livre papier, mais est venu le compléter et lui rendre, en reflet, ses titres de noblesse.

 

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

J.B-C : Heureusement, j’en ai beaucoup ! Je ne saurais tous les citer, car ils sont de tous poils ! Mes préférés sont cependant les classiques, entendez par là les auteurs qui ont enrichi depuis le XVIe siècle la langue française, et jusqu’à nos jours. Je cite, dans le désordre quelques-uns, mais si peu que j’ai des scrupules à ne pas parler des autres : La Fontaine, Balzac, Hugo, Dumas, Molière, Racine et Corneille, Shakespeare, Zola, Zévaco, Verlaine, Rimbaud, Camus, Sagan, Nothomb, Clavel, Ruffin, Beaumarchais, Chateaubriand, Stendhal… Et je ne peux pas remplir une page entière de tous ceux que j’aime.

 

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

J.B-C : Un roman écrit par une amie lyonnaise. Son style n’est absolument pas le mien, mais j’aime lire ce qu’écrivent les autres auteurs.

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

J.B-C : Quelques-uns de mes livres se trouvent actuellement en libraires, circonscrites au pays rochelais notamment. Je possède mes propres stocks chez moi, et je vends par correspondance. Pour suivre mon actualité, on peut venir sur ma page Facebook, c’est l’un des réseaux les plus vastes. Je m’y fais connaître, mais le résultat des ventes est plutôt faible. On n’ose pas trop utiliser ce canal pour acheter un livre. Et pourtant, on trouve de belles réalisations. J’avais aussi monté un site, mais pour être visible sur internet, il faut dépenser… beaucoup d’argent avant d’en récolter… un peu ! Mais il est possible de m'adresser une commande en m'adressant un courriel à : j.berlioz-curlet@orange.fr ou sur Messenger avec une réponse assurée dans la journée.

Allons, soyons optimistes !

 

Merci Jacques Berlioz-Curlet d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

 

Olivier BLOCHET

Interview réalisée à Lagord le 9 novembre 2020

 

© Olivier Blochet – 13 novembre 2020

 

 

 

 

 

 

 

JACQUES BERLIOZ-CURLET, UN ROMANCIER
JACQUES BERLIOZ-CURLET, UN ROMANCIER
JACQUES BERLIOZ-CURLET, UN ROMANCIER
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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 23:55
Jean-Luc Loiret (photographie droits réservés)

Jean-Luc Loiret (photographie droits réservés)

Aujourd’hui, je présente Jean-Luc LOIRET, un auteur de polars.

 

 

O.B : Bonjour Jean-Luc Loiret. Pour nos lecteurs, pouvez-vous en quelques mots vous présenter : quel est votre parcours, et le cas échéant, que faisiez-vous avant d’écrire ?

 

J-L.L : Je suis retraité après avoir été, près de trente ans, enseignant spécialisé pour sourds, en maths et en informatique puis cadre dans un centre de ressources pour sourds-aveugles. Du temps où j’étais moins perclus, j’ai été marathonien et coureur de longues distances (100 kms). J’ai fait également trois mandats d’élu local (adjoint) et six ans délégué à « Grand Poitiers », ce qui est fort intéressant pour un auteur, car on y croise des personnages inspirants.

 

O.B : Depuis quand écrivez-vous, quels sont les sujets qui vous inspirent, et en définitive, quel(s) type(s) de livre(s) écrivez-vous ?

 

J-L.L : J’écris depuis mon départ en retraite, auparavant je ne disposais pas du temps nécessaire. Tout m’inspire, même si j’ai écrit un livre de chroniques et un livre pour enfants, tous deux épuisés, je suis davantage connu pour mes romans policiers.

 

O.B : Justement, parlons-en de vos romans. Quels sont les titres de vos derniers livres ?

 

J-L.L : Les 4 derniers :

  • Tu l’emporteras pas au paradis !
  • Entre 2 mondes
  • La veuve du colonel
  • Et les étoiles ont reculé
JEAN-LUC LOIRET, UN AUTEUR DE POLARS

 

 O.B : Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ?

 

J-L.L : Cet ouvrage se passe dans le secteur social, avec des incursions dans une mairie (tiens donc !). Dans l’après 68, la libération des mœurs a entraîné des pratiques qui étonneraient aujourd’hui. Quand le passé de certains remonte à la surface alors qu’ils l’avaient mis sous le boisseau, la tragédie n’est pas loin ! Venturini, mon flic philosophe, pour qui la nature humaine n’a aucun secret, est là pour alpaguer le coupable.

 

O.B : Oui, il faut dire à nos lecteurs que l’inspecteur Venturini est un admirateur du philosophe André Comte-Sponville auquel vous faites des références discrètes dans vos romans. Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

 

J-L.L : Il n’y a pas de secret, il faut fuir la facilité et travailler ses textes sans cesse pour les améliorer. Ne jamais se contenter de l’à-peu-près. Et cet effort devient source de plaisir, sinon il y a tout lieu de s’inquiéter.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

 

J-L.L : Il faut à la fois de la rigueur et se laisser emporter par les personnages auxquels on a donné vie. Tout au long de l’écriture d’un ouvrage, mes personnages me suivent nuit et jour. Ils vivent avec moi, m’accompagnent à tout instant, jusqu’à devenir parfois envahissants. Je n’en suis débarrassé que lorsque j’ai écrit le mot fin. Parfois, j’aimerais qu’ils me lâchent un peu (rires). Pour certains ouvrages, j’ai un synopsis, tenant en quelques pages, présentant les principaux personnages et la trame complète de l’histoire. Pour d’autres, je ne disposais que d’un lancement et il me fallait imaginer la suite, introduire de nouveaux comparses, et surtout arriver à l’épilogue en restant crédible. Dans ce dernier cas, c’est plus risqué, mais plus excitant.

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

 

J-L.L : Hélas, Venturini m’a fait savoir qu’il souhaitait se retirer et passer à autre chose. Malgré mon insistance, il n’a rien voulu savoir ! Il a l’air fin, maintenant, dans la librairie de son amie, fermée pour cause de confinement.

 

O.B : Cette décision ne va pas faire pleurer que dans la librairie de son amie, mais chez vos lecteurs. Mais je crois savoir que vous allez encore continuer un temps à aller au-devant de vos lecteurs et, à ce propos, comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

 

J-L.L : Je préfère aller au contact de mes lecteurs au travers des salons et des séances de dédicace. C’est dire ma frustration actuelle. Ma meilleure publicité est faite par mes lecteurs eux-mêmes et c’est là, la meilleure récompense pour un auteur. Leur fidélité me touche beaucoup.

     

O.B : Justement, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

 

J-L.L : Hélas, madame COVID est entrée en jeu et a sifflé la fin de la partie. J’ai hâte que celle-ci reprenne, avant de plier mes gaules définitivement.

 

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

 

 J-L.L : Croire en son travail, mais être d’une grande exigence dans l’écriture. La facilité actuelle de pouvoir imprimer ses œuvres engendre quelques horreurs (j’essaie d’être nuancé). Si un faux éditeur rapace vous écrit que votre livre est excellent, méfiez-vous ! Il lorgne votre carnet de chèques.

 

O.B :   Il existe effectivement de pseudos éditeurs dont l’objectif est de racketter des auteurs sans leur apporter le moindre soutien, conseil et diffusion. Dans ce contexte nauséabond, comment appréhendez-vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

 

J-L.L : Pour rebondir sur mes précédents propos, l’irruption de faux éditeurs a faussé la donne et les vrais éditeurs ne sont pas très généreux. Dans la fameuse chaîne du livre, l’auteur occupe une place négligeable. Ayant eu la chance d’avoir un éditeur pour quatre polars, je peux en parler en connaissance de cause. J’ai ensuite choisi l’indépendance en créant ma propre maison d’édition et je ne le regrette pas.

 

O.B : Jean-Luc Loiret, avez-vous des auteurs fétiches ?

 

J-L.L : Oui bien sûr. Je vais éviter de parler de Comte-Sponville, le mentor de Venturini. Je peux évoquer Hening Mankell, Pierre Lemaître, Franck Bouysse. Et bien sûr Georges Simenon. Et tant d’autres !

 

 

O.B : De belles références. Que lisez-vous en ce moment ?

 

J-L.L : J’ai toujours deux ou trois ouvrages en parallèle. Ces jours-ci les deux livres d’Angèle Koster racontant sa jeunesse algérienne (poignants), « La vallée » de Bernard Minier (torturé) et « Derniers sacrements » de M.J Arlidge.

 

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité malgré les circonstances particulières que nous connaissons  ?

 

J-L.L : Dans quelques librairies et espaces culturels (quand ils sont ouverts) et bien sûr par commande sur mon site : www.L45.fr 

            ou par mail : jean-luc.loiret@orange.fr

Je prends à ma charge les frais postaux pour les ouvrages « grand format ».

 

 

Merci  Jean-Luc LOIRET d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

 

Olivier BLOCHET

Interview réalisée le 8 novembre 2020

 

© Olivier Blochet – 10 novembre 2020

 

JEAN-LUC LOIRET, UN AUTEUR DE POLARS
JEAN-LUC LOIRET, UN AUTEUR DE POLARS
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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 23:10
Dieudonné Zélé (photo Sud-Ouest - droits réservés)

Dieudonné Zélé (photo Sud-Ouest - droits réservés)

Aujourd’hui, je présente  Dieudonné ZÉLÉ, romancier, poète, essayiste et professeur.

 

  • Bonjour, Dieudonné Zélé. Pouvez-vous, en quelques mots, vous présentez ? Quel est votre parcours et notamment, que faisiez-vous avant d’écrire ?
  • Je suis enseignant, professeur d’anglais. J’ai enseigné aussi bien dans le secondaire que dans le supérieur.
  • Depuis quand écrivez vous et quel(s) type(s) de livre(s) écrivez- vous ?
  • J’écris depuis 2001. Romans, poésie, spiritualité, essais, traductions : un livre de  psychologie expérimentale à l’usage des doctorants en psychologie (éditions de Boeck - groupe Albin Michel, Le Royaume Akyem Abuakwa (Ghana) ; des livres techniques : grammaire et Dictionnaires d’Anglais ; de pédagogie : « J’accompagne mon Enfant dans son travail scolaire » ; des livres humoristiques ; un livre sur l’anthropo-diversité ; un autre encore  de tourisme en Charente avec Marie Bernadette Dupuy.
  • Quels sont les titres de vos derniers livres ?
  • J’ai publié 3 essais :
  • Les fondements de la pensée africaine : Cause du sous-développement
  • La bataille du franc CFA : Une querelle byzantine
  • La grande imposture des religions
  • Pouvez-vous nous  parler de votre dernier ouvrage ?
  • Il s’agit de « La Grande Imposture des Religions ». Je vais résumer mon propos simplement en disant que si Dieu existe, on ne le trouve pas dans la religion. Les livres saints ne sont pas la parole de Dieu !
ISBN :978-2-37827-312-5

ISBN :978-2-37827-312-5

  • Quels sont les sujets qui vous inspirent ?
  • Tout m’inspire. Rien de ce qui est humain ne m’est étranger !
  • Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?
  • « Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage » une phrase de Nicolas Boileau. Il faut faire son travail sérieusement sans se prendre au sérieux ni avoir la grosse tête !
  • Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?
  • Je n’ai pas une méthode précise. J’aime que la lecture soit en elle-même un plaisir au-delà même du contenu.
  • Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?
  • J’ai plusieurs projets : un roman ; un essai ; un album pour enfants ; l’édition de mes recueils de poésie en un seul livre.
  • Comment parvenez vous à vous connaître et qu’attendez-vous de vos lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?
  • Je ne maîtrise pas l’informatique et c’est dommage ! Mais lorsque je rencontre mes lecteurs dans un salon du livre par exemple, j’aime discuter avec eux. Le plus triste c’est que souvent ils s’intéressent beaucoup plus à mes origines qu’au contenu de mes écrits !
  • Justement, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?
  • Oui. J’ai plusieurs séances de dédicaces à mon agenda.
  • Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?
  • Là encore, je lui dirai, comme Boileau : Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage et ne vous prenez pas pour un grand écrivain dès que votre nom apparaît sur la couverture d’un livre.
  • Comment appréhendez-vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?
  • Les grandes maisons sont frileuses et sont devenues des entreprises préoccupées par la rentabilité.  Elles ne prennent pas de risques. Il y a aussi beaucoup de margoulins dans l’édition !
  •  Avez-vous des auteurs fétiches ?
  • NON !
  • Voilà une réponse qui a le mérite d’être claire. Que lisez-vous en ce moment ?
  • Actuellement, je me consacre à l’écriture !
  • Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?
  • Aux  Éditions Saint Honoré (Paris), ou directement auprès de moi !
  • Merci,  Dieudonné Zélé d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaître.

 

 

Copyright Olivier Blochet octobre 2020

Interview réalisée le 4 octobre 2020

DIEUDONNÉ ZÉLÉ : UN AUTEUR
DIEUDONNÉ ZÉLÉ : UN AUTEUR
DIEUDONNÉ ZÉLÉ : UN AUTEUR
DIEUDONNÉ ZÉLÉ : UN AUTEUR
DIEUDONNÉ ZÉLÉ : UN AUTEUR
DIEUDONNÉ ZÉLÉ : UN AUTEUR
DIEUDONNÉ ZÉLÉ : UN AUTEUR
DIEUDONNÉ ZÉLÉ : UN AUTEUR
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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 07:30
Norbert LAFOND KEMPF : UN AUTEUR

 

 

Aujourd’hui, je présente Norbert LAFOND KEMPF : un auteur

 

O.B : Bonjour Norbert LAFOND KEMPF, Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, quel est votre parcours, que faisiez-vous avant d’écrire ?

NLK : Bonjour, je m'appelle Norbert LAFOND KEMPF. Je suis postier de métier, et l'auteur de plusieurs romans, J'ai commencé en 2009. J'adorais raconter des histoires aux enfants et lire des livres d'aventures qui font rêver. Je me suis dit, pourquoi ne pas en raconter pour tous, via les écrits. Étant donné que j'aime l'aventure et les légendes, il va de soit que j'ai commencé par en rédiger une à ma façon.

O.B : quel(s) type(s) de livre(s) écrivez- vous ?

NLK : J'ai commencé à écrire en 2009, en racontant une légende que tout le  monde connaît, mais en la reprenant entièrement de A à Z.

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

NLK : Le premier s'appelle : "Innocence" et le second "L'Hybride".

O.B : Pouvez-vous nous  parler de votre dernier ouvrage ?

NLK : Les deux ont été publiés ensemble. "Innocence" raconte la jeunesse d'un des personnages les plus connus, mais dont on n'avait jamais abordé le sujet.

O.B : Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

NLK : Tous les sujets, mais plus particulièrement le fantastique. Pas celui que l'on peut voir dans les films. J'aime y mettre une part de rêve et de mystère, sans oublier un message à faire passer.

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

NLK : Ne pas se fier aux critiques jalouses, suivre ma propre voie.

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos intrigues et de vos personnages ?

NLK : Je me laisse guider par mon inspiration. En ce qui concerne les personnages, il me suffit de me balader là où il y a du monde, et observer. La foule est une source incalculable, lorsque l'on cherche des traits de caractères...

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui, sans nous dévoiler l’intrigue, quel en est le thème ?

NLK : Oui, il existe plusieurs projets, dont la suite de "Innocence", qui est le premier d'une saga de six tomes. Ensuite, une légende spatiale, dont le dénouement est plus que d'actualité. Et enfin, un autre récit fantastique presque typique, et un thriller, également avec une pointe de... fantaisie.

O.B : Comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

NLK : Je tente de me faire connaître via mon site :

http://lafond-kempf-norbert-publications.e-monsite.com

 et en participant à des manifestations sur les livres. Ce que j'attends de mes lecteurs est simple : me dire ce qu'ils pensent de mes écrits et s'ils sont intéressés pour continuer à me suivre. La critique est aussi un bon moteur.

O.B : Justement, allez-vous participer prochainement à un               évènement littéraire ?

NLK : Oui, je vais faire une séance de dédicaces dans un supermarché      (Auchan Poitiers Sud) le 14 septembre prochain. Ensuite je serai à Thénezay le 6/10 et à Niort le 12 et 13/10. Et enfin, séance dédicaces à Cultura de Chasseneuil du Poitou le 30/11

O.B : Quel est le conseil que vous donneriez à un auteur débutant ?

 NLK : Partir dans cette branche est un parcours du combattant. Il ne faut   pas se laisser abattre, et persévérer

O.B : Comment appréhendez vous le monde de l’édition d'aujourd'hui ?                                               

NLK : Déçu par différents éditeurs qui ne pensent qu'à leur profit, je me suis        lancé depuis la fin 2018 dans l'autoédition.

O.B : Avez-vous des auteurs fétiches ?

NLK : Le 1er était Jules Vernes, grâce à lui j'ai voyagé en rêve. Ensuite les classiques comme Zola, et plus récents : Musso, Giaccometti- Ravennes, Levy et bien sûr Stephen king, JRR Tolkien, ainsi que JK Rowling, Anne Rice et Washington Irving (Sleepy hollow)

O.B : Que lisez-vous en ce moment ?

NLK : Actuellement, je lis un roman sur les templiers.

O.B : Une question essentielle : où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

NLK : On peut se les procurer en venant me voir aux dates précédentes, mais  également sur mon site :

http://lafond-kempf-norbert-publications.e-monsite.com.

         

O.B : Merci  Norbert  LAFOND KEMPF d’avoir accepté de participer à  cette interview qui va permettre aux lecteurs du blog de mieux vous connaitre.

 

Interview réalisée le 14 août 2019

 

© Droits réservés – Olivier Blochet - août 2019 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Norbert LAFOND KEMPF : UN AUTEUR
Norbert LAFOND KEMPF : UN AUTEUR
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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 23:23
Sabrina Méron

Sabrina Méron

 

Olivier Blochet interviewe Sabrina Méron :

 

Aujourd’hui, je présente Sabrina Méron, auteure de plusieurs ouvrages sur l’exploration personnelle et des sujets d’actualité relevant de nos états au quotidien, de notre rapport à soi et au monde.

 

O.B : Bonjour, Sabrina Méron. Afin que nos lecteurs puissent mieux vous connaître, pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce que vous faisiez avant d’écrire ?

 

         S.M : Bonjour Olivier Blochet.

Tout d’abord, je vous remercie de prendre le temps de m’interviewer.

 

Au démarrage, l’écriture a été une base pour exulter mon adolescence. A l’époque j’écrivais des poèmes sur mes peines de cœur. Tout comme les mélodies au piano, j’aimais sentir parfois cette mélancolie qui me traversait...

Mon premier métier a été animatrice socioculturelle tous loisirs et tous publics. J’animais entre autre des ateliers de créations afro jazz, de théâtre avec une troupe adolescente qui a marqué ma vie !

J’ai continué à travailler en lien avec le vivant, j’ai suivi une formation de comédienne professionnelle à Paris pour intégrer la troupe de théâtre « La Cie Noctilus Théâtre »,dans la Vienne. Nous partipions à des forums, des débats en lycées et collèges, sur les grandes thématiques que nous connaissons telles que le harcèlement scolaire. Le concepteur de cette troupe avait un temps d’avance sur les faits et les comportements adolescents. C’était un travail pédagogique de prise de conscience transmis par le comédien acteur et animateur de débats auprès de la jeunesse, ce qui donnait beaucoup de pertinence aux points de vue et réalité de chacun.

J’ai également été chauffeur livreur de petites remises.

J’ai passé une formation BTS assistante de gestion en alternance à la Gare de Poitiers, là où j’ai expérimenté les clivages, les vices mais aussi les comportements sains des êtres humains dans une micro société. J’ai été bien entourée malgré les médisances de certains.

Mon dernier poste a été chargé de clientèle pour un opérateur téléphonique.

C’est en 2014 que j’ai décidé de lancer mon activité et de mettre à profit mes passions et mes talents de façon encore plus indépendante.

 

O.B : Depuis quand écrivez vous et quel(s) type(s) de livre(s) écrivez- vous ?

 

S.M : J’ai commencé à développer l’écriture innée (intuitive, celle que j’appelle ECGN) au printemps 2012, soit deux ans avant la création de mon activité de thérapeute à Lune d’Eau. C’est un outil fabuleux que j’utilise pour autrui et pour mes livres.

La typologie des livres que j’écris se juxtaposent avec ceux du développement personnel. A mon sens, ils vont plus loin dans l’universalité et à la fois dans l’intrinsèque, le soi profond d’un individu. Chaque lecteur s’y retrouve et s’y trouve. Mes propos sont philosophiques, spirituels, expérimentés, cherchés, étudiés et humanistes. Ils parlent de nos modes de pensées et de nos ressentis profonds. Ils expriment mes visions, mes perceptions en lien avec le visible et l’invisible. Ils sont des supports intemporels d’éclairage pour guider nos vies de façon subtile. Ils aident à guérir certains points. Ils insufflent un apaisement et un réconfort. Mon travail d’écriture est thérapeutique, énergétique et humaniste. Cet art traitement s’élabore dans mon métier d’auteure et d’art thérapeute en épanouissement personnel.

 

O.B : Quels sont les titres de vos derniers livres ?

 

S.M : Chronologiquement :

Livre 1, « Vers un nouvel élan : le vôtre ! »  en 2015. Ce livre est actuellement en rupture de stock papier, mais on peut se le procurer en numérique sur Amazon (https://www.amazon.fr/dp/B07GPWPXMX - autoédité)

Livre 2,  « Rêvons nos belles pensées ! Pansons nos mauvais rêves. », 2017. En vente papier - autoédité

Livre 3, « Saisir l’Instant ! », - Être de son mieux pour investir son chemin d’évolution par les Éditions Bérangel – à paraître au Printemps 2019

Livre 4, sortie 2019 « Je veux te parler d’IRMA », à paraître également en 2019, mais je suis en attente de réponse des comités de lecture des maisons d'édition.

Livre 5, « Vibrer avec son Humanité » en cours d’écriture et d’élaboration artistique depuis 2018, dont j’espère la parution en 2020.

 

O.B :Pouvez-vous nous  parler de votre dernier ouvrage ?

 

Mon dernier ouvrage se présente en deux temps :

 

- l’un se nomme « Saisir l’Instant ! » - Être de son mieux pour investir son chemin d’évolution. Il a cheminé sur un cursus beaucoup plus aboutit et évolué. Comme à chaque fois ils suivent le cours de mon parcours personnel et professionnel. La base solide donnée aux lecteurs est l’humanité du soi et de ses éléments liés à l’hyper-conscience. J’ai été accompagnée pour structurer mon ouvrage et pour mettre en lumière mon « art » ECGN grâce à l’éditrice qui m’a suivi ! Je sors grandit de cet ouvrage qui donne des clés subtiles et concrètes pour nous aider au quotidien. Je définis des notions oubliées ou mises de côté pour aider le lecteur à penser par lui-même et à discerner les éléments tout au long de sa vie, de ses ressentis, de ses doutes. Je vous livre un extrait de sa préface :

« L’ouvrage de Sabrina Méron est une bulle d’oxygène qui a la délicatesse de résonner avec les cordes sensibles de l’humain. Dans notre civilisation occidentale le chemin de la guérison peut s’effectuer de manière médicale comme de façon plus sensible. C’est le jeu entre visible et l’invisible qui nous entourent constamment. » Anna Sellam)

 

Quant au second, « Je veux te parler d’IRMA » je l’ai écrit en 6 jours. Il est issu de faits réels. J’ai rencontré la femme qui voulait écrire son histoire. Cette démarche a fait naître la pertinence de ma connexion à me relier à un fait que je n’ai pas vécu et à réussir à en retranscrire l’essentiel et l’introspection par mes mots écrits. L’intimité de ce vécu m’a montré ma compétence à romancer dans une vérité sincère que je n’ai pourtant pas subit et à en créer un ouvrage également bluffant pour Virginie comme pour moi. C’est un accès à ses codes personnels à travers mes ressentis, mes flashs et visions.

 

O.B : Dans le livre actuellement en vente « Rêvons nos belles pensées ! Pansons nos mauvais rêves », vous développez entre autre l’idée que les émotions, les pensées qui traversent peuvent aider à porter un regard différent sur la vie et notamment la nôtre. Que nous pouvons aussi changer d’existence.

En qualité d’art thérapeute en épanouissement personnel, vous accompagnez ce travail sur soi même. Pouvez-vous nous donner ou nous livrer un exemple de changement radical que vous avez observé avec l’un de vos clients ?

 

S.M : Ce sont eux qui en parlent le mieux :

 

« J’ai réussi ! Merci j’ai réussi à mettre en place ce qu’il me fallait pour moi. Moi seule. Enfin ! J’ai pris mon courage, je me suis écoutée et je ne regrette vraiment pas mon choix de vie. Enfin, j’ai réussi. J’étais bloquée, il me fallait le coup de pouce et c’est repartit. Avec vous. Et c’est repartit grâce aussi aux écrits qui continueront de me guider un bout de temps visiblement... MERCI !!!»

 

« Alors là ! Je ne vois plus la vie de la même manière, je me sens plus léger. Moi qui me croyais complet et complètement cartésien ! C’est troublant quand même ce que vous écrivez alors que nous ne nous sommes jamais rencontrés ? »

 

« Tu as le pouvoir de me faire aller bien, de me comprendre, d’aller dans mon être comme je ne laisse personne le faire. »

 

« Je repense régulièrement à cette rencontre et aux messages transmis... Tu m'as permis d'en être où j'en suis aujourd'hui et je ne cesse de le travailler. Ma vie est transformée et magnifique. Merci d'avoir été mon guide pendant ces minutes ensemble. Doux chemin à toi. »

 

Voici les retours directs que je peux recevoir...

Je ne suis que de passage. La personne peut désirer revenir ou bien cheminer avec quelqu’un d’autre que j’aurai par exemple suggéré pour travailler en elle avec un autre type d’accompagnement...

Dans ce travail il n y a ni discordance, ni dogme, ni jugement, ni concurrence. Ma déontologie et mon éthique donne le miroir de ce que l’autre attend sans savoir qu’il l’attend. C’est une expérience vécue qui fait évoluer et concrétiser sur le plan terrestre des états et des dépassements. Un renouveau. C’est un travail de fond sur le moment, qui fait passer un cycle et revenir au bout de plusieurs mois, voire années pour passer un autre cap.

 

Ce que je constate chez mes clients c’est :

- le regain d’énergie quasi immédiat

- les remerciements profonds

- le visage nouveau

- la sensation d’être neuf

- l’évidence avec l’humour joyeux retrouvé

- le pessimisme qui se dissipe

- être rassuré et continuer

- y voir plus clair

- être rassuré sur le choix personnel

- mieux s’écouter et se connaître

- mieux se sentir dans sa peau

 

OB : Sabrina, d’autres sujets vous inspirent-ils ?

S.M : Oui tout ce qui concerne l’humanité va être ma source inspiratrice. J’ai un grand    penchant pour écrire en lien avec un dessin, une sculpture, une peinture aussi. Et puis le sujet de « l’autisme asperger » est un langage dans lequel je peux me reconnecter tant je pense qu’à notre manière nous sommes tous autistes...

 

Tout ce qui touche à la recherche, au sens et à des formes de vérités en lien avec le vivant m’inspirent et continuent de m’inspirer. C’est d’une richesse infini. Percevoir dans ce qui va mal, les rouages et capter ce qui peut être transmuté. Voir avec du neuf. Visionner et acter par écrit ses visions. Voilà ce que j’élabore !

Les aléas et les drames existent. Ils ne peuvent être contrôlés, en revanche ils peuvent ne plus être subis de la même manière...

 

O.B : Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu pour écrire ou dans un autre domaine ?

 

S.M : - Ne lâche pas.

         - Tu as besoin de faire alors fait sinon tu peux regretter.

- Je te fais confiance, je te soutiens, tu es à part, tu as ce petit quelque chose de différent, d’original.

- Tant pis si tu n’es pas tout de suite comprise ou que plus tard.

- Tu as de grands temps d’avance.

- C’est intéressant.

- Si besoin je suis là.

- Tu es une extraterrestre. Tu as tellement d’avance, d’années Lumières.

- Attention aux maisons d’éditions à compte d’auteur je te conseille au démarrage l’auto-édition si tu ne trouves pas une maison d’édition à compte d’éditeur sérieuse. Tiens, voici l’adresse d’un imprimeur avec un bon rapport qualité prix, j’ai collaboré avec eux et j’ai été satisfait.

 

Des encouragements, des soutiens, des avis.

J’ai été soutenue par mes parents et aidée financièrement aussi. J’ai été soutenue par l’ADIE qui aide les créateurs et les financent par des micros crédits.

 

Mon intuition m’aide également.

 

O.B : Sabrina, vous avez ce que l’on peut nommer un don auquel vous avez donné le nom d’« écriture connectée », une dénomination protégée, je tiens à le signaler. De quoi s’agit-il ?

 

S.M : Dans le cadre de mon métier d’accompagnatrice, c’est un outil fabuleux, un art traitement qui permet aux personnes d’avoir des messages personnalisés, édifiants et aidants. Ils font le plein d’énergie à la lecture de mes écrits préparés en amont avant notre rencontre.

Nous pouvons parler de quelque chose d’inné - talent, don - qui s’est réveillé deux ans avant la conceptualisation de mon Cabinet Lune d’Eau. Je connaissais l’écriture intuitive et l’écriture automatique. J’ai canalisé mes sens en automatique puis ensuite en intuitif, une sorte de télépathie qui vient dans ma pensée et que je couche sur le papier.

Plus j’ai cheminé et travaillé en moi avec l’aide d’autres praticiens pour m’extraire de mes maux et de mes angoisses, plus cette extra-sensorialité a grandi naturellement et au cours des passages clientèles en séance. Leur confiances m’ont aidé à prendre conscience de la magie de pouvoir écrire si justement. ! J’en reste toujours et encore émerveillée et bluffée.

J’ai décidé de me servir de cet outil dans mon métier d’écrivaine également de façon encore plus vaste et globale. D’où le lancement de mon tout premier ouvrage en 2014 « Vers un nouvel élan : le vôtre ! »  

 

Mon art traitement faisant ses preuves, j’assume, je démystifie et je me différencie par ma particularité pour approprier mon talent intrinsèque avec la dénomination suivante : Ecriture Connectée Grandeur Nature (ECGN), dont la définition est la suivante :

ECGN : Ecriture Connectée Grandeur Nature. Dénomination engagée, protégée et préservée par l’auteure pour signifier de son talent atypique et singulier auquel elle s’affile naturellement. A partir d’une identité nommée (prénom) ou d’un thème à soulever, Sabrina message en finesse, en globalité, en sensitivité et en profondeur subtile, une prolongation alignée dans l’instant et dans l’anticipation de récits à délivrer aux concernés. Avec stylo et feuille blanche ou en dactylographie sa technique douée d’expériences participatives est antique tant l’écriture en est ingénieuse et virtuose. Elle est ajustée aux dimensions puissantes, éprouvées, loyales, humanistes et visionnaires dans le but de fortifier, redynamiser, autonomiser, réveiller et responsabiliser les êtres humains. L’écriture riche et aidante est intrinsèque au métier de Sabrina Méron.

 

O.B : Les lecteurs s’interrogent souvent sur la méthode des auteurs pour écrire. Avez-vous une technique précise ou est-ce l’inspiration qui vous guide dans la construction de vos livres ?

 

S.M : Je n’ai aucune méthode, je laisse aller mes sens à écrire tout comme je le fais ici. Oui, l’inspiration. Quel joli mot.

L’expression verbale étant pour moi encore une autre approche. Ecrire permet de poser justement et rigoureusement la vérité du moment.

La structure qui m’a été apporté pour optimiser mon futur ouvrage « Saisir l’Instant ! » - Être de son mieux pour investir son chemin d’évolution est justement ce qui est relié au sommaire, à la présentation, à la portée professionnelle de mes mots à mettre en valeur, à assumer ce tout d’écrire et d’aller plus loin en moi par l’écriture.

C’est l’élévation de mon éditrice qui a rendu méthodique mon ouvrage sans toucher à mon style et à me dire d’assumer toujours plus haut ce qui rebute certains ou ce qui fait peur. C’est sortir du mental et poser ce qui saura être reçu sans le mental et sans théorisation. Cet atout est rare chez un écrivain et mon éditrice considère mes travaux comme l’approche de la chercheuse que je suis. Comme elle le dit : « J’aime défendre les chercheurs. C’est mon caprice » Anna Sellam.

Le rôle de cette éditrice est pertinent et il est devenu rare pour les éditeurs de suivre d’aussi près leurs auteurs et de les respecter de cette souche à mon sens.

 

« Au cœur de l’ouvrage il y a la pensée. La pensée simple couchée sur le papier plus ou moins habilement par tel ou tel auteur ; ou la pensée induite, habitée, connectée. Celle qui permet de nous toucher. C’est le secret du jeune talent de Sabrina. Qui va grandir encore et encore au rythme de la croissance exponentielle de son esprit. »  Un lecteur : Mr V

 

« Je sens que ton livre va m'apporter tout autre chose que ceux de Eckhart Tolle, Deepak Chopra, Dan Millman etc... Je suis ravi de cette impulsion. Merci pour la transmission de message, tellement clair et juste. Juste ce qu'il me fallait maintenant. Pour moi, c'est un OVNI. Dans le sens inclassable. Le mot "Support" serait plus adapté. Je ne peux pas le lire avec le mental et ça c'est si bon. » 

Un lecteur : Mr N

 

O.B : Travaillez-vous sur un nouveau projet et si oui quel en est le thème ?

 

S.M : Je travaille sur de nombreux projets dans mon quotidien.

Mon travail est une part du sens à mon existence et à ma vie. J’ai appris à ne pas m’y noyer ni à fuir mes propres histoires personnelles. Il est vrai que j’aime ces temps d’inspiration qui m’isolent du monde et m’aident à y voir clair et à créer. Tout est créable et indentifiable.

Un projet qui me tient à cœur c’est la création d’un oracle Lune d’Eau (un jeu de carte). Ce support serait aussi un outil d’aide dans son quotidien. Il est en marche et je travaille avec un artiste pour concevoir l’image de chaque carte à partir de mes écrits, phrases citées et connectées.

J’aimerai aussi sur mon cinquième ouvrage mettre en lumière des créateurs et écrire pour eux...

J’ai envie de parler à un plus large public, pourquoi pas dans le monde télévisuel et animer des conférences également.

Je suis le cours de la vie et je sais que ce que je sème depuis quatre ans éclos doucement et sûrement chaque jour et peu à peu.

 

O.B : Comment vous faites vous connaître et qu’attendez-vous de vos lecteurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

 

S.M : Après avoir tenté diverses communications payantes sans retours, j’ai mis cela de côté.

 

Mon site internet est très bien conçu et je remercie encore le gérant et l’équipe d’éOCom.

Je communique sur les réseaux sociaux Facebook et LinkedIn. Je partage mes pensées du moment qui résonne avec celles des autres et pour les autres, j’aime partager aussi les informations et les communications. Les événements aussi. Je trouve que c’est un outil intéressant selon l’usage et l’intention qu’on y donne.

J’ai remarqué aussi que malgré la connaissance de l’existence de Lune d’Eau, ce n’est pas pour autant que je rencontre toutes ces personnes. Elles n’osent peut être pas venir jusqu’à moi pensant que je suis inaccessible.

Je suis pourtant très accessible et proche de l’humain. Cette sensation d’être relié au tout grandit avec le monde, le vivant et moi-même. Je crée les réalités qui me correspondent et chaque instant donne son importance !

Je constate que c’est le bouche à oreille qui me fait connaitre.

 

Parfois les personnes pensent qu’il est facile de se lancer dans ce qu’on aime, que c’est beau et que ça brille, mais c’est chaque jour que je dois m’accrocher ! Je ne peux plus retourner dans le monde de l’activité salariale même pour faire un appoint financier. J’ai tenté de trouver des mi-temps mais je suis exclue...

 

Les grandes enseignes comme Cultura, Espace culturel Leclerc... m’ont accueilli gentiment pour organiser des moments de dédicace. J’ai pu aller sur des salons comme celui du « Bien être & du livre ». J’ai distribué mes ouvrages dans de petits commerces également et ma devanture Lune d’Eau a pignon sur rue.

 

- Hier midi j’ai reçu une dame en séance qui avait repéré ma devanture Lune d’Eau depuis deux ans.

- Il y a 15 jours je reçois une autre cliente en séance également qui constate qu’elle avait acheté mon livre sans avoir fait le lien au préalable.

- Il y a un an un lecteur passe m’acheter mon livre sur un stand de dédicace pour l’offrir à sa femme. Il constate qu’elle l’a déjà, il le garda alors pour lui. « J'ai compris en le lisant que ce livre m'était destiné, car comme toi, il me semble, je pense que le hasard n'existe pas ! Je voulais te dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à te lire, tes écrits m'ont fait sourire, m'ont fait rêver, m'interrogent encore, à certains moment de ma lecture je m'arrêtais pour avoir le plaisir de te relire lorsque je sentais que tes mots me traversaient, m'envahissaient, et m'irradiaient... »

- Hier soir je reçois un WhatsApp d’une lectrice « La page 130 de ton livre a réellement résonné en moi, j’y trouve du vécu dans ma propre histoire !!! »

- Une cliente décide de faire une séance par téléphone et témoigne du fait de la confiance que j’accorde quant au règlement qui sera réalisé dans une démarche où je n’ai aucun contrôle. Je ne les vole pas, ils ne me volent pas.

 

Aussi depuis plus de deux ans, je constate que de plus en plus d’hommes se sensibilisent à mon travail.

Ce sont les opportunités et les rencontres professionnelles qui m’ouvrent aussi sur les voies pour aller aux bons endroits, aux bons moments parce que je me sens prête.

Je n’attends rien de mes lecteurs et ils me le rendent si bien.

Je reçois des SMS, des e-mail, des mots sur facebook qui me donnent la foi en mon art métier. Ils sont reconnaissants de ce que je transmets. Une fidélité confiante se pose peu à peu et se cristallise tant ma loyauté humble les ramène à eux-mêmes également. Les contenus de mes ouvrages aident les lecteurs à développer leur propre sensibilité, créativité, idée, concept, exploration...

De plus, grâce à l’ECGN les lecteurs qui achètent mes ouvrages reçoivent un écrit messager dédicacé sur le livre acheté. « Un grand merci pour la dédicace qui est la réalité de mon questionnement actuel par rapport à la famille. »

 

 

O.B : Justement, allez-vous participer prochainement à un évènement littéraire ?

S.M : Prochainement ce n’est pas prévu mais tout peut arriver comme ça et au feeling. J’ai été présente sur plusieurs évènements au cours de l’année 2018 : salons, dédicaces, marché Noël...

Le prochain grand événement prévu, hormis la sortie de mon troisième ouvrage, c’est aussi l’organisation d’un colloque par les ÉDITIONS BERANGEL. Le colloque « Amour, couple et idéaux » se déroulera les 15 et 16 juin 2019 à l’INTS (Métro Cambronne à Paris). Je prendrai la parole sur cette thématique et une rencontre auteure est prévue.

O.B : Quel sont les conseils que vous donneriez à un auteur débutant ?

S.M : De s’écouter, de persévérer, de ne pas attendre et de pousser les portes, de ne pas rester sur ses acquis, d’écouter, d’observer. De rester lucide, maître de son ouvrage et de ne pas se fourvoyer dans des illusions ou des facilités poudre aux yeux.

Etre auteure c’est comme être dans la vie.

D’avoir foi en son métier d’auteur même si vous êtes débutant. Etre débutant c’est commencer à se professionnaliser.

Etre à l’écoute d’autres écrivains au fur et à mesure du parcours à promouvoir son ouvrage. Poser des questions et s’intéresser à tout de façon sincère.

- écrire avec passion sans buts précis

- transmettre ce qui nous tient à cœur

- être attentif aux retours des lecteurs qui nous portent

- conserver son humilité et mettre de côté son orgueil

- assumer son écriture

- rester maître d’œuvre de son ouvrage

- se laisser conduire dans son style d’écriture et des points que nous voulons soulever

- enregistrer son ouvrage sur PC, clé USB et se l’envoyer sur email sécurisé

- ne pas se comparer aux autres auteurs, nous sommes ensemble dans ce milieu. C’est une solidarité unique

- en parler autour de soi lorsqu’on entame l’écriture de son ouvrage

- persévérer et donner de la valeur à son œuvre en la respectant

- être heureux d’écrire

 

Ecrire c’est apprendre à évoluer avec soi-même du mieux possible pour accéder à ses vertus et dépasser ses vices.

 

O.B : Sabrina, comment appréhendez-vous le monde de l’édition d’aujourd’hui ?

S.M : Et bien je peux vous dire que je suis conquise par la mienne et déçu par beaucoup ! Je constate que les plateaux TV invitent des célébrités qui n’ont pas forcément été dans la démarche de vouloir écrire un livre et que la production édition appelle pour leur demander d’écrire. Parfois ce sont des écrivains de l’ombre qui écrivent pour eux. Le livre perd du sens dans les maisons d’édition à sur consommation. A mon avis, elles ne sont plus dans la démarche de soutenir les auteurs mais plutôt de récupérer beaucoup d’argent. Elles perdent en qualité et en teneur du livre. Ces maisons d’édition vont s’écrouler car elles ne suivent pas la tendance actuelle dont les citoyens ont besoin : s’enrichir non pas en superflus mais en nouveauté et profondeur !

Une maison d’édition et un auteur marchent ensemble main dans la main dans la direction choisie : respecter les lecteurs et les surprendre par de nouveaux auteurs émergents et visionnaires ! J’aime la qualité. Focus sur la qualité. L’ouverture à envergure se fait à coup sûr...

Des maisons d’éditions de notoriété sont passées à côté de moi et j’en souris...

 

O.B.  D’une manière plus générale, avez-vous des auteurs fétiches ?

S.M : Je dévore l’écriture mais pas la lecture. Avant d’apprécier l’auteur, que je ne lis pas vraiment,  mais que je ressens et que je devine, j’aime l’Etre qu’il est :

Jean d'Ormesson – Robert Badinter – Mère Teresa –

Didier Poirier - Salomon Sellam – Jean-François Sabourin – Olivier Blochet –

Simone Veil – Ghandi –

Daniel Balavoine - Coluche

Et tant d’autres...

 

O.B : Merci Sabrina de me citer parmi ces grands noms (rires), mais il est vrai que nous avons eu l’opportunité de nous rencontrer longuement à plusieurs reprises avant cette interview. Que lisez-vous en ce moment ?

S.M : Lorsque je n’écris pas, je lis les messages qui me sont destinés, je lis des extraits d’opus de l’écrivain Jean-François Sabourin qu’il m’envoie avec plein de tendresse.

Je lis sous conseil et cadeau de mon éditrice le livre : « L'échelle de l'amour : Pour en finir avec les désordres amoureux » du Docteur Salomon Sellam.

 

O.B : Une question essentielle : Où peut-on se procurer vos livres et où peut-on suivre votre actualité ?

S.M : Mes ouvrages n’ont pas la contrainte de devoir être lu dans l’ordre de leur parution.

« Vers un nouvel élan : le vôtre ! »  est en rupture de stock papier. La commande numérique est sur Amazon (https://www.amazon.fr/dp/B07GPWPXMX).

Mon livre « Rêvons nos belles pensées ! Pansons nos mauvais rêves » est à Lune d’Eau. Je peux l’envoyer par courrier à votre adresse postale.

Il est en dépôt vente à Aiffres chez Pascale Horvath, à Airvault boutique Anahata, à Nieul Sur Mer Isa Bien-être des îles, à Saivres chez Nathalie Piot, à Puilboreau Cultura, à Nieul Sur Mer Super U, à Lagord Espace Culturel, à La Rochelle Crazy Custom Garage Shop.

Il est à consulter sur place chez l’Ostéopathe Mathilde Colombo à La Rochelle, chez La Mostra au Féminin à Nieul Sur Mer, chez Le Carré 1705 à Angoulins.

« Saisir l’Instant ! » - Être de son mieux pour investir son chemin d’évolution par les Éditions Bérangel sort au Printemps 2019. Un bon de précommande est prévu avant la sortie officielle.

 

Je suis pleinement et entièrement disposée à vous répondre à vos lecteurs et à recevoir leurs coordonnées au 06 24 02 26 13 ou via courriel : lune-d.eau@outlook.fr

 

Retrouvez plus de détails, les actualités, les témoignages sur http://www.lune-deau.fr/

& aussi sur https://sabmeron.wixsite.com/ecrivaine

Suivi pages Facebook :

https://fr-fr.facebook.com/cabinet.lune.d.eau/

https://fr-fr.facebook.com/SABRINAMERONLUNEDEAU/

 

O.B : Merci Sabrina Méron d’avoir accepté de participer à cette interview qui va permettre aux lecteurs de mieux vous connaitre.

S.M : Un Grand Merci à vous Olivier de permettre la découverte de qui je suis et de mon métier pour le communiquer aux autres.

 

 

 

 

Olivier BLOCHET

Interview réalisée le 14 décembre 2018

 

 

 

 

 

SABRINA MERON : UNE AUTEURE
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